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- 1 – 7 – Dictionnaire « Muratien » … les mots rares … ou d’usage peu courant … les mots oubliés … (7ème partie).

 Extrait de « Cavalier seul »

(Inédit de la période internet/ année 1999).

(…)

« Egocentrique et dépravé

En cavalier seul ».

(…)

  • Egocentique : Le sujet égocentrique tend à considérer sa personne comme étant le centre du monde. L’égocentrisme est la tendance psychologique d’un sujet à tout rapporter à lui. Cependant, à la différence de l’égoïste, l’égocentrique n’ignore pas l’altruisme, pourvu que celui-ci soit conforme à ses intérêts.

Cet antagonisme apparent nous est très bien décrit par l’écrivain Espagnol José Carlos LLOPE en ces termes : « Sans égocentrisme il n’y pas de littérature, mais sans ouverture vers les autres non plus ».

  • Dépravé : Perverti, altéré, qui a perdu tout sens moral.

 

***

Extrait de « Cavalier seul »

(Inédit de la période internet/1999).

(…)

« Comme un cosaque résigné

En cavalier seul ».

(…)

  • Cosaque : Il s’agit du nom donné à un groupe de population d’Europe Orientale et des parties de l’Europe adjacente à l’Asie. Il faut bien reconnaître que dans l’esprit des gens le mot est assimilé à la Russie.

Le nom « Cosaque » est dérivé du tatar « Quzzaq » qui signifie « aventurier » ou « homme libre ». Ce terme remonte à 1395. Il n’y a pas de rapport entre les « Cosaques » et les « Kazakhs ».

Les premiers « Cosaques » sont des hommes libres qui vagabondent dans les steppes de l’Ukraine dépeuplées après l’invasion Mongole. Ils sont tour à tour sentinelles et gardes des convois contre les hordes Tatares, et pillards avec l’accord des Tatares, qui ferment les yeux lorsque leurs intérêts ne sont pas en cause. Au 16ème siècle alors que les souverains Polonais s’approprient les régions habitées par les Cosaques, certains acceptent de servir le roi de Pologne, les autres refusent le servage et se révoltent régulièrement.

Après l’occupation de l’Ukraine par les souverains Russes, une partie importante des Cosaques se met à leur service, n’hésitant pas à exécuter les massacres qu’exigeaient ces nouveaux maîtres. D’autres essayent de garder leur liberté et organisent des révoltes contre les tsars. La plus célèbre sera celle menée par PONGATCHEV. Les « Cosaques » sont considérés commes les « gendarmes » des tsars, ce qu’ils deviennent effectivement pour la plupart au 19ème siècle. Reconnus comme de terribles guerriers, ils constituent une sorte de caste de « guerriers laboureurs » au service du tsar qui s’en sert habilement pour mener  à bien une une politique expansioniste sans retenue. A partir du 18ème siècle les « Cosaques » sont astreints à 20 ans de service militaire ! Tout Cosaque de plus de 18 ans doit se présenter aux autorités de la stanista avec son cheval, son uniforme et son sabre. Enrôlé pour trois années de service préparatoire, il effectue ensuite 12 ans de service militaire actif, mais par un système de renouvellement, un tiers de l’effectif seulement reste en permanence sous les drapeaux, les autres prêts à rejoindre leur corps à tout moment, restent à travailler les terres.   

Guerriers cosaques  … sabrés et bottés …

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Cosaque de l’Oural …

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 Beau visage, plein de droiture … Il y a du MURAT sur ce visage

En plus d’être guerrier le « Cosaque » est un buveur impénitent, il aime également les plaisirs partagés avec la gente féminine … La chanson paillarde qui suit, intulée : « Les Cosaques »,  en est la parfaitre illustration …

Dans les plaines
De l’Ukraine
Un cosaque
L’air commake
S’en allait un jour
A Saint Petersbourg
Voir sa petrouchka
Fair’ l’amour.

