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- 1 – 3 – Dictionnaire « Muratien » … les mots rares … ou d’usage peu courant … les mots oubliés … (3ème partie) …

- 1 - 3 - Dictionnaire

 

Extrait de « La fin du parcours » (Vénus/1993).

(…)

« Rongé, je me sens esquinté,

J’ai des visions de prisons brutales

Comme Pilate, je sens la mise à sac,

C’est la fin du parcours ».

(…)

  • Esquinté : Abîmé, endommagé, en mauvais état, moulu, éreinté, las …
  • Pilate : MURAT évoque Ponce Pilate. Sous le règne de Tibère, durant onze ans PILATE  a occupé les fonctions de Préfet de Judée. C’est à ce titre qu’il ordonne l’exécution et le crucifiement de Jésus de Nazareth.

PILATE se lavant les mains … Tableau de Mattia PRATTI … 1662 …

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***

Extrait de « La fin du parcours » (Vénus/1993).

(…)

« Mais j’ai autant de désir qu’un vampire,

Qu’un yack, j’ai le désir intact ».

(…)

  • Yack : Défenseur de la cause Tibétaine, Jean-Louis BERGHEAUD  s’est vu offrir un yack … qu’il a appelé « YACKI » … 

Une jeune génisse yack  …

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Une maman et son petit …

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***

Extrait de « La fin du parcours » (Vénus/1993).

(…)

« Les passions se chapardent dans d’étranges histoires ».

(…)

  • Chapardent : Voler, dérober de modestes objets. A pour synonymes : barboter, chiper, filouter …

***

Extrait de « Le matelot » (Vénus/1993).

(…)

« Tu n’aimes plus mon exubérance

Dieu quelle cacophonie« .

(…)

  • Exubérance : Tendance à la démonstration excessive bruyante de ses sentiments. Caractère de ce qui est abondant par exemple la végétation.

L’écrivain Français né en Russie Vladimir VOLKOFF  écrit : « La création, c’est l’exubérance de Dieu ». 

  • Cacophonie : Du grec « kakophonia », de « kakos »  qui veut dire « mauvais » et « phoni » soit « voix/son ». Il s’agit d’une dissonnance phonique dans une musique. Dans le langage actuel, dissonnance s’applique à la musique et cacophonie à des voix ou des bruits d’animaux. Parmi les synonymes on trouve : vacarme, charivari, tapage, tintamare; tumulte …

On parle également de cacophonie pour évoquer une situation d’incohérence et de mésentente entre des personnes.

***

Extrait de « Le matelot » (Vénus/1993).

(…)

« Nous n’avons plus la même patience

Pour les mêmes ennemis.

Aux mêmes jours la même errance,

Oh ! Quelle tragédie,

Quelle oeuvre, quelle indécence,

Nous jette en amour comme maudits ! ».

(…)

  • Errance : Errer ça et là. Au titre des synonymes : flânerie, instabilité …

L’écrivain Canadien Fernand OUELETTE  écrit : « Ce qu’il faut à l’écrivain, comme au peintre, au musicien, c’est l’infini de la vie et l’errance ».

  • Indécence : Caractère de ce qui est inconvenant, impertinent.

Le romancier Québecois Gilbert BREVARD  écrit : « Le regard, indécent, s’avère plus polisson que la parole ».

***

Extrait de « Le matelot » (Vénus/1993).

(…)

« Viens ma vie, viens Clémence,

J’attends Roc de Cusseau.

Viens de cette même nonchalance

Qui sait toujours me mettre ko ».

(…)

  • Nonchalance : Lenteur, molesse, manque d’enthousiasme ou de vivacité. Manière d’être ou d’agir qui est caractérisée par une absence d’énergie, de zèle dûe à l’insouciance ou l’indifférence.

Un proverbe dit : « L’Italien noie ses soucis dans la nonchalance, le Français dans les chansons et l’Allemand dans la boisson ».

***

Extrait de « La momie mentalement » (Vénus/1993).

(…)

« Même berceau, même astrakan« 

(…)

  • Astrakan : Il s’agit d’une fourrure bouclée de jeune agneau « karabul » qui transitait à l’origine par la ville d’Astrakan (Russie), au sud de Moscou, à l’embouchure de la Volga.

Par « karabul » on entend une race de moutons à poil long, originaire du village du même nom (village d’Ouzbekistan).

 

 ***

Extrait de « La momie mentalement » (Vénus/1993).

(…)

« Même seigneur, même catin« .

(…)

  •  Catin : Femme qui se livre à la prostitution pour gagner de l’argent. En terme plus familier on dit : « courseuse » « femme de joie » « marie couche-toi là » « morue » « poufiasse » « poule » …

***

Extrait de « La momie mentalement » (Vénus/1993).

(…)

« Même steak, stoïquement« 

(…)

  • Stoïquement : Qui supporte la douleur avec courage. Qui fait face à l’adversité héroïquement.

***

Extrait de « La momie mentalement » (Vénus/1993).

(…)

« Même vandale, même hobereau« .

(…)

  • Hobereau : De l’ancien Français « hobier » qui veut dire « faucon ». Par hobereau on désigne un petit oiseau de proie qui était employé à la chasse aux alouettes. Par dénigrement on désigne également par ce terme un « gentilhomme campagnard ».

***

Extrait de « La momie mentalement » (Vénus/1993).

(…)

« Même rouerie« .

(…)

  • Rouerie : Ruse.

 ***

Extrait de « La momie mentalement » (Vénus/1993).

