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- 1 – 6 – Dictionnaire « Muratien » … Les mots rares … ou d’usage peu courant … les mots oubliés (6ème partie).

Extrait de « Tant va ma vie » (Inédit internet de la période 1998/2000).

 

(…)

« Pris dans le rêve profond

Qui nous étrangle de haine et de jeux,

Nous les gandins à frissons

Bons à rien au fond ».

  • Gandins : Jeune homme très élégant, raffiné, tant et si bien qu’il en devient ridicule. Est assimilié à un « dandy ». Il s’agit d’un personnage dont l’élégance est critiquée.

On dit : « faire le gandin ». C’est afficher une mise et des manières très recherchées.

L’origine de ce mot remonte au second Empire. Elle désigne un jeune homme élégant, désoeuvré, plus ou moins ridicule, fréquantant les Boulevards et notamment celui de « Gand » (actuel Boulevard des Italiens). Ils y promenaient leur oisiveté.

Il y aurait de la prétention chez le gandin …

Gravure boulevard de Gand …

  - 1 - 6 - Dictionnaire

Le gandin est également un personnage de vaudeville. Il fait son apparition dans une pièce de Théodore BARRIERE  « les Parisiens » jouée pour la première fois le 4 décembre 1854 Place de la Bourse à Paris.

Voici ce qu’on en dit dans la pièce de BARRIERE  : « Jeune homme, au dessus de 30 ans, qui vit aux dépens d’un homme, qui vit aux dépens des autres – un être inutile, qui fait plus de bruit et de poussière que n’en fait jamais un homme sérieux – un parasite qui déjeûne de la flapperie et soupe de la bassesse – une nullité jalouse qui se venge de son impuissance en salissant les forts – un reptile venimeux qui mord aux talons de tous les triomphateurs ». 

Le journal « Le Figaro » en 1858  donne cette description du « gandin » : « L’oeillet rouge à la boutonnière, les cheveux soigneusement ramassés sur les tempes comme deux gâteaux de pommade, le faux-col, les entournures, le regard, les favoris, le menton, tout en lui indiquait le parfait gandin, tout jusqu’à son mouchoir fortement imprégné d’essence d’idiotisme ». 

 Caricature …

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  • Bons à rien : Incapables de réussir quoi que ce soit. Terme de mépris qui désigne un minable, une personne nulle, incapable, inefficace …

COLUCHE  dit : « La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout ».

Jean Louis MURAT  ne dit pas autre chose … Les mots pour le dire sont juste différents … L’un de mes meilleurs amis sur le net m’a donné à comprendre un jour que,  beaucoup de gens ont délaissé MURAT,  parce que les propos qu’il tenait sur tel ou tel homme politique ne correspondaient pas à l’idée que ces admirateurs en avaient.

Je me fous des idées politiques de MURAT … sa voix … sa plume … son bon sens m’accompagnent tous les jours … Je lui dois en partie une retraite heureuse …

***

  Extrait de « Nos chansons d’amour » (Inédit Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Seul, dans le bleu du ciel,

par l’âme éternelle,

Je chante que le bonheur s’éprenne ».

(…)

  • Mû : Participe passé du verbe « mouvoir » qui veut dire déplacer, faire aller d’un lieu à un autre, mettre en mouvement.

 Donner une impulsion, faire agir en faisant référence aux idées et aux sentiments. Etre mû par la haine ou la passion.

François LHERMITE sieur DU SOLIERS  dit Tristan LHERMITE  écrit en 1636 : « La dessus, mû de zèle et de fidélité, j’en viens à donner avis à votre Majesté ».

***

Extrait de « M’entendez-vous rire ? » (Inédits Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Allons et refusons ce corps qui sanglote âprement« .

(…)

  • Âprement : D’une façon âpre, avec rudesse, avec avidité.

En vieux Français, aux XVIème siècle, se disait « asprement » tel que dans ces deux phrases : « Asprement indigné contre lui » et « Tant ils le haïssoient asprement ».

En 1768 cet adverbe s’écrit « âprement » ainsi que celà apparaît dans les phrases ci-après : « Le froid se fait sentir bien âprement » - « Ce chien se jette âprement sur la viande » - « Cet homme se porte trop âprement à tout ce qu’il fait ». 

Dans le langage actuel le mot exprime une sensation désagréable, au toucher, à l’ouïe, au goût … C’est ainsi qu’une « discussion » peut être « âpre ».

Le philosophe Anglais  John STUART MILL écrit : « Le bonheur n’est pas un but qu’on poursuit âprement, c’est une fleur que l’on cueille sur la route du devoir ».

***

Extrait de « M’entendez-vous rire ? » (Inédits Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Pour vous qui restiez come coeur

Sourd, oyez ! Cruel ».

(…)

  • Oyez : Du verbe « ouïr » qui veut dire « entendre ».

Très peu usité, ce mot vieux peut recouvrir plusieurs sens : 1 – recevoir les sons par l’oreille. 2- « ouïr la messe », c’est y assister. 3- écouter, prêter audience, pour un juge c’est le fait d’ouïr les deux parties.  4- « Daignez ouïr nos voeux » c’est écouter favorablement.  5 – « Ouïr des témoins » c’est recevoir des dépositions.

***

Extrait de « Londres » (Inédits Internet période 1998/2000).

(…)

« Vous serez prince de Clèves rue Corvisart

Sous un regard ».

(…)

  • Prince de Clèves : Il s’agit d’un des personnages principaux d’un roman écrit entre 1672 et 1677. Madame LA FAYETTE  est l’architecte principal de cet ouvrage  aidée par LA ROCHEFOUCAULT  – SEGRAIS  – HUET  et Madame DE  SEVIGNE

Madame LA FAYETTE … 18. o3. 1634  -  25. 05. 1693

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  Le prince de Clèves n’est autre que le deuxième fils du Duc de Nevers, qui mourra le 6 septembre 1564. Madame DE LA FAYETTE le fait mourir en 1560 sous François II.

La princesse de Clèves est un personnage « inventé » qui a pour nom : Mademoiselle de Chartres. Devenue Madame de Clèves, elle tombe amoureuse de Monsieur De Nemours et passe ses jours à lutter contre sa passion pour celui qui n’est pas son mari.