Merd’ mes couilles me grattent (bis)
Me grattouillanski
Me grattouillanska
Si j’me coupe les couilles
Finie la grattouille
Oui, mais pour baiser
J’ suis couillé ZOB !!

Ô ma Petrouchka
Jolie Petrouchka
Ah dis moi pourquoi
Pourquoi tu veux pas
Pas d’moi dans ton lit
Toi qu’y est si jolie
J’ peux pas t’ regarder
Sans bander

Merd’ mes couilles me grattent (bis)
Me grattouillanski
Me grattouillanska
Si j’me coupe les couilles
Finie la grattouille
Oui, mais pour baiser
J’ suis couillé ZOB !!

Mon pauvr’ Ivanoff
Vladimir Popov
Si j’étais sous Off’
Ou même philosov
Mais t’es qu’un pauv’ gars
Qui boit trop d’ vodka
Ou bien trop d’ whisky
Mon Zami OY !

Chez cet homme là … il y a aussi du MURAT 

***

Extrait de « J’ai un coeur trop laid »

(MURAT en plein air/1993).

(…)

« Mon coeur est trop vain

Et vil et vilain« .

(…)

  • Vilain : Trouve son origine dans le bas latin « villanus » qui veut dire « habitant du domaine rural ». Ce mot étant lui mêle dérivé  du latin classique « villa » qui signifie « ferme ». Au Moyen Âge, le « vilain » était le « paysan ».

Dans le langage actuel,l’appellation « vilain » s’applique à une personne qui est laide moralement. Ce qui est vilain n’est pas beau, n’est pas honnête et inquiète.

Deux proverbes Français disent : « Vilain enrichit ne reconnaît ni parent ni ami » et « Peine de vilain n’est comptée pour rien ».

***

Extrait de « J’ai un coeur trop laid »

(MURAT en plein air/1993).

(…)

« Hélas comment

Et par quelle audace

Réclamer son aide

Quand sciemment

Et mauvaisement

Je l’ai si mal servi « .

(…)

  • Mauvaisement : D’une manière mauvaise avec méchanceté. D’une façon moralement condamnable. 

George SAND écrit : « Si fait elle vous a mauvaisement trompée ». 

Nicolas ORESME (1325-1382) a ces mots :« Celui qui fait mal contre sa volonté, il ne le fait pas malvaisement ».

 ***

Extrait « Pour le bonheur »

(Ecrit pour Jeann MOREAU (1993)/Enregistré par Marie MOOR).

(…)

« Je reste en amour Comme Madelon, la noble ouvrière de Cupidon« .

(…)

  • Cupidon :  Dans la mythologie Romaine, Cupidon est le fils de Vénus et le Dieu de l’Amour. En Grèce il est assimilé à Eros. Cupidon est représenté sous les traits d’un enfant ailé. Il personnifie l’Amour, c’est à dire l’union de l’Homme et de la Femme. Il est donc androgyne. Cupidon est toujours accompagné de son arc, son carquois et ses flèches. Il tire sur celui qu’il veut rendre fou d’amour.

 Dans le langage courant « Cupidon » est assimilé à un enfant aimable et doux.

Cupidon sous les traits d’un garçon par LE CARAVAGE

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Cupidon sous les traits d’une fille par William BOUGUEREAU

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Le mot de la fin à Georges BRASSENS : « Il est des jours ou Cupidon s’en fout » …  

***

Extrait de « Cuit »

(Inédit offert aux « Dolos » St jean 2000).

(…)

« Des scélérats ayant suivi la trace

Certain bandit depuis une heure brûlait

Déjà chacun abandonnant la place

Tranquillement chez lui s’en retournait

Et sur son sort, jasait oujabotait.

L’avez-vous vu demandait une commère ? ».

(…)

  • Scélérats : Qui a commis ou est capable de commettre des grands crimes. Qui manifeste des intentions ou des sentiments criminels et perfides. Utilisé comme adjectif veut dire : criminel ou infâme.