(…)

« Même nonchalance, même nécro« .

(…)

  • Nécro : Préfixe servant à composer des mots en rapport à la mort ou aux morts, du type « nécropole ».

***

Extrait de « Le monde caressant » (Vénus/1993).

(…)

« Ne juge pas la longue nuit

Du coeur itinérant« .

(…)

  • Itinérant : Qui se déplace dans le cadre de ses activités. A pour synonymes : ambulant et nomade. MURAT  nous parle de BERGHEAUD « amant volage »  qui s’en va … butinant de belle en belle …

 ***

Extrait de « Montagne » (Vénus/1993).

(…)

« Tu peux au mieux

Dans tout cet attirail« .

(…)

  • Attirail : Ensemble de choses nécessaires pour tel ou tel usage. C’est ainsi que l’on dit : « attirail de pêcheur ».

***

Extrait de « Montagne » (Vénus/1993).

(…)

« Tu peux au mieux

Mettre ta pagaille ».

(…)

  • Pagaille : Grand désordre.

***

Extrait de « Montagne » (Vénus/1993).

(…)

« Oh ! Va tu peux

De la plaine venir DURANDAL« .

(…)

  • Durandal : Est le nom de l’épée mythique qui a appartenu au chevalier ROLAND mort à Ronceveaux dans les combats contre les Sarrazins.

La légende de Durandal :  ROLAND est comte de la Marche de Bretagne et surtout le neveu de Charlemagne. Quand ce dernier passe les Pyrénées pour aller lutter contre les Sarrazins en Navarre, ROLAND commande l’arrière garde qu’attaquent les Sarrazins au col de Ronceveaux, suite à la trahison de Ganelon. ROLAND et ses hommes résistent jusqu’au dernier. Blessé à mort, ROLAND sonne dans son olifant, appelant Charlemagne au secours. Pour éviter que son épée ne tombe aux mains de l’ennemi, ROLAND  tente de casser son épée contre la roche. Ne parvenant pas à ses fins, il prie l’archange Saint Michel de l’aider à soustraire cette épée aux « infidèles ». ROLAND lance son épée de toutes ses forces dans la vallée. Celle ci, traversant les airs se plante dans le rocher du sanctuaire de Racamadour. Elle s’y trouve encore, fichée au dessus de la porte de la chapelle Notre Dame … 

Epée de Durandal fichée dans le mur de la chapelle …

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***

Extrait de « Montagne » (Vénus/1993).

(…)

« Je n’oublie pas

Que je suis de François le vassal« .

(…)

  • François : Depuis 1981 François MITTERRAND  est le président de la république Française … Le sieur MURAT y fait référence à sa façon …

                                19916/1996

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  • Vassal : Historiquement, le vassal relève d’un suzerain dont il tient son fief, il lui doit donc hommage et services.

 Dans le langage actuel le mot veut dire : soumis ou dépendant. 

***

Extrait de « Montagne » (Vénus/1993).

(…)

« N’oublie pas qu’ici

Mon vrai nom c’est bercail« .

(…)

  • Bercail : Foyer, maison ou pays natal.

Le sens de « bercail » est attesté dès 1379 au sens de « bétail » et en 1609 dans celui de « bergerie ». En 1690, le dictionnaire universel le qualifie de « vieux » de même que les académiciens dans la 1ère édition de leur dictionnaire (1694) où la « bergerie » est le lieu où l’on enferme le troupeau. Dans le dictionnaire Larousse du 19ème siècle, la « bergerie » devient le bâtiment tandis que le « bercail » constitue l’enclos.

« Bercail » revêt également un aspect religieux. C’est ainsi que l’on ramène une brebis égarée au bercail. C’est CHATEAUBRIANT  qui écrit : « Dieu ne défend pas les routes fleuries, quand elles servent à revenir à lui, et ce n’est pas toujours par les sentiers rudes et sublimes de la montagne, que la brebis égarée retourne au bercail ».

Jean-Louis BERGHEAUD aime à dire que son vrai nom est « Bercail » … sous entendu « berger » …

***

Extrait de « Par mégarde » (Vénus/1993).

(…)

« A tire-larigot, je t’aime … ».

(…)

  • Tire-larigot : Jean-Louis BERGHEAUD aurait pu écrire : « Jusqu’à plus soif … je t’aime … ». Cette expression « tire-larigot » veut dire « beaucoup » et « à longs traits » ou « d »un seul trait ». Elle apparaît au 16ème siècle et n’était associée à l’époque qu’au verbe « boire ». « Tirer » veut initialement dire « faire sortir un liquide de son contenant ». « A tire » signifiait donc « sans arrêt, d’un seul coup ». Mais d’ou vient le terme « larigot » ? L’origine de ce mot est controversée. Certains disent que ce terme trouve son essence dans celui de « flute pour le bourgeois » qui voulait dire « boire comme un trou ». Autre explication, celle plus paillarde qui consiste à faire le rapprochement entre l’expression « tirer sur une flute » avec le mot « turlute ». Mais en définitive on ne dit pas « tire-flute » mais « tire-larigot »  … Pourquoi ? Aucune certitude, que des supputations. Le dictionnaire « LAROUSSE » du 20ème siècle nous présente une autre version.  En effet, dans la cathédrale de Rouen se trouve une très lourde cloche appelée « La Rigaud » ou « La Rigaude », offerte à la ville par l’Archevêque Eudes II RIGAUD au 13ème siècle. Cette cloche pesant près de 6 tonnes, est très difficile à mettre en branle. Les personnes qui s’y essayent sont très vite assoifées et doivent boire à « tire-la Rigaude » qui s’est donc progressivement trnasformé en « tire-larigot ». L’expliciation  me convient parfaitement.