Monsieur DE NEMOURS  a pour vrai nom Jacques De Savoie (1531-1585). Dom juan et bel homme, il s’éprend de la princesse de Clèves à l’occasion du bal de ses fiançailles entre le prince et la princesse.

Monsieur De Nemours … 12.10.1531  -   18.06.1585.

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Le roman « La princesse de Clèves » traite  de l’amour, de la galanterie, de l’être et du paraître, du mariage sans amour et enfin de la lutte psychologique contre la passion amoureuse.

A 16 ans Mademoiselle de Chartres, intègre la cour d’Henri II. Belle elle est rapidement remarquée par le prince de Clèves et le Duc de Guise. Conseillée par sa mère qu’elle admire profondément, elle choisit pour époux le prince de Clèves. Malheureusement, elle n’aprouve que de l’amitié pour cet homme. Le soir de ses fiançailles elle tombe amoureuse du Duc de Nemours. Cet amour sera réciproque, mais la jeune fille attachée aux valeurs transmises par sa mère est très vertueuse et respectueuse de son mari. Elle n’assume donc pas ce sentiment d’amour pour cet « amant » qui ne le sera jamais. La présence constante de Monsieur De Nemours ne lui permet pas d’oublier ce sentiment, elle en souffre. Cette passion infernale va tuer sa mère et son mari. Pour autant, elle ne cèdera jamais à ce sentiment amoureux. Elle se retire même dans un couvent, au grand désespoir de Monsieur De Nemours. Ce refus de céder à ses sentiments peut être perçu comme un désir d’émancipation : elle se refuse à être victime de sa passion, à être soumise à ses sentiments.

  • CORVISART : J’aime à croire que MURAT choisit ce nom non seulement pour la rime, mais également pour l’admiration non feinte qu’il voue  à BUONAPARTE  dit « La paille au nez » …

Jean-Nicolas CORVISART  des Marets est né le 15 février 1755 à DRICOURT  petite localité du département des Ardennes. Son père, procureur au parlement de Paris,  le prédestine au barreau. Finalement, il choisit les études de médecine.

C’est Joséphine DE BEAUHARNAIS  qui le présente en juillet 1801 au 1er Consul. BONAPARTE  en fait son médecin personnel. Il déclare :« Je vis qu’il avait compris ma nature et qu’il était le médecin qui me convenait ». Plus tard l’Empereur dira même : « Je ne crois pas en la médecine,  je crois en CORVISART ». Nommé baron en 1805 CORVISART  accompagne l’Empereur en Italie (1805) ainsi qu’en Autriche (1809). Comblé d’honneur par NAPOLEON, il entre à l’Institut en 1811. A l’abdication de BONAPARTE  en 1814, il choisit de rester auprès de l’Impératrice. Après WATERLOO il se retire. Il meurt en 1821. 

 Jean Nicolas CORVISART  …

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***

Extrait de « Londres » (Inédit Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Fini, enterré ZANZIBAR

Viendront Adam et Eve

Pour l’amour, ici ».

(…)

  • Zanzibar : Archipel de l’Océan Indien … Des images valent mieux que des discours …

 Le bleu de la mer …

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Coucher de soleil …

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Enfants de Zanzibar …

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***

Extrait de « Londres » (Inédit Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Il y aura un nom sur le licou de mon coeur.

Et toujours vous entraînera le goéland,

Vous serez Capitaine vers Ouessant ».

  • Licou : On dit également « licol ». Il s’agit d’un harnais de tête en cuir ou en corde que l’on munit d’une chaîne ou d’une longe pour attacher ou mener les chevaux ou les bêtes de somme.

On dit : « Arnacher, briser, rompre son licou » qui veut dire reprendre sa liberté. Autre expression : « Reprendre le licou » qui équivaut à reprendre le travail.

***

Extrait de « Le vent mauvais » (Inédits Internet 1998/2000).

(…)

« A la tête connais-tu,

Le puant, le corps, les chiens,

Les arrimages lointains ? ».

(…)

  • Arrimages : Action d’arrimer, de fixer la cargaison d’un navire.

***

Extrait de « Le sang des taureaux » (Inédits Internet de la période 1998/2000).

 

(…)

« Va comme une once

Sur les lèvres du monde,

Le corps apprivoisé ».

(…)

  • Once : Au temps de l’Empire Romain, une once équivalait à la douzième partie d’un tout.

En France, avant l’adoption du système métrique, une once représentait le seizième d’une livre soit 30,594 grammes.

Au figuré une once est une petite quantité. On dit : « n’avoir pas une once de bon sens ».

Un proverbe Persan dit : « Une once de vanité gâte un quintal de mérite ».

Je terminerai par deux proverbes Français : « Une once de bon esprit vaut mieux qu’un livre de science » et : « Une once de bonne réputation vaut mieux que mille livres d’or ».

***

Extrait de « La Dame aux camélias » (Inédit Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Comme un camélia sous le givre,

Comme un feu, s’éteint le goût de vivre

Dans ce brouhaha

Créé par DUMAS, aimé de DUMAS ».

(…)

  • Brouhaha : Bruit confus généré le plus souvent par une foule et qui souvent, constitue un signe d’approbation ou au contraire de désapprobation.

Selon le « Littré » il s’agit d’une probable altération de la formule hébraïque : « barukh habba » qui signfie « béni soit celui qui vient » sous entendu … (au nom du Seigneur).

Au XV ème siècle SULLY  s’exclame :  » Pour le parti des gabelles de France, je croy ce que vous me mandez et que les marchands adjudicataires en ont fait un grand brouhaha ».

En 2005, Steve JOBS le créateur de la société « APPLE »  déclare :  » Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure ».

***

Extrait de « Hélène aimée » (Inédits Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Je suis ta statude de sel, le corps entier

Dans la crasse, dans la déveine, le corps entier ».

(…)

  • Déveine : Malchance qui persiste. On dit : « Etre en déveine ». Synonyme :  guigne.

Boris VIAN a écrit : « La femme est ce que l’on a trouvé de mieux pour remplacer l’homme quand on a la déveine de ne pas être pédéraste ».

***

Extrait de « Amour … oh ! Non » (Inédits Internet de la période 1998/2000).

(…)

« Tu n’aimes plus ma nature de taurillon,

Amour … oh ! Non ».