Georges CLEMENCEAU s’est exclamé : « Etre vaincu vaut mieux que d’être vainqueur du côté des scélérats ».

SENEQUE  quant à lui écrit : « Ce n’est jamais le temps qui manque aux scélérats pour nuire ».

  • Jasait : Imparfait du verbe jaser, qui est dire du mal de quelqu’un. C’est également parler sans arrêt et à seule fin de s’entendre parler ou de colporter des médisances sur autrui.

 

  • Jabotait : Synonyme du mot précédant. C’est aussi bavarder sans fin,  de façon plus ou moins futile ou oiseuse. 

Adrien  DECOURCELLE  auteur dramatique Français (1824-1892) a  écrit : « La Parisienne ne mange pas elle grignote;  elle ne cause pas, elle jabote; elle ne marche pas, elle trotte ». 

  • Commère : Selon le « Littré » il s’agit d’un terme d’amitié donné entre voisins et gens qui se voient très souvent. On parle de compère et de commère. Un vieux proverbe Français dit : « Tout se fait par compère ou commère » c’est à dire par faveur et protection. 

Terme familier et péjoratif qui désigne une femme bavarde, aimant jaser, médire d’autrui.  On peut même l’appliquer aux hommes.

Dans le langage actuel le mot commère s’applique le plus souvent à une femme hardie que rien ne rebute. Désigne aussi une femme curieuse et bavarde qui colporte les nouvelles.

Se dit d’une femme dont on veut parler ironiquement.

Femme avec qui l’on vit.

***

Extrait de « Cuit »

(Inédit offert aux dolos à la Saint Jean 2000).

(…)

« L’amour pleurait la reine  de Cythère

Lui demanda  qu’as-tu donc mon fils ?

Hélas maman, j’pleure des tours que mon frère

C’coquin d’hymen joue à mes favoris

En les rangeant sous le drapeau des maris ».

(…) 

  • Cythère (reine de) : « Cythère » désigne un lieu de la mythologie Grecque situé entre  le Péloponèse et la Crête, abritant un temple de Vénus et passant pour être un lieu de plaisir, placé sous le signe de l’Amour.

« Cythère » est assimilé à « Vénus » et à l’Amour. Lorsque l’on dit :  « Enfant de Cythère » on sous-entend : « l’Amour« . Par ailleurs, « Voyager à Cythère » s’est se livrer aux plaisirs de l’Amour. Autre expression : « S’embarquer pour Cythère » qui veut dire : avoir un rendez-vous galant pour la première fois.

Vénus, dans la mythologie Romaine est le pendant d’Aphrodite dans la mythologie Grecque. Elle est mariée à « Mars » Dieu de la guerre « Ares » (en Grèce). Elle est la déesse de l’Amour et de la beauté. Son surnom est « Cythère » car née sur les rivages de cette terre en pleine mer Egée.

En 1717 le peintre Watteau a peint « Embarquement pour Cythère » qui n’est rien moins qu’un voyage au pays de l’Amour.   

Charles BAUDELAIRE dans l’un de ses poèmes nous présente ainsi cette île : « Quelle est cette île triste et noire ? C’est Cythère/Nous dit-on, un pays fameux dans les chansons/Eldorado banal de tous les vieux garçons/Regardez, après tout, c’est une pauvre terre/Ile des doux secrets et des fêtes de coeur !/De l’Antique Vénus le superbe fantôme/Au dessus de tes mers planes comme un arôme/Et charge les esprits d’amour et de langueur/Belle île aux myrtes verts, pleine de fleurs écloses/Vénérée à jamais par toute la nation/Ou les soupirs des coeurs en adoration/Roulent comme l’encens sur un jardin de roses ».