 Eudes II RIGAUD … 1248-1275 … 

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Extrait de « Rouge est mon sommeil » (Vénus/1993).

(…)

« Rouge est le bordel amour ».

(…)

  • Bordel : De l’ancien Provençal « borda » qui veut dire « cabane » puis « borde » qui donnera au 12ème siècle le mot « bordel ». Il s’agit d’établissements où se pratique la prostitution. C’est dans les ports que ces « cabanes » ou « petite maison » ont d’abord vu le jour.

***

Extrait de « Rouge est mon sommeil » (Vénus/1993).

(…)

« Rouge est le ciboire

Que nous aimions croire.

Rouge est la mémoire amour

Sous le décamètre

Que le Vatican rêve ».

(…)

  • Ciboire : Vase sacré, fermé d’un couvercle. Il est destiné à contenir les hosties consacrées par le prêtre soit pour les distribuer aux fidèles qui communient ou les conserver dans le tabernacle.
  • Décamètre : Unitré de mesure qui correspond à 10 mètres.

Je n’ai pas trouvé ou retrouvé trace de cette interview … Il me semble cependant avoir lu que ces mètres évoqués plus haut sont ceux de la ceinture rouge ou pourpre des archevêques constituant la cour papale …

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Extrait de « Rouge est mon sommeil » (Vénus/1993).

(…)

« Rouge est la panthère

Sous le cimeterre« .

(…)

  •  Cimeterre : Sabre à lame courbée principalement utilisé en Asie du Sud Ouest.

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Extrait de « Vénus » (titre de l’album « Venus »/1993).

(…)

  »Aux oreilles de cire

Contrefait parnassien« .

(…)

  • Parnassien : Nom donné à des poètes contemporains très amoureux de la forme et faisant pour elle de grands sacrifices. Parmi les précurseurs on peut citer Alfre De Vigny et Théophile GAUTIER. Ils ne s’attachent qu’au beau et donc à l’art pour l’art.  Ils refusent tout engagement politique ou social.  Théophile GAUTIER  dans la préface de « Mademoiselle DE MAUPIN » écrit : « Il n’y a vraiment de beau que ce qui ne sert à rien, tout ce qui est utile est laid ».  

Portrait de Téhéophile GAUTIER … 1856 …

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Extrait de « Vénus » (titre de l’album « Venus »/1993).

(…)

« Faux Gaillard Angevin« .

(…)

  • Gaillard Angevin : Pour ajouter aux ivresses de l’amour, MURAT nous convie à boire un p’tit verre … croisement obtenu en 1885 par Fernand GAILLARD à partir d’un cépage « Noah » … En 1960, ce vin d’appellation « GAILLARD » représentait 4000 hectares dans les régions du Centre Ouest et de Bourgogne.

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Extrait de « Vénus » (titre de l’album « Vénus »/1993).

(…)

« Comme un tison hardi

Que Vénus retient ».

(…)

  • Vénus : Il s’agit de la déesse de l’amour, de la séduction et de la beauté dans la mythologie Romaine. « Vénus » est la femme de « Vulcain » (Dieu de la métallurgie) mais elle le trompe avec son frère : « MARS »  (Dieu de la guerre).

Vénus …

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 Le-MDP

Extrait de « Col de la Croix Morand » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Quand à bride abattue,

Les giboulées se ruent,

Je cherche ton nom.

J’en meurs mais je sais

Que tous les éperviers,

Sur mon âme veilleront ».

(…)

  • Bride abattue : Très vite, sur une longue distance. A pour synonyme : « à franc étrier » et « à tombeau ouvert »‘.

Cette expression puise son origine dans le monde animal. On arrête un cheval en tirant sur sa bride, on le fait avancer en lui laissant de la longueur de bride. Une bride abattue est inclinée vers le bas et laisse libre cours au cheval qui détalle à vive allure. A « bride abattue » a remplacé  à  » bride avallée » qui voulait dire descendue sans aucune retenue.

***

 

Extrait de « Le lien défait » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Comme l’oiseau borgne,

Comme Jeanne de France,

Dans ta démence

Tu déferas le tien ».

(…)

  • Jeanne de France : Née le 23 avril 1464 à Nogent le Roi, elle décède le 4 février 1505 à Bourges. Fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, à l’âge de 12 ans, elle sera mariée à Louis d’Orléans, futur Louis XII et donc roi de France. Ce dernier à peine sur le trône fera annuler cette union avec Jeanne qui, souffrant d’une malformation de la colonne vertébrale, nous est présentée comme particulièrement disgrâcieuse. Son père lui donne le prénom de Jeanne en souvenir de « La pucelle ». Peu après sa naissance, son père furieux de n’avoir pas d’héritier mâle pour lui succéder, confie Jeanne aux bons soins dAnne DE CULAN , femme de François De Beaujeu, baron de Lignières, en Berry. Louis XII ayant réussit à annuler le mariage épouse Anne de Bretagne, qui lui donnera 4 enfants (dont deux garçons mourront très tôt) … Punition céleste ???  Ainsi répudiée Jeanne vit saintement à Bourges, s’occupant des pauvres et des lépreux. Vouant une grande dévotion pour « Marie » la mère du Christ, elle crée l’Ordre de l’Annonciade. Le roi de France (son ex mari)  accorde à cette fille de « Roi » très tôt humiliée,  des funérailles nationales. Béatifiée en 1742, elle est canonisée par Pie XII en 1950.