(…)

  • Taurillon : Jeune bovin mâle non castré, élevé pour produire de la viande ou être géniteur. MURAT se met dans la peau du second … je pense ! Voilà un mot qu’on ne peut trouver dans la bouche d’un citadin et encore moins d’un chanteur ayant « pignon sur rue ». Il faut bien connaître la campagne pour employer ce vocabulaire.   

 Jeune taurillon … portant ses « attibuts » …

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***

Extrait de « Au Léthé » (Inédit Myspace 2 novembre 2009).

(…)

« Certains te disent Elysée

D’autres prédisent Dorothée

Certains prédisent Dieus Mayas

Mon nom se dissout finira ».

(…)

  • Elysée : Dans la mythologie Grecque l’Elysée « lieu frappé par la foudre », est l’endroit des enfers ou les héros et les gens vertueux goûtent le repos après leur mort.

Les Elysées constituent le séjour heureux des âmes vertueuses. Il y règne un éternel printemps. La nature y est toujours verte, arrosée par les eaux du Léthé au doux murmure. On y jouit d’une jeunesse perpétuelle. Y sont réunis tous les charmes et les plaisirs, alors qu’à contrario dans l’enfer des coupables on accumule les tourments.

 Les Elysées … tout de vert et de bleu vêtus …

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Extrait de « Au Léthé » (Inédit Myspace du 2 novembre 2009).

(…)

« De Loth filles, coeurs choyés,

Tout finira au Léthé« .

(…)

  • Loth : Personnage de la Génèse, il est le fils d’ HARAN et le neveu d’ABRAHAM. Après avoir quitté UR en compagnie de ce dernier, LOTH arrive sur les bords du Jourdain. A la suite d’une querelle entre leurs bergers, ils se séparent. ABRAHAM  reste dans le pays de Canan et LOTH descend vers Sodome. Cette ville est mise à sac par le Roi d’Elam et LOTH est fait  prisonnier. ABRAHAM le libère et le ramène à Sodome. Dans ce pays les moeurs sont particulièrement dépravées. Tant et si bien qu’un soir le peuple de Sodome frappe à la porte des nouveaux arivants, leur font savoir  qu’ils veulent avoir des relations sexuelles avec eux. Ils se montrent menaçants. LOTH propose de leur offrir ses deux filles encore vierges. Dieu punit le peuple de SODOME dont tous les habitants sont frappés de cécité. Deux anges messagers du ciel invitent LOTH à quitter les lieux avec l’ensemble de sa famille. Ils lui déclarent que Dieu va détruire la ville. Ils lui demandent de ne pas se retourner. LOTH quitte donc la ville avec ses deux filles et sa femme. Les deux gendres ne croyant pas aux prédictions sont restés sur place. Dieu fait pleuvoir du souffre et du feu sur SODOME  et GOMORRHE  la ville voisine pour punir leurs habitants de la vie de débauche qu’ils mènent. La femme de LOTH ne peut s’empêcher de se retourner, elle devient colonne de sel. LOTH se retrouve donc seul avec ses filles. Ils trouvent refuge dans une grotte de montagne. Plus d’homme à qui se donner. L’aînée des filles enivre son père et s’accouple avec lui. Elle incite sa soeur cadette à en faire de même. Les deux filles auront chacune un enfant de cette relation. Le premier s’appellera MOAB  et le second BEN AMMI. Ainsi, l’inceste se justifie dans la bible par la volonté de sauver le genre humain …

 Loth et ses filles contemplant SODOME en flammes …

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Bon nombre d’artistes se sont emparés de cette légende. Parmi eux AKHENATON  qui dans son titre « Au fin fond de la contrée » écrit : « Comme le peuple de LOTH, ils n’ont pas crû à la miséricorde ».  

 La belle George SAND aurait promis son amour à qui aurait écrit le poème le plus obsène. Victor HUGO  et Alfred DE MUSSET se mettent sur les rangs. Le premier écrit  : « L’ode à la merde » (une vraie déception de par sa médiocrité … HUGO  ne nous avait pas habitué à ça), et le second  : « Les filles de LOTH » que je vous livre tout cru …  Une pure merveille d’écriture par contre … Le propos cache plus  de sensibilité qu’il ne semble … J’espère tout simplement ne pas devoir subir les foudres de votre courroux provoqué par ces mots … « libertins »  (???) …

 

« Le vieux LOTH ronflant au fond de sa caverne,

Assises à côté d’une pâle lanterne,

Ses deux filles en pleurs se rappelaient tout bas

Les plaisirs de SODOME  et ne s’endormaient pas.

L’aînée avait vingt ans, une figure altière,

L’oeil bleu et des cheveux rejetés en arrière,

Des trésors sous sa robe et des doigts exercés …

La plus jeune était blonde, avait seize ans passés,

Des fruits s’arrondissaient sur sa blanche poitrine

Et son poil frissonnait où l’esprit le devine;

Les yeux pleins de langueur et de timidité

Cachaient sous leurs cils d’or l’ardente volupté.

Vierges ! Comprenez que deux filles à cet âge

N’ont pas quitté SODOME  avec leur pucelage.

Elles avaient goûté le breuvage amoureux,

Et leur soif insatiable avait fait des heureux,

Jusqu’au jour redouté du divin châtiment.

Leur vie entière fut détruite en un moment,

Tous les hommes perdus car il n’en restait pas

Qui pussent désormais jouir de leur appas ! 

D’ou viendra la rosée à leur bouche altérée ?

Ne pleure pas ma soeur, ma soeur, que ton âme éplorée

Retrouve quelque espoir. Tiens ! Deshabillons nous,

J’ai trouvé pour jouir, un moyen simple et doux.

Ainsi parla l’aînée, déboutonnant sa robe,

Elle montre à sa soeur,  avec un double globe

Un ventre satiné qui se trouve en bas

Par un petit triangle couvert de poils ras,

Noirs comme de l’ébène, et doux comme de la soie.

SARAH sourit, s’approche et écarte avec joie

Les lèvres de la trousse, ainsi les vieux Hébreux

Nommaient l’endroit charmant qui les rendait heureux.

Que faut-il faire AGASS ?  Du bout de ton doigt rose,

Chatouille-moi. J’y suis, attends que je me pose

Pour que mon doux bouton s’érige sous ton doigt

Et que j’écarte les cuisses comme toi.

Et sous leur main, servie d’une amoureuse ivresse,

La symphise se gonfle et palpite et se dresse.