Le poète Grec HESIODE  nous décrit ainsi la naissance  d’Aphrodite qui n’est autre que Venus (reine de Cythère) : « Le souffle du vent d’Ouest l’a porté à l’écume jaillissante et par dessus la mer profonde, jusqu’à Chypre, sur une île aux rivages frangés de vagues. Et les heures couronnées d’or l’ont accueillie avec joie. Elles l’ont vêtue d’une robe immortelle. Et l’ont  représentée aux Dieux, et tous furent émerveillés à la vue de Cythère, aux cheveux ceints de violettes ». 

Vénus … Reine de Cythère …

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  • Coquin : Léger, grivois. A pour synonymes les mots : malicieux, espiègle. On dit :  »Avoir un regard coquin » on raconte des « histoires coquines ». 

***

Extrait de « Cuit »

(Inédit offet aux Dolos à la Saint jean 2000).

(…)

« Le tout puissant qui tenait à ses pommes

Par le toupet saisissant le voleur

S’mit à crier dans sa mauvaise humeur ».

(…)

  • Toupet : Petite touffe de poils au sommet du front. C’est ce sens que MURAT lui donne.

N’est plus que rarement utilisé de la sorte. De nos jours désigne la hardiesse ou l’effronterie.

***

Extrait de « Cuit »

(Inédit offert aux Dolos à la Saint Jean 2000).

(…)

« Un ange, un diable à son heure dernière,

Comme il mourait sous l’absolution,

Se disputaient pour sa possession ».

(…)

  • Absolution : Fait de pardonner les fautes du pêcheur au nom de Dieu, lequel nous accorde sa miséricorde.

L’écrivain Anglais Gilbert Keith CHESTERTON écrit : « La psychanalyse est une confession sans absolution ».

Dans le catholicisme, l’absolution est le pouvoir de délier donné à Pierre par Jésus :« Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux.  Ce que tu lieras sur terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur terre sera délié dans les cieux ».

Dans le sacrement de pénitence et de réconciliation, après l’apaisement des péchés, la parole prononcée par le prêtre pour rétablir la communion et la charité avec Dieu : « Tes péchés sont pardonnés ». Enfin le prêtre pronconce l’absolution par ces ces mots :  « Je te pardonne tes péchés au nom du Père du Fils et du Saint Esprit ».

Confessionnal …

confessionnal

Petit, c’est dans une « boîte » de ce type que nous étions conviés à nous confesser. Nos rencontres avec le prêtre étaient comptabilisées. Il nous fallait dire nos péchés … Je m’aperçois aujourd’hui du ridicule de la situation …

***

Extrait de « En amour »

(Hors commerce 1993 offert par la FNAC aux 1ers acheteurs de l’album Vénus).

(…)

« Pour t’aimer

Je m’enroulerai

Comme un grand vaisseau

Aux houles du coeur ».

(…)

  • Houles : Selon le Littré : « Les ondes, les vagues plus ou moins marquées, qui ne déferlent ni n’écument, imprimées par ce mouvement ondulatoire à la surface de la mer.

Houle de mer …

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… Quant à MURAT  il nous chante les « houles du coeur » … soubresauts d’amours naissants, palpitants, ennivrants qui s’apaisent au fil du temps, avant de se fracasser sur le mur du temps … des habitudes …

***

Extrait de « Il pense à son corps »

 (Titre écrit pour Sylvie VARTAN 1996).

(…)

« Il avait son coeur floué et comme un enfant

Par le temps perdu à le protéger de la mort ».

(…)

  • Floué : Dans le vieux Français, le verber « flouer » voulait dire tricher au jeu. Dans le Français littéraire ce mot signifiait « voler/tromper ». MURAT  utilise cet adjectif  qui dans son esprit veut dire : « tromper moralement ».  

***

Extrait de « Le coup de Jarnac »

(Compilation 1998).

(…)

« Un impromptu immémorable

Dans l’antichambre du destin

Dans le pays quelle chamade

Pour la mort d’un Florentin« .