Jeanne de France » …

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***

 Extrait de « Le parcours de la peine » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Le parcours de la peine

S’arrête un seul été

A l’échancrure vierge

Du corps d’une fée ».

(…)

  • Echancrure : Le « Littré » définit ce terme ainsi : « coupure en forme de croissant, de demi-cercle ».

Le dictionnaire actuel lui donne une signification plus large : « ouverture » ou baie » … On dit d’un décolleté qu’il est échancré.

Au XVIème siècle le mot s’écrivait ainsi : « eschencrure ».

MURAT  pense sans doute à une échancrure plus intime encore …

Echancrure exquise …

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  • Vierge : Qualifie les hommes et les femmes qui n’ont pas perdu leur virginité.
  • Le poète Evariste PARNY (1753-1814) auteur de nombreux poèmes érotiques écrit :

« L’histoire ne dit pas pourquoi/Mais elle avait rêvé, je gage/Et crut après de bonne foi/Qu’être vierge c’est être sage ».

Il ne fait aucun doute que Jean-Louis BERGHEAUD rattache le mot « vierge » à  « échancrure » … une façon pour lui de laisser l’imagination de chacun divaguer …

Dans « La légende des siècles » Victor HUGO écrit : « L’homme cherche, la vierge attend, la femme attire ».

***

Extrait de « Le parcours de la peine » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Le parcours de la peine

Je le prends tous les jours

Avec les musaraignes« .

(…)

  • Musaraigne : Jadis, la morsure d’une musaraigne était réputée être aussi venimeuse que celle d’une araignée. D’ou peut être (?) ce nom qui emprunte à   »mus »   (souris) et  « araneas »  (araignée).

La musaraigne est un petit mammifère insectivore.

Douce musaraigne …

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***

 

 Extrait de « L’infidèle » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Ma vie est une voltige,

Un spectacle pour Américains,

Une figure de style

Du monarque antédiluvien« .

(…)

  • Antédiluvien : Antérieur au déluge, très ancien et démodé, séculaire.

***

Extrait de « L’infidèle » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Ma vie est une traîtrise,

Une razzia sur tes lieux saints,

Une longue traque à l’hermine,

De ruffian,

De sarrasin« .

(…)

  • Razzia :  Attaque, incursion rapide en terrain étranger, dans le but de faire un butin.

Le terme trouve son origine dans l’arabe « gazwa » qui veut dire « invasion » ou « conquête ».

  • Ruffian : Jeune marginal, voyou des faubourgs ou « loubard ».

Dans son livre « Malpertuis » (1978) l’écrivain Belge Jean RAY écrit : « Il n’y a que la fortune pour faire d’un ruffian un honnête homme ».

  • Sarrassin :  Le terme vient du mot Grec « sarakenoï » désignant un peuple nomade d’Arabie. Ils prétendaient être les descendants de SARA. Durant  la guerre sainte menée par les croisés, le terme « sarrasin » est assimilé à « païen ». 

Richard Coeur de Lion commbattant l’ennemi Sarrasin …

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***

Extrait de « Sentiment nouveau » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« La poussière bleue du chagrin

S’élevait sur tous les chamins

Où courait comme feu folet

Mon âme égarée ».

(…)

  • Feu folet : Manifestation lumineuse ayant l’apparence d’une petite flamme.

 

***

Extrait de « Sentiment nouveau » (Le manteau de pluie/1991).

(…)

« Nous étions du dernier regain

Condamnés à mourir demain ».

(…)

  • Regain : L’herbe qui pousse après la fenaison du foin. Cette herbe est également fauchée pour servir de fourrage.

Dans son livre « Passantes d’Octobre » (1958) l’écrivain Jean ROGISSART écrit : « Les écoliers ont repris le tablier noir, plus que jamais halés d’air vif » (…) « Ils ont gardé les vaches de la herde, fané les regains dans les combes lointaines ». 

***

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Extrait de « Amours débutants » (Cheyenne Autumn/1991).

(…)

« Je venais retrouver

Entre ces peupliers

L’état degrâce,

L’ombre fugace

Que l’on pourchasse,

Suivre sa parfaite trace ».

(…)  

  • Fugace : Au XVIème siècle, « fugace » est emprunté au latin « fugax » qui veut dire « disposé à fuir ».

Ce qui est fugace est éphémère, ne dure que peu de temps. Il peut s’agir d’un parfum, d’une impression, d’une douleur, d’un amour …

L’écrivain Québécois Jean O’NEIL écrit : « La vie est un bonheur fugace mais profond ». 

***

Extrait de « Deux siècles dejà … 89″ (Cheyenne Autumn/1989).

« Deux siècles d’or

N’ont pu tuer

Ce chant heureux

de la jeunesse

Du corps violent

Des fédérés« .

(…)

  • Fédérés : Membres des associations armées qui se formèrent durant la révolution de 1789. Cette période riche et sombre de notre histoire commence par les Etats Généraux (5 mai 1789) pour ne se finir que par l’arrivée au pouvoir de Bonaparte par le coup d’état du 18 Brumaire 1799.