Enfin n’en pouvant plus et d’amour se pamant,

AGASS  donne à sa soeur un doux baiser d’amant.

Mais celle-ci lui dit : Faisons mieux, ma charmante

Remplaçons notre doigt à la place amusante

Par une langue agile, et tu verras, ma soeur

Que nos attouchements auront plus de douceur.

Oui, sur ton petit ventre, attends que je me couche,

Ta bouche sur mes lèvres, ton poil dans ma bouche

Qu’une douce langue chatouille en l’excitant

Notre bouton de rose encore tout palpitant.

Que nos corps enlacés se tordent et se roulent,

Que le jus de l’amour sur nos cuisses s’écoule.

Sitôt dit, sitôt fait, et bientôt à ce doux jeu,

Arrose ce trésor d’un liquide onctueux.

mais ce sperme infécond ne rappelle les hommes

Que de manière vague. Ah ! Sottes que nous sommes,

A quoi rêvons nous donc quand on a ce qu’il nous faut :

Notre père est bien vieux, mais il est encore chaud.

Il peut bander encore quand les femmes sont belles,

Bien heureux qu’il n’ait pas affaire à des pucelles.

Mis il ne voudra pas, tant il est scrupuleux,

Nous donner la bouteille où jadis toutes deux

Avons puisé la vie, … où notre pauvre ère,

Allait remplir ses fleurs, teindre son cratère.

Tachons de l’enivrer, il aime le bon vin,

Et s’il veut nous baiser, sauvons le genre humain …

Chacune sur le chef portait un grand voile noir;

LOTH avec sa lanterne, a demandé hagard :

« A qui sont ces tétons dont la blancheur rayonne ?

Ces globes opalins, dont la pointe frissonne ? ».

Il jette sur AGASS  des regards polissons,

Ecoute en soupirant les charmeuses chansons,

Qu’ensemble ont commencé ses filles toutes nues,

Il croit être à SODOME et, sur ses propres filles

Hâletant de planter le bâton de famille,

Il s’élance soudain, AGASS l’avait prévu.

Au ventre paternel, elle saisit tout nu

Le membre recherché par l’ensemble des femmes

S’aperçoit qu’il faut encore qu’elle l’enflamme,

Et pour mieux en jouir, elle roule à la main

L’instrument qui doit féconder le genre humain. »

« J’enfanterai » dit-elle, et pour être plus sûre,

Adoptons pour jouir la meilleure posture !

Elle tombe à genoux, découvre son cul blanc !  

Le vieux LOTH  inclinant la tête et s’approchant

Voit le cul : Oh ! Jeune femme ! Ma toute belle !

Dit-il alors jetant ses bras autour d’elle.

AGASS,  poussant le cul, accroît le mouvement,

Car elle connaissit l’effet du frottement.

Elle se sent mouiller. Aucune jouissance

N’a pourtant assouvi sa brutale espérance.

Un soupir la saisit; elle porte la main

Je ne sais où. « Tu n’es pas dans le bon chemin,

C’est à recommencer » dit-elle à son vieux père.

Et l’ivrogne à nouveau recommence l’affaire ?

En craignant de manquer, il se laisse guider

A travers les replis qu’il devra féconder.

AGASS tressaille. Enfin tout son beau corps frissonne;

Les os ont craqué. Le père LOTH  s’en étonne.

« Qu’as-tu donc ? Mon enfant, va donc que je jouisse !

Si je m’en suis douté, que le ciel m’engloutisse !

Dit le vieux LOTH. AGASS  dit alors à sa soeur  :

« Viens  gouter à ton tour la divine liqueur ».

L’autre aussitôt s’approche et dans ses douces cuisses

Elle montre à son père un doux nid de délices.

Elle chatouilles alors les couilles du taureau,

Prend l’arme tout à coup et la met au fourreau.

Entre ses blanches mains, saisit la vieille épée,

Pour la faire entrer plus grose et mieux trempée.

Enfin elle se pâme, laisse tomber ses bras,

Le sceptre paternel inondant ses appas.

« Gloire à Dieu » se dit-elle, « A présent j’ai conçu ».

LOTH, en se réveillant n’avait rien vu, ni su ».

  • Léthé : Fleuve de l’oubli situé à l’extrêmité des « Champs Elysées ». Tous les morts doivent boire de cette eau pour oublier les maux et les plaisirs de leur ancienne vie terrestre.

L’eau de l’oubli …

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Le « Littré » nous indique qu’il s’agit d’un terme de mythologie. Le Léthé constituant  : un des fleuves de l’enfer, celui dont les ombres étaient obligées de boire pour oublier leur vie passée.

Au figuré, la phrase « avoir bu de l’eau du léthé » veut dire : avoir peu de mémoire.

BAUDELAIRE dans « Les fleurs du mal »  évoqué ce fleuve de l’oubli …

(…)

« Pour engloutir mes sanglots apaisés

Rien ne me vaut l’abîme de ta couche,

L’oubli puissant habite sur ta bouche,

et le Léthé coule dans tes baisers ».

(…) 

 Le léthé …

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***

Extrait de « Au Léthé » (Inédit Myspace du 2 novembre 2009).

(…)

« Certains prédisent Golgotha,

Moi mon âme est prise par Magdella ».

(…)

« Certains prédisent Nirvana,

Moi mon âme est prise par Magdella »

(…)

  • Golgotha : Colline située dans l’Antquité, à l’extérieur de Jérusalem. Il s’agit en fait du lieu …  hors Jérusalem, où fut crucifié le Christ. Ainsi appelé à cause de la ressemblance à un crâne … qui serait celui supposé du « fils de Dieu »

Gérard MANSET a écrit une chanson portant ce titre …

« Ils montent le long de la colline,

Chacun le front couvert d’épines ».

(…)

« Ou allez-vous donc ?

Vous tomberez de haut

Quand vous saurez 

Ce qu’il vous faut pleurer ».

(…)

« Souvenez-vous de ce que disent

Ceux qui s’aiment,

Que l’éternelle vie,

On la trouve en soi-même ». 

(…)

  • Nirvana : Dans la religion Bouddhiste ce terme désigne un état de sérénité suprême auquel on parvient après avoir renoncé au désir humain. On différencie le « nirvana » avec un reste d’existence (au cours de sa vie donc) et celui sans reste d’existence ( lors de la mort).