(…)

  • Impromptu : Tout ce qui se fait sur le champ et sans préparation.

La romancière Française Sylvie GERMAIN (1954) écrit : « La mort s’encombre rarement de délicatesse. Elle arrive impromptu, vous coupant la parole sans souci ni de lieu ni de l’heure et encore moins des bienséances ».

  • Immémorable : Qui ne peut être mémorisé, qui ne mérite pas d’être rappelé à la mémoire.

 

  • Florentin : Il s’agit du surnom donné au Président François MITTERRAND. L’art de l’esquive lui a valu ce titre qui fait directement référence à la rouerie ou roublardise d’hommes publics de la ville de Florence soit : Laurent DE MEDICIS dit le Magnifique ainsi que MACHIAVEL. Ce dernier donnant même naissance en France au terme de machiavélisme.

***

Extrait de « Le coup de Jarnac »

(Compilation 1998).

(…)

« Charmé par le souci de l’âme

Comme OSIRIS chacun vient

Toucher l’éventail de flammes

La truffe du labrador calin.

C’est ta nation la communarde

Qui pleure à la fin du roman ».

(…)

  • OSIRIS : A l’origine Osiris était un dieu modeste de la fertilité et du développement végétal. Le cycle annuel de la végétation qui meurt puis renaît, concrétisa l’idée de la résurrection puis il devint le dieu des morts et de la résurrection à la vie éternelle. Osiris était le maître, le protecteur et le juge du défunt.  Osiris était le premier enfant de Nout et Geb, ainsi le frère de Seth, Nephthys et Isis, qui était aussi sa femme. Avec Isis il engendra Horus et selon quelques légendes, Nephthys sous la forme d’Isis, l’aurait séduit et de leur union serait né Anubis. Osiris avait de nombreux noms comme par exemple Ounennéfer ou Ounnéfer qui signifie « l’être parfait » Et c’est aussi sous ce nom qu’il régna et apporta la paix et la prospérité à son peuple avant d’être tué par Seth.

Osiris … 

osiris

  •  Communarde : Qualificatif relatif à la « Commune », mouvement né suite au soulèvement des Parisiens le 18 mars 1871. Les Communards constituent un contre gouvernement. Ils veulent une République fédéraliste, démocratique et sociale avec une vraie autonomie des Communes. Ils souhaitent également une séparation de l’Eglise et de l’Etat. Ce mouvement est constitué de Blanquistes, Marxistes et Anarchistes. A Paris, les combats avec les Versaillais sont sanglants. Des centaines de Communards sont tués dans la semaine finale du 28 mars 1871. Le nombre des exécutés dépasse les 20000, celui des déportés les 4500. L’amnistie des Communards n’est votée qu’en 1880. Les Communards les plus célèbres sont Jules VALES, Charles DELESCLUZE et Gustave COURBET

Placardé sur les murs de Paris …

 communard

Les Communards ont pour journal « Le cri du peuple » créé par Jules VALES  … 10 centimes …

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***

Extrait de « Le coup de Jarnac »

 (Compilation 1998).

(…)

« Voilà le vertige peu banal

 Du lièvre qui va à pas lents

Comme une idée où je voyage

Entre des lys étincelants ».

(…)

  • Lys : Il ne s’agit point du lys blanc signe de d’amour pur, mais du lys jaune signe de la royauté. C’est à dessein que MURAT  emploie ce mot, le pouvoir Mittérandien, étant celui d’un véritable monarque … avec sa cour … ses intrigues … ses coups tordus : du« Rainbow Warrior » aux écoutes téléphoniques qui vont concerner une multitude de personnes …

C’est sous le règne de Louis VII, que l’expression « fleur de lys » voit le jour et que cette fleur de couleur or sur champ d’azur devient l’emblème de la Royauté Française. Louis VII dit « Le jeune » (1120-1180) sera le roi de France entre 1137 et 1180. Son fils Philippe Auguste lui succèdera. Marié à Aliénor d’Aquitaine (sa première épouse) dont il divorcera pour faire entre dans son lit Constance de Castille puis Adèle de Champagne. 