En 1789 la situation de la France est difficile. La famine est aux portes de Paris,  le peuple a faim. L’Assemblée qui comprend des députés du Clergé (291), de la Noblesse (270) et du Tiers Etat (584) attend des réformes politiques. L’audace des députés du Tiers oblige le roi a accepter la transformation des États Généraux en Assemblée Nationale Constituante. Le 17 juin, le Tiers ainsi que quelques membres de la Noblesse et du Clergé, sur proposition de SIEYES prennent le titre d’Assemblée Nationale. Le 19 juin, le Clergé qui compte une forte minorité de curés sensibles aux problèmes des paysans, décide de se joindre au Tiers Etat. Le 20 juin, le Roi fait fermer la salle de réunion du Tiers Etat. Ceux-ci s’installent dans la salle du Jeu de Paume. Ils y prononcent le serment du même nom et s’engagent à ne se séparer qu’après avoir donné une Constitution nouvelle à la France. Les membres du Tiers Etat refusent les injonctions du Roi à quitter les lieux. MIRABEAU qui est l’un de leurs porte-paroles s’écrie : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous ne partirons que par la force des baïonnettes ».

Gravure d’époque « ça n’durrera pas toujour » … 

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Suite aux mauvaises récoltes de 1788, le prix du pain est au plus haut. Début Juillet, des émeutes éclatent aux portes de Paris. Le Roi renvoie plusieurs ministres jugés trop libéraux dont NECKER. Ce renvoi est considéré comme une faute par le Tiers Etat. Le journaliste Camille DESMOULIN exhorte la foule à se mettre en état de défense. Dans les jardins des Tuileries et aux Invalides, les Parisiens se heurtent aux soldats du Roi. Deux manifestants sont tués. Le 13 juillet, les réserves de grain des couvents sont pillées. Une milice bourgeoise se forme. Le 14 juillet, les émeutiers s’emparent des armes entreposées dans l’arsenal de l’Hôtel des Invalides et s’attaquent aux portes de la prison royale de la Bastille. Ils y recherchent de la poudre. Ce bâtiment représente pour les insurgés « l’arbitraire royal ». Cette prison ne contient que 7 détenus : quatre faussaires, deux fous dangereux et un délinquant sexuel. Le gouverneur de la prison, le Marquis Bernard René Jordan DE LAUNAY  accepte la reddition de la forterese en échange de la promesse qu’il ne sera fait aucun mal à la garnison. Il laisse entrer les émeutiers, se ravise et fait tirer la mitraille. Il y a des morts. Le gouverneur cède. Les vainqueurs de La Bastille se dirigent vers l’Hôtel de Ville. La plus grande partie sont des travailleurs du faubourg Saint Antoine. En chemin DE LAUNAY  est roué de coups, massacré à coups de sabre et décapité par l’aide cuisinier DESNOT.

CHATEAUBRIAND est témoin de la prise de La Bastille. Voici ce qu’il en dit : « J’assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide gouverneur : si l’on eut tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fut entré dans la forteresse. Je vis deux ou trois coups de canon, non par les Invalides, mais par des gardes Françaises, déjà montés sur les tours. DE LAUNAY, arraché de sa cachette, après avoir subi est assommé sur les marches de l’hôtel de ville; le prévot des marchands FLESSELLES, à la tête cassée d’un coup de pistolet; c’est ce spectacle que des béats sans coeur trouvaient si beau. Au milieu de ces meurtres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de Rome, sous OTHON et VITELLIUS. On promenait dans des fiacres les vainqueurs de La Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au cabaret; des prostitués et des sans-culottes commençaient à régner, et leur faisaient escorte. Les passants se découvraient avec le respect de la peur, devant ces héros dont quelques-uns moururent de fatigue au milieu de leur triomphe. Les clefs de La Bastille se multipliaient, on en envoya à tous les niais d’importance dans les quatre parties du monde. Que de fois j’ai manqué ma fortune ! Si moi, spectateur, je me fusse inscrit sur le registre des vainqueurs de La Bastille. J’aurais une pension aujourd’hui« .  

La prise de la Bastille …

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Quels sont les chefs de ces « fédérés » ? Ils ont pour nom :

  1. Jacques Alexis THURIOT DE LA ROZIERE (1er mai 1753 – 30 juin 1829)  chevalier d’Empire et député de la Marne, ami de Danton.
  2. Louis ETHIS DE CORNY( 1736 – 1790)  fils d’un Procureur au parlement de Metz.
  3. Claude FAUCHET (22 septembre 1744 – 31 octobre 1793) évêque constitutionnel qui meurt guillotiné …

Chaque époque révolutionnaire aura ses « fédérés ». C’est ainsi que le 27 mai 1871, à l’intérieur du cimetière du Père Lachaise, se retranchent les derniers combattants de la Commune. Les Versaillais dirigés par Adolphe THIERS, le 28 mai 1871 fusillent 147 fédérés, qui sont jetés dans la fosse commune située à l’angle est du cimetière.

Le mur des fédérés à l’intérieur du cometière du père Lachaise … 

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***

 Extrait de « L’ange déchu » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Parfois je prie mon ange » .

(…)

  • Prie : Du verbe prier. Pour celui qui « croit », c’est adorer un Dieu quelconque, en lui demandant une grâce, en le remerciant d’une grâce. On prie la Vierge, on prie les saints, on s’adresse à eux afin qu’ils interviennent pour nous auprès de Dieu. On peut s’adresser à Dieu lui-même.

Pour quelqu’un qui a une foi moins grande, celà correspond à demander par grâce, avec humilité ou déférence. C’est prier quelqu’un de quelque chose.

Enfin, le terme peut s’employer par simple formule de civilité … « Je vous prie de »

Un proverbe Polonais dit : « Si tu vas en guerre, prie une fois ; si tu vas en mer, prie deux fois ; si tu as en mariage, prie trois fois ».