Dans le langage Français ce mot a pour synonymes ceux de : paradis, euphorie, bonheur, béatitude, joie, ravissement, plaisir …

***

Extrait de « Avril » (Inédit myspace du 1er avril 2009).

(…)

« Ma gorgerette d’eau, mon adorée

Tous à la mer en vérité ».

(…)

  • Gorgerette : Sorte de collerette que les femmes portaient autrefois, servant à couvrir la gorge des femmes. Egalement appelé gorgière » et d’usage chez les femmes au 14ème siècle, voile léger partant de la tête et protégeant donc le cou de la femme.

  Gorgerette …

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Dans ce texte MURAT  associe ce mot ancien à celui de l’eau … sans  doute qu’il sous-entend léger voile d’eau  … pour un « doux baiser » … ???

***

Extrait de « Avril » (Inédit myspace du 1er avril 2009).

(…)

« Mon estuaire d’Avril, mon adorée,

Mon turlupin, mon épousée ».

(…)

  • Estuaire : Partie terminale d’un fleuve, de forme évasée et où la mer remonte. C’est une zone de mélange entre eaux douces et marines.
  • Turlupin : Au plan historique, il s’agit d’un membre d’une secte qui se répandit au 14ème siècle en France, Allemagne ainsi qu’au Pays Bas, qui soutenait qu’un ne doit pas avoir honte de ce qui est naturel.

Le mot utilisé par MURAT  fait plus surement référence à Henri LEGRAND  (1587-1637) dit « Belleville » auteur de farces. Egalement surnommé « Turlupin » que l’on considérait comme personnne dont les écrits ou les paroles sont de mauvais goût et les plaisanteries grossières. A l’époque ce mot était décerné aux comédiens médiocres, aux « bouffons ». 

Une turlupinade est une plaisanterie de mauvais goût.

Au titre des synonymes on trouve : arlequin, baladin, burlesque, clown, cocasse, comique, drôle, fagotin, fantaiste, fôlatre, grotesque, gugusse,, histrion, matassin, mauvais plaisant, nain, paillasse, pantalon, pantin, pasquin, pitre, plaisant, plaisantin, queue-rouge, ridicule, rigolo, saltimbanque, taquin, trivelin, zanni … Dieu que la langue française est riche ! Mais il reste si peu de poètes qui sachent nous la donner à aimer !

***

Extrait de « Avril » (Inédit myspace du 1er avril 2009).

(…)

« Tout nous mène au caractère folichon« .

(…)

  • Folichon : Dérivé de fol. Drôle, gai. D’une gaîté libre et un peu folle. C’est ainsi qu’on dit : « La situation n’a rien de folichon » ce qui veut dire qu’elle n’est pas réjouissante. 

 Carte postale de la guerre 14-18 …

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***

Extrait de « Avril » (Inédit myspace du 1er avril 2009).

 (…)

« Connaissez-vous si gente chérubine

Aussi habile, ausi câline ? ».

(…)

 

  • Gente : Féminin singulier de « gent ». Le qualificatif s’applique à une personne qui a la grâce, qui plait par ses qualités physique et/ou morales, ainsi que la douceur de ses manières.

En parlant d’une chose : joli, qui plaît par sa délicatesse. On dit une « gente musique ».

  • Chérubine :  Esprit céleste qui tient le deuxième rang dans la hiérarchie des anges (entre Séraphin et Trône).

En peinture, il s’agit d’une tête d’enfant ailé qui représente un ange. A pour synonyme le mot : angelot.

Chérubin …

 cherubin

 

***

Extrait de « Cabri c’est fini » (Inédit myspace du 1er août 2009).

« Mars en ce poème, sous son manteau de neige

Vient étouffer la peine de Cabri.

Mars en ce château, vient recouvrir de mots,

de masque et de chapeau le Cabri« .

(…)

  • Cabri : Il est bien difficile de donner une explication rationnelle à ce titre et plus encore à cette partie de texte. Chacun sait que le « cabri » désigne le chevreau. On ne peut croire une seconde, mais après tout pourquoi pas que MURAT  se remémore sa vie à la campagne où il a pu serrer dans ses bras un p’tit agneau ??? Sont ce jeux d’enfants ???

Voilà un jeune homme qui lui aussi se pose des questions ??? Que me veut le sieur MURA T ???

 cabri

Et si c’était un pastiche du titre d’Hervé VILLARD sorti en Juin 1965 … « Capri c’est fini » … qui représente l’antithèse de MURAT ???  Jean-Louis BERGHEAUD  n’ a que 13 ans … il vit chez sa mère tout en ayant un pied chez François … Je ne suis pas certain qu’il se soit déjà éveillé à la musique alors que son goût pour la lecture ne fait aucun doute.

***

Extrait de « Cabri c’est fini » (Inédit myspace du 1er août 2009).

(…)

« Fracas de ridelles, collision d’échelles,

Cabri c’est fini ».

(…)

  • Ridelles : Chacun des côtés d’un camion qui servent à maintenir le chargement. S’agissant d’une charette ces côtés sont en forme de râtelier. Lorsque le vent s’y engouffre c’est effectivement source de fracas.

***

Extrait de « Cabri c’est fini » (Inédit myspace du 1er août 2009).

(…)

« Mars au calepin a noté « peur de rien »

Vit de foutre et de vin le Cabri ».

(…)

  • Calepin : Carnet de poche où l’on note des indications, des renseignements, des impressions. 

Quant au « foutre » il a déjà été évoqué. Je ne résiste cependant pas au plaisir de proposer à votre sagacité cette phrase de Nicolas Edme RESTIF DE LA BRETONNE qui écrit : «  Pourvu que je foutisse un jeune con, que m’importait ? J’allais nut au lit, je trouvais des tétons naissants, un conin qui tressaillait, je dépucèlerai … ».

***

Extrait de « Cabri c’est fini » (Inédit myspace du 1er août 2009).

(…)

« Monter de groseilles vers la Tour de Babel,

Chacun se fait la belle en Cabri ».

(…)

  • Babel : Cette tour est évoquée dans la Génèse. Après le déluge les premiers hommes entreprennent sa construction pour atteindre le ciel. Dieu interrompt leur projet qu’il juge trop ambitieux en brouillant leur langage afin qu’ils  ne puissent plus se comprendre. Il les disperse sur terre. C’est Nemrod, le roi chasseurs, règnant sur les descendants de Noé qui eut l’idée de construire à BABEL (BABYLONE) cette tour. 

 La tour de Babel par Pieter BRUEGEL …

babel-pieter-bruegel

***

Extrait de « Cabri c’est fini » (Inédit myspace du 1er août 2009).

 (…)

« Un seau de champagne aux cadors d’Espagne ».

(…)

 

  • Cadors : Champions, caïds. Jean-Louis BERGHEAUD  fait référence à ces Espagnols qui remportent tout (Coupe du monde, de football,  Rolland Garros, Tour de France …).

 L’âme de l’équipe champione du monde de football …

iniesta1

Raphaël NADAL  le cador des terrains de tennis …

 nadal

 

***

 

 Extrait de « Joli mois de Mai » (Inédit myspace du 1er mai 2009).

(…)

« Et je jure à l’amour d’être toujours son sujet« .

(…)

  • Sujet : Être naturellement porté, enclin à quelque chose, en l’occurence : l’amour.

***

Extrait de « Joli mois de Mai » (Inédit myspace du 1er Mai 2009).

(…)

« Courir l’aiguillon,

Courir la beauté ».

(…)

  • Aiguillon : Une nouvelle fois MURAT fait appel à ses souvenirs de petit-fils de paysan puisque l’aiguillon n’est rien moins qu’une pointe en fer placée au bout d’un bâton pour piquer le bétail et le faire avancer.

MURAT emploie ce terme pour désigner un stimulant, un élément qui incite à l’action.

L’un des membres du groupe « Cabaret Voltaire » déclare : « Le peuple ressemble à des boeufs, à qui il faut un aiguillon, un joug et du foin ».

L’écrivain Américain Paul AUSTER  écrit : « Le sentiment de culpabilité est un aiguillon puisant ».

***

Extrait de « La loi du sport » (Inédit myspace du 14 octobre 2009).

(…)

« Elle m’a aussi pris l’ail

Et mon costume de Samouraï.

Exit NABUCHODONOSOR

Je vais t’rap’ler la loi du sport ».

(…)

  • Exit : Indication signifiant qu’un personnage doit sortir de scène. « Exit le roi » par exemple.  Plus généralement le terme veut dire partir, sortir ou quitter. Le mot ne se rattache pas qu’à des personnes, il peut concerner des choses moins concrètes. C’est le cas lorsque l’on dit : « Exit les bonnes manières« . 
  • NABUCHODONOSOR : De le dynastie, celui portant le titre de NABUCHODONOSOR II est le plus connu. Roi de BABYLONE, il monte sur le trône en 605 avant  Jésus Christ. Dès 605 il conduit des opérations militaires contre les Egyptiens de Syrie. Il est victorieux du pharaon NECHAO II (610-695) à la bataille de Karkemish. En 598 avant J.C. il reprend le contrôle de la côte Philistine dont GAZA. Il conquiert la Palestine et s’empare de DAMAS en 597. Il fait le siège de Jérusalem dont il s’empare en 586. Roi dominant de la Mésopotamie, il est également un grand bâtisseur. Il protège son Empoire par la construction d’une ligne fortifiée « Le Mur des Mèdes » entre le Tigre et l’Euphrate », puis fortifie les défenses de BABYLONE qui est considérée comme le phare de cette partie du monde.

Maquette BABYLONE 500 ans avant Jésus-Christ … Musée de Berlin … 

 babylone-maquette-500-avant-jc1

 Il a deux épouses : NITOERIS qui serait la fille du pharaon NECHAO II (avec qui il aurait eu deux enfants de sexe féminin)  et AMYTIS I qui est donnée comme la mère d’AMEL MARDUK le futur roi.

NABUCHODONOSOR II fut d’un orgueuil démesuré. Il fit construire une colossale statue en or de sa propre personne et prétendit la faire adorer. Il avait même donné l’odre de jeter dans la fournaise quiconque refuserait de lui rendre cet hommage. De sa cruauté il fut châtié puisqu’à la fin de sa vie, il devint fou et alla même vivre dans les forêts. Il mourut en 562 avant Jésus-Christ après 42 ans de règne.

Masque de Nabuchodonosor II

 nabu

***

Extrait de « L’échine fauve de mes aïeux » (Inédit myspace du 3 octobre 2009).

(…)

« Flotte vagabonde,

Va ma passion.

Col de Diane

Sans protection,

Me voilà occis,

Regrettant la France

Par plaisanterie ».

(…)

  • Occi : Du verbe occire. Terme vieilli qui ne s’emploie plus guère que dans le langage très familier ou par archaïsme. Correspond à tuer.

En Belgique, on trouve sur le bord des routes ou en pleine nature des « Croix d’occis ». En calcaire, de petite taille, elles matérialisent la mort de tel ou tel en cet endroit. On distingue les croix d’occis par suite de mort naturelle (crise cardiaque) et celles résultant de mort violente (accidents de la route ou de chasse). Sur la croix figure souvent la mention « Ci git »  suivie de l’identité du défunt, du motif de la mort, avec une pensée pour son âme, qu’elle repose en paix ! 

Croix d’occis à ALLEUR  … 

croix-doccis-alleur1

 Ecriture du temps passé disions nous ? Paul SCARRON (1610-1660) écrit : « Qu’un serpent fourré de malice avait occis en trahison ».

***

Extrait de « L’échine fauve de mes aïeux » (Inédit myspace du 3 octobre 2009).

(…)

« C’est ton désir qui

Me mène en ces lieux,

Près de l’échine fauve

De mes aïeux.

C’est ton désir,

C’est ton corps,

 Belle ondine

De ma mort,

Ce long désir

Quoi vient tout emporter ».

(…)

  • Ondine : Mot dérivé de « onde » qui désigne un génie des eaux dans la mythologie Germanique. Correspond à nymphe ou naïade. A l’inverse des sirènes, elles ne fréquentent pas les mers. On les trouve dans les eaux courantes, les rivières ou les fontaines. Par ailleurs, l’ondine ne possède pas de queue de poisson.

 … Belle ondine …

ondine1

***

Extrait de « Mille morts » (Inédit myspace du 1er Avril 2009).