***

 Extrait de « La lune est rousse sur la baie de Cabourg » (Cheyenne Autumn/1989).

« La lune est rousse sur la baie de Cabourg,

Je vois mon âme à contre-jour ».

(…)

  • Cabourg : Evoquer ce nom est pour nous l’occasion de nous promener en compagnie de Marcel PROUST,  le long de cette magnifique côte Normande …

A la fin de l’été 1891, Marcel PROUST  a 20 ans … Il séjourne à TROUVILLE chez les parents de son ami Jacques BAIGNERES, dans leur villa des « Frémonts » qui donne à la fois sur la mer et sur la campagne …

Manoir des Frémonts …

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Cette propriété servira de modèle à PROUST  lorsqu’il décrit la villa de la « Raspelière » dans son oeuvre « A la recherche du temps perdu »

En août 1892, PROUST  séjourne dans le manoir de « La cour brûlée » propriété de Madame AUBERNON DE NERVILLE, amie de PROUST  et fréquentant son salon à Paris. Elle lui inspire d’ailleurs le personnage de « Madame VERDURIN »

Manoir de la Cour brûlée …

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A l’époque PROUST  est amoureux de Geneviève STRAUSS  qui fait construire vers 1894/1896 le « Clos des mûriers » propriété située juste en dessous des « Frémonts » et à côté de la « Cour brûlée »

Le « Clos des mûriers »  …

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Les étés 1893 et 1894 Marcel PROUST revient à TROUVILLE avec sa mère dans l’appartement 110 de l’hôtel des « Roches noires »

Hôtel des « Roches noires » …

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Vue d’époque …

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PROUST ne revient en Normandie qu’en 1907. Malade, il choisit de résider au « Grand Hôtel » de CABOURG. Cette ville prenant le nom de « BALBEC »  dans son oeuvre …

Grand hôtel … CABOURG …

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Vue d’époque …

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I

 Marcel PROUST  reviendra à Cabourg chacun des étés suivants, jusqu’en 1914. Il y écrira une partie de « La recherche du temps perdu » dans la chambre qu’il occupait à l’étage supérieur pour n’être pas dérangé.

 En 1996, Françoise SAGAN qui s’exprimait à la télévision dans le cadre de « Un siècle d’écrivains » dit : « Si on  ne lit PROUST qu’une fois, on n’a pas lu PROUST ».

 ***

Extrait de « La lune est rousse sur la baie de Cabourg » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Comme une abeille, je m’échine à l’amour

Gorgé de miel jusqu’au retour ».

(…)

  • Echine :  Au XIIIème siècle on disait « eschiner » qui voulait dire « mettre à mort ». Dans le langage actuel le mot signifie : s’excéder de fatigue, se donner beaucoup de peine.

L’échine constitue le dos chez l’homme.

***

Extrait de « Le garçon qui maudit les filles » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« T’a dit, vois tu n’es plus de ton ami l’amie,

Regarde, il porte un caleçon« .

(…)

  • Caleçon : Le caleçon est le plus vieux des sous-vêtements masculins, avant lui, l’homme était nu en dessous de ses pantalons. Ceux-ci portaient des chemises longues jusqu’aux genoux afin de se protéger jusqu’aux cuisses.

Petit retour en arrière sur l’histoire des sous-vêtements masculins et féminins tant que nous y sommes …

Le 1er cache sexe : Le « pagne » fut l’habit commun de tous les peuples de la Méditerrannée. Les Egyptiens d’un certain niveau social portaient quant à eux le« schenti », sorte de pagne à double pan dont certains modèles pouvaient déjà inspirer la forme du slip.

« Schenti » …

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Dans l’occident chrétien le caleçon pouvait être porté par souci de pureté. Il en est fait mention dans la Bible (Lévitique VI, 3) qui dit : « Le prêtre revêtira sa tunique de lin et d’un caleçon de lin couvrira son corps ».

Nos Gaulois portaient des « braies » soit un large pantalon serré par le bas.

« Braie » Gauloise ou Viking …

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Les Romains quant à eux portaient en guise de sous-vêtement une sorte de pagne noué à la taille qu’ils appelaient « subligaculum » ou « licinum« . Seuls les athlètes étaient autorisés à porter ce sous-vêtement en public. 

  »Subligaculum » Romain …

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Du Moyen Âge jusqu’à l’époque de Charlemagne, les hommes portaient tous des « braies ». Le seul sous-vêtement porté était constitué par la chemise. En général, il s’agissait pour les gens les plus pauvres de mettre leurs vieux vêtements sous leurs vêtements les moins usagés. Néanmoins, ceux qui montaient à cheval ainsi que les hommes en armes portaient des sous-vêtements. L’objectif étant,  soit pour protéger le fessier à une époque où les selles n’étaient pas encore au point, soit pour protéger le corps des parties contondantes de l’armure.

 Ensemble « braie » et « bourse » sur le devant …

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A partir du XIVème siècle, le sous-vêtement devient élément d’hygiène. Les chroniqueurs de l’époque rapportent que les braies portées sous les vêtements améliorent la netteté. Vers 1371 on a l’idée de coudre les « chausses » l’une à l’autre et d’adjoindre entre les deux parties du devant  une « braye » couvrant l’ouverture des « braies », qui deviendra « brayette » puis plus tard « braguette ». Au milieu du XIVème, les sous-vêtements masculins sont fait d’un pourpoint ou « gipon » qu’on avait coutûme de rembourrer avec de la laine ou du coton tant et si bien que celà comprimait l’estomac.