(…)

« Mille énigmes mises au sel,

Mille nuits chamarrées,

Mille livres de celles,

Mille histoires à cacher ».

(…)

  • Chamarrées : Qui est bigarré, plein de couleurs voyantes, très coloré. 

Venise aux couleurs … chamarrées …

chamarrees

***

Extrait de « Princesse évaporée » (Inédit myspace 2009).

(…)

« Ami de l’âme

Du paradis.

Ami en nage,

Ami d’ici ».

(…)

  • Paradis : Egalement appelé « jardin d’Eden », présent dans presque toutes les religions, il représente souvent le lieu final où les hommes seront récompensés de leur comportement sur terre. Les chrétiens parlent du « Royaume de Dieu ». Chez les Hindous on dit « Nirvana » même s’il représente davantage un état spirituel qu’un lieu physique. 

Au départ, il y avait le paradis. Adam ayant croqué la pomme, Dieu décida de chasser Eve et son compagnon du paradis, qui devinrent de ce fait … mortels !

Par extension, le « paradis » désigne un lieu merveilleux qui apporte le bonheur. On dit : « Le paradis sur terre ».

Tableau de Rodolpho ARELLANO  … 1991 … 

paradis-rodolpho-arellano-1991

De tous temps, les écrivains, les intellectuels n’ont cessé de paraphraser et de s’interroger sur « le paradis ». Les choix qui suivent sont subjectifs …

Dans « Satires » VOLTAIRE  écrit : « Le paradis terrestre est où je suis ».

Marcel PROUST  dans « Le temps retrouvé » confesse : « Les vrais paradis sont les paradis qu’on a perdus ».

Un proverbe Russe dit : « Avec un morceau de pain, on trouve son paradis sous un sapin ».

Place à un proverbe Chinois : « L’esprit cultivé est son propre paradis, l’esprit ignorant son propre enfer ».

***

Extrait de « Princesse évaporée » (Inédit myspace 2009).

(…)

« Tu marches ou tu rêves incidemment,

Tu parles et te pèles finalement,

Tout nous crève dans ce taudis ».

(…)

  • Pèles : Du verbe peler qui initialement veut dire dépouiller de son poil.

Se peler, c’est avoir froid. Il pèle, c’est faire froid. Dans un langage plus vulgaire, il est courant de dire : « Je me pèle les couilles ».

***

Extrait de « Princesse évaporée »  (Inédit myspace 2009).

(…)

« Passe la rivière

Ami meurtri.

Rendons le fiel

Ami maudit ».

(…)

  • Fiel : Chez un animal il s’agit de la bile.

Sur le plan littéraire le terme  désigne l’amertume des sentiments, une humeur caustique. On dit : « Tenir des propos pleins de fiel ».

Au figuré le fiel est synonyme d’amertume, de chagrin, de peine, de haine et d’animosité. D’où l’expression : « Plume trempée dans le fiel ».

Un proverbe Touareg dit : « Bouche de miel, coeur de fiel ».

Le poète latin PLAUTE écrit : « L’amour est très riche en miel comme en fiel ».

***

Extrait de « Princesse évaporée » (Inédit myspace 2009).

(…)

« Tu lèches ou tu pèches incidemment,

Tu charmes ou tu pestes finalement ».

(…)

  • Pestes : Témoigner de sa mauvaise humeur par des paroles aigres et emportées. Une expression vieillie et non usitée dit : « Pester entre cuir et chair » qui équivaut à : « Etre mécontent sans oser le dire ».

Dans ses fables Jean DE LA FONTAINE écrit : « Pour venir au chantier embourbé dans ces lieux, le voilà qui déteste et jure de son mieux, pestant en sa fureur extrême, tantôt contre les trous, puis contre ses chevaux, contre son char, contre lui-même ».

***

Extrait de « Tout dépend du sniper » (Inédit myspace du 1er juin 2009).

(…)

« Brenoï, Jean-Louis gratiné,

Partiellement enfumé.

Nom de Dieu tout vacille

Te dit l’observateur ».

Tantôt bleu, tantôt gris,

Tout dépend du sniper« .

(…)

  • Brenoï : Surnom Auvergnat donné à MURAT qui veut dire : « guerrier généreux qui parcourt l’univers en chantant ».
  • Gratiné : Tel qu’employé par MURAT le mot n’a rien à voir avoir le croustillant d’un plat. Dans l’esprit du poète ce mot familier peut vouloir dire : « particulièrement ardu, complexe » ou « peu ordinaire, avec une tendance au ridicule ».
  • Sniper : Mot anglais qui désigne un tireur d’élite muni d’une arme de précision et occupant un emplacement choisi pour atteindre une cible désignée, d’une importance particulière. Ce mot a été rendu populaire par les journalistes Français lors de la guerre en Yougoslavie et plus encore à l’occasion du siège de SARAJEVO.

Une cible humaine dans le viseur du sniper …

sniper1

***

Extrait de «  Au précieux monde sans nom » (Accessible opendisc « Tristan » du 31 mars 2008).

« Au précieux temps du jouir,

Au précieux monde sans nom,

Près de la fontaine aux soupirs,

A la source de mes chansons,

Par la sente humide à mourir ».

(…)

  • Sente : Petit sentier ou petite voie souvent non goudronnées, passant au travers des bois. Synonyme : venelle ou cheminement.

Sente en direction d’Anciat …

sente-vers-anciat

***

Extrait de « Au précieux monde sans nom » (Accessible opendisc « Tristan » du 31 mars 2008).

(…)

« Triste Isolde va de beauté

Dans ce triste soir finissant.

Tristan va de grâce empêcher

Au pays du grand châtiment

Qui peut renoncer à aimer ».

(…)

  • Isolde et Tristan : Le nom d’Isolde fait référence à l’opéra en trois actes de Richard WAGNER, lequel trouve partie de son inspiration dans sa vie personnelle, mais surtout dans la légende celtique de « Tristan et Iseult ». 

Tristan rencontre son oncle Marc’h à la mort de ses parents. Marc’h cherchant à se marier, le jeune homme propose de conquérir Iseult, la fille du Roi d’Irlande. Il se rend donc dans ce pays et sollicite du roi la main d’Iseult pour le roi Marc’h. Le père accepte afin de renforcer les liens entre l’ïle et la péninsule, bien qu’Iseult se montre dépitée. Elle obéit et prend la mer, direction la Cornouaille.