Au cours des XVème et XVIIème siècles la « braguette » s’impose. Elle pourrait être considérée comme l’ancêtre du slip de poche. Ce sont les Allemands qui vont donner un essor particulier à cette traditionnelle pièce de tissu rectangulaire qui couvrait l’ouverture des hauts de chausse et qu’on fermait avec des boutons, ou plus souvent par des aiguillettes, sortes de lacets passés par des oeillets, le tout ayant pour objet de maintenir la verge.

Au XVIIIème siècle, la « culotte » est le vêtement de dessous que portent les Occidentaux, toutes classes confondues. Apparue pour la première fois en 1515 pour les hommes, elle ressemble à un caleçon long flottant qui descend jusqu’aux genoux. Elle est à la fois sous-vêtement et vêtement du dessus. La culotte est fermée par plusieurs boutons avant 1730, puis par un « pont » plus ou moins important, elle est alors dite « Bavaroise ». Peu après la révolution Française, la culotte donne son nom à un mouvement politique : les « sans culottes ». C’est ainsi que les Aristocrates Français désignaient les révolutionnaires qui défilaient dans les rues. Ils avaient en effet remplacé la « culotte » par le « pantalon ».

Un « sans culotte » et son épouse …

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Un petit mot sur la « chemise conjugale » …  Le pauvre dormait nu. Le nanti portait une chemise de nuit. Cette pièce de toile ample et longue permettait au plus puribond, qu’il soit homme ou femme, de préserver du regard du conjoint ce qu’ils avaient de plus intime. Au cours du 18ème siècle apparaît la « chemise conjugale » portée par l’épouse. Elle est dotée d’une ouverture située sous le nombril, qui permettait à l’époux d’assurer une descendance, sans que l’épouse ait à dévoiler ce qu’elle avait de « plus cher ». La taille de cette ouverture était standardisée, 16 centimètres soit la possibilité d’y mettre la main … Certaines femmes allant jusqu’à dire :  «  Il y a plus de portail que de bétail »  !!!

Les sous-vêtements masculins font leur apparition vers 1830. Ils excluent toute ambition de séduction. Il s’agit de « caleçons » longs jusqu’aux chevilles pour recouvrir les chaussettes. La plupart des caleçons ont une ouverture sur le devant, permettant ainsi de sortir la verge sans avoir à baisser le « caleçon ». Ceux-ci,  sont en toile l’été, en flanelle ou en pilou molletonné l’hiver venu. Le corset pour femme fait son apparition en 1829. Chez la femme il a pour objet d’affiner les hanches et de remonter les seins. Il existe aussi chez l’homme, permettant de cacher la brioche de monsieur.

En 1925 Jacob GOLOMB  fondateur de la société « Everlast » a l’idée d’un sous-vêtement avec une élastique à la taille.  Ce « caleçon » flottant ressemble à un short. En 1958, l’armée Française préconise dans une circulaire interne le port du « slip » considérant que le caleçon était trop « flottant ». C’est le début dans notre pays du slip plus moulant …

***

Extrait de « Le garçon qui maudit les filles » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Aujourd’hui, je suis un garçon

Qui maudit les filles

Et n’en tire que des chansons ».

(…)

  • Maudit : Qui est très mauvais, voué à la malédiction

Au Canada on emploie souvent l’expression « Maudit Français ! » qui trouve son origine dans le sentiments d’abandon qu’ont eu les Québécois, après la défaite Française du siège de Québec en 1759,  qui a eu pour conséquence, la perte du Canada. 

***

Extrait de « Le venin » (Cheyenne Autumn/1989).

« Ton amour est comme un enfant,

Tantôt méchant comme une teigne, ô gué ».

(…)

  • Teigne : La teigne est une infection des cheveux. C’est une mycose provoquée par un champignon. Elle se caractérise par des plaques arrondies, rougeatres, recouverte d’une croute grisatre. Il est difficile de s’en départir.

L’humoriste Jean-Pierre PERONI, dans son « Carnet d’un malfaisant » écrit : « Si vous souffrez de la teigne, mettez un costume prince de gale ».

***

Extrait de « Le venin » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Ton amour m’est comme une chaîne,

Aux chairs vives comme une hyène ô gué.

Mon âme a soupé de ces peines ».

(…)

  • Soupé de : En avoir assez, avoir par dessus de la tête de …

***

 Extrait de « Paradis perdus » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Pour un tombeau païen

A ma vie Occidentale,

J’ai une vie de chien

Dans le monde animal ».

(…)

  • Païen : Le prénom vient du latin « paganus » qui signifie « paysan » et provient lui-même du mot « pagus » voulant dire « campagne ». Ce dernier terme correspondant à une circonscription territoriale rurale à l’époque Gallo-Romaine. Le terme « pagus » est considéré comme péjoratif, puisque, équivalant au contraire de « cité » …  symbolisait la civilisation.

Quant à  l’adjectif « païen »,  il qualifie la croyance en plusieurs Dieux et s’oppose donc au Christianisme, au Judaïsme ou à l’Islam dont le Dieu est bien défini.

Au moyen âge, le chrétien donnait le nom de « païen » au Musulman par exemple. Une autre façon de désigner l’ennemi, celui qui fait peur, celui qui n’est pas comme nous. 

Pour le Larousse le « païen » est celui qui n’a aucune croyance religieuse. L’impi est un vrai « païen ».

A noter également qu’avant notre ère, en Egypte, les premiers Dieux étaient … « païens ». J’ai choisi de vous en citer quelques-uns :

  • ISIS : Dieu du ciel, de la terre, de la  mer et du monde invisible ici-bas.

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  • OSIRIS  : Mari d’ISIS  …  inventeur de l’agriculture et de le religion.

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  • ATTIS : Dieu phrygéen de la végétation. Jeune berger, sauvé des eaux par CYBELE dont  il deviendra l’amant.

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  • CYBELE : dont nous avons parlé précédemment et qui est considérée comme la mère des Dieux.

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Ces Dieux Egyptiens vont traverser les mers pour, sous d’autres noms, être vénérés des civilisations Hellènes et Romaines.

***

Extrait de « Paradis perdus » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Vois, ma quête est frénétique« .

(…)

  • Quête : Du latin « quaerere » qui veut dire chercher. Au 12ème sicle s’est transformé en « queste ». De nos jours, c’est l’action de recueillir des fonds ou des objets ayant une valeur. Dans les  églises  des collectes sont organisées durant les offices religieux.
  • Frénétique : Qualifie des sentiments violents ou leur expression. Autre sens possible : fait avec une grande ardeur.

 ***

Extrait de « Pars » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« J’aime assez l’illusion

De nos amours fanés« .

(…)

  • Fanés : Se dit de ce qui a perdu de sa fraîcheur. C’est ainsi que … les fleurs se sont fanées.

L’écrivain Turc Cavidan TUMERKAN écrit : « Ce qui reste de tous les voyages est le parfum d’une rose fanée ».

***

Extrait de « Pars » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Que les fleurs du hasard,

Que la fatalité

Me gardent d’en souffrir ».

(…)

  • Fatalité : Caractère de ce qui est inévitable. Il en va ainsi du destin, de la destinée de chacun …

L’écrivain Romain ROLLAND a eu ces mots : « La fatalité est l’excuse des âmes sans volonté ».

Quant à Simone DE BEAUVOIR  chère au coeur de Jean-Louis BERGHEAUD  elle écrit : « La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle ».

La conclusion de tout ça ???  Il ne faut pas s’en remettre à la fatalité … « Aide-toi, le ciel t’aidera » … 

***

Extrait de « Pluie d’automne » (Cheyenne Autumn/1989).

(…)

« Balade en forêt

Peine vaine

Bois morts et genêts ».

(…) 

  • Vaine : 1-  Se dit d’une action qui ne produit pas d’efficacité … « Il serait vain de protester ».  2 – Qui est sans fondement, sans justification … « De vaines espérances ».  3 – Qui est sans valeur, futile, insignifiant … « Des plaisirs vains ».  4 – Qui ne s’occupe que de choses futiles, superficielles, qui est plein de suffisances, de vanité … « Un homme vain ».

En vieux Français « vaine » signifiait : vide, dégarni, où rien ne pousse. On parlait de « vain tombeau » ou de « droit de pâture vaine ». Au Moyen Âge, la « vaine pâture » est un droit qui permet de faire paître gratuitement son bétail en dehors de ses terres, sur le bord des routes, dans des friches par exemple. A l’époque féodale, le propriétaire d’un terrain en perd l’usage après la moisson. Les chaumes, le regain appartiennent à la communauté et peuvent être utilisés librement par quiconque. La loi du 22 Juin 1890 supprime la « vaine pâture ». 

***

Extrait de « Si je devais manquer de toi » (Cheyenne Autumn/1989).

« Si je devais manquer de toi,

mon vague à l’âme, mon poisson-chat,

Ma tendre espionne, ma passion,

Toi l’encolure de mes chansons ».

(…) 

  • Poisson-chat :  Originaire d’Amérique du nord, voisin du silure à longs barbillons, répandu dans la plupart des cours d’eau d’Europe Centrale. Ces poissons ont des « moustaches » appelés « barbillons » ce qui leur permet d’aller fouiller le substrat.

Ameiurus melas …

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  • Encolure : 1 – Partie d’un vêtement qui entoure le cou. 2 – Cou du cheval.  3 –  Mesure de tour du cou.

MURAT utilise une formule imagée, par cou il entend « tête » … l’écriture dont il parle, étant l’essence même se « ses chansons »

***

Extrait de « Te garder près de moi » (Cheyenne Autumn/1989).

« Corps épris

Voyageur

Ton esprit

Joue comme un derviche tourneur ».

(…)

  • Derviche : Un « derviche » est une personne suivant la voie ascétique « soufie », requérant pauvreté et austérité extrêmes. Le « derviche » est d’origine persane et désigne donc un mendiant.

Un rite musulman ancestral veut que les « derviches » tournent sur eux-mêmes pendant des heures. On peut parler de transe  extatique. Par cette danse sacrée et tournoyante le « derviche » exprime un symbole cosmique et mystique. Le danseur tourne d’abord lentement puis très rapidement, jusqu’à ce qu’il atteigne une forme de transe, durant laquelle il déploie les bras, la paume de la main droite dirigée vers le ciel dans le but de recueillir la grâce d’Allah, celle de la main gauche dirigée vers la terre pour l’y répandre. L’origine de cette manifestation reste inconnue.

Le « derviche » tourneur …

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***

La suite …

http://didierlebras2.unblog.fr/1-quatro-dictionnaire-muratien-les-mots-rares-ou-dusage-peu-courant-les-mots-oublies-4eme-partie/

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