Sur le bateau du retour, les deux jeune gens boivent par erreur le philtre d’amour destiné au roi Marc’h. La magie opère, le couple s’aime passionnément. Toutefois, Iseult  épouse le roi. A quelque temps de là, Marc’h découvre les amants endormis, n’ayant entre eux que l’épée de Tristan. Maître de lui, le roi remplace l’arme par la sienne et s’éloigne sans bruit. Au réveil, embarrassés d’être ainsi découverts, touchés par l’indulgence du roi, ils décident de se séparer. Tristan repart vers la Bretagne, le pays de son père. Sans joie il y prend épouse, mais sans oublier Iseult qu’il rencontre parfois, traversant la Manche en secret. Grièvement blessé dans une bataille, il fait chercher Iseult, dont il connaît les remèdes miraculeux, et recommande aux marins d’arborer une voile blanche au retour, si la jeune femme est à bord. Si tôt avertie du risque mortel, Iseult prend la mer vers la Bretagne. On hisse donc la voile blanche. Las, lorsque le bateau paraît en vue de la côte, l’épouse de Tristan, jalouse, lui annonce une voile noire. Se sachant désormais perdu, le blessé réunit ses dernières force et se transperce de l’épée. Apprenant son décès à peine débarquée, Iseult s’étiole et meurt de désespoir.

Le roi Marc’h, dès qu’il connaît la terrible nouvelle, rejoint la terre de Bretagne. Il ramène les deux corps en Cornouaille. On les place dans deux tombeaux proches. Dès la première nuit, une ronce vigoureuse perce les cercueils, unissant les deux corps. La ronce sans cesse coupée, repousse plus fort. Emu, le roi ordonne que soit protégé ce lien surnaturel.

Tristan et Iseult, peinture de John Waterhouse …

tristan-waterhouse-john

***

Extrait de « Ceux qui cachent ce qu’ils n’ont pas »

(Compilation de février 2005/1 titre offert par MURAT pour les 15 ans de C’Rock radio).

(…)

« On les voit sourire, ils nous font gerber,

Ceux qui cachent si bien ce qu’ils n’ont pas ».

(…)

  • Gerber : Mot populaire qui veut dire « vomir ». A pour synonymes : « appeler Raoul » « dégobiller » ou bien « quicher ».

***

Extrait de « Ceux qui cachent ce qu’ils n’ont pas »

(Compilation de février 2005/1 titre offert par MURAT pour les 15 ans de C’Rock radio).

(…)

« Quelle garce tu fais, douce Déborah

A me refourguer ce que tu n’a pas ».

(…) 

  • Refourguer : Mot de l’argot qui veut dire revendre ou donner qu’on ne souhaite plus conserver. C’est revendre une chose volée. C’est se débarrasser d’un amant ou d’une maîtresse qu’on n’aime plus.

***

Extrait de « Avalanche IV »

Compilation « I am your fan » (1991) et « Face Nord » titres 12 (acoustique) et 14.

(…)

« Tes lois ne m’obligent à rien

Ni fessée ni prière ».

(…)

  • Fessée : Le mot « fessée » vient de « fesse » qui lui-même a pour origine « fissum » qui veut dire « fente ». Une fessée est donc une tape donnée sur les fesses pour punir. On utilise également ce mot pour désigner une défaite cuisante. En France, la fessée est interdite dans les écoles depuis 1991. Dans le vieux Français la fessée était désignée sous le terme « naches ».

La fessée …

 fessee

Georges BRASSENS a poétisé la fessée en ces termes …

(…)

La veuve et l’orphelin, quoi de plus émouvant ?
Un vieux copain d’école étant mort sans enfants,
Abandonnant au monde une épouse épatante,
J’allai rendre visite à la désespérée.
Et puis, ne sachant plus où finir ma soirée,
Je lui tins compagnie dans la chapelle ardente.Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux,
Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au médecin de l’âme…
Bientôt, par la vertu de quelques facéties,
La veuve se tenait les côtes, Dieu merci !
Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes.Ma pipe dépassait un peu de mon veston.
Aimable, elle m’encouragea :  » Bourrez-la donc,
Qu’aucun impératif moral ne vous arrête,
Si mon pauvre mari détestait le tabac,
Maintenant la fumée ne le dérange pas !
Mais où diantre ai-je mis mon porte-cigarettes ? « A minuit, d’une voix douce de séraphin,
Elle me demanda si je n’avais pas faim.
 » Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle,
De pousser la piété jusqu’à l’inanition :
Que diriez-vous d’une frugale collation ? « 
Et nous fîmes un petit souper aux chandelles. » Regardez s’il est beau ! Dirait-on point qu’il dort.
Ce n’est certes pas lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. « 
Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum,
La veuve était émue, nom d’un petit bonhomm’ !
Et son esprit se mit à battre la campagne…

 » Mon Dieu, ce que c’est tout de même que de nous ! « 
Soupira-t-elle, en s’asseyant sur mes genoux.
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre,
 » Me voilà rassurée, fit-elle, j’avais peur
Que, sous votre moustache en tablier d’sapeur,
Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre… « 

Un tablier d’sapeur, ma moustache, pensez !
Cette comparaison méritait la fessée.
Retroussant l’insolente avec nulle tendresse,
Conscient d’accomplir, somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! j’abattis sur elle une main vengeresse !

 » Aïe ! vous m’avez fêlé le postérieur en deux ! « 
Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop brutale.
Mais j’appris, par la suite, et j’en fus bien content,
Que cet état de chos’s durait depuis longtemps :
Menteuse ! la fêlure était congénitale.Quand je levai la main pour la deuxième fois,
Le coeur n’y était plus, j’avais perdu la foi,
Surtout qu’elle s’était enquise, la bougresse :
 » Avez-vous remarqué que j’avais un beau cul ?
Et ma main vengeresse est retombée, vaincue!
Et le troisième coup ne fut qu’une caresse…

 

Il y a une chose que MURAT  envie à BRASSENS, c’est : « la métrique » … Comme on le comprend après la lecture de ce poème ! 

***

La suite …

 http://didierlebras2.unblog.fr/1-sevento-dictionnaire-muratien-les-mots-rares-ou-dusage-peu-courant-les-mots-oublies-7eme-partie/

 ***

 

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