***

Extrait de « Le coup de Jarnac » 

(Compilation 1998). 

 (…)

Quel est ce deuil sur nos âmes

Est-ce bien le deuil auquel tu tiens ? ».

  • Deuil : Trouve son origine dans le mot : douleur. Le deuil correspond :

Perte d’un parent ou d’un ami. On dit :   »Avoir un deuil dans sa famille ».

Douleur, affliction éprouvée à la suite d’un décès de quelqu’un, état de celui qui l’éprouve : « Le pays est en deuil, il pleure ses morts ».

Signes extérieurs liés à la mort d’un proche et consacrés par l’usage : « Porter le deuil ».

Temps pendant lequel on porte ces signes extérieurs : « Son seuil dura six mois ».

Cortège funèbre : « C’est le veuf qui conduira le deuil ».

***

Extrait de « J’ai pas sommeil »

(B.O. du film du même nom – Claire DENIS – 1994).

« Oyez braves gens

L’histoire de ce temps

Ou sur la machine ronde

S’amusait Satan« .

(…)

  • Satan  : Dans toute société rurale de la seconde moitié du 20ème siècle, jusqu’aux années 70 à tout le moins, SATAN  c’est le diable, c’est l’interdit, ce qu’il ne faut pas faire … C’est ce que l’on n’ose pas dire, pas aborder. La sexualité par exemple … pour nous enfant … on nous disait que c’était le diable … regarder sous les jupes des filles … c’est aller en enfer …

Satan, force primordiale du « Mal » serait éternel au même titre que Dieu. C’est lui qui fomente l’insurrection de « Lucifer » ou encore qui s’incarne dans la forme du Serpent de l’Arbre de Vie pour créer le péché originel.

Au 1er siècle de notre ère Satan est régulièrement assimilé au serpent séducteur. Certains disent qu’il aurait revêtu la forme d’un ange de lumière pour prendre possession d’EVE et, par ricochet séduire ADAM.

Satan est également l’introducteur de la mort, l’ennemi juré de Dieu et des Hommes. Dans le dernier testament Satan est le prince incontesté du royaume du mal. Il ose même tenter Jésus qui le chasse avec le fameux « Vade rétro Satanas ! ». Il entre dans le corps de Judas qui va trahir son maître.

Satan … le diable …

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***

Extrait de « J’ai pas sommeil »

(B.O. du film du même non – Claire DENIS – 1994).

(…)

Et si rien n’est pur dans vos chairs

Infecte, purulent,

Que la bête représentative

Vous arrache ce gémissement« .

(…)

  • Purulent : Qui produit du pus, qui est de la nature du pus. De ce fait dégage une odeur désagréable … qui pue …

***

Extrait de « Cartier Bresson »

(Inédit 1997).

(…)

« Funérailles d’un acteur de Kabuki« .

(…) 

  • Kabuki : Le « kabuki » est une forme de théâtre traditionnel Japonais qui a vu le jour au début du 17ème siècle. A l’origine les hommes et les femmes jouaient dans les pièces de « kabuki », mais plus tard seuls les hommes y participaient. C’est toujours le cas de nos jours. Les rôles féminins sont tenus par des acteurs appelés « onnogata ». Les deux autres types de rôles sont « aragoto » (style de jeu violent) et le « wagoto » (style de jeu doux). Les pièces de « kabuki » évoquent des évènements historiques comme le conflit moral lié aux relations affectives. 

Acteur « Kabuki » …

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Extrait de « RASPOUTINE »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/2000). 

« Oublie ce jour pas de sésame rien ne sera donné.

Pas d’épluchure, non pas d’écharde, rien ne viendra prouver ».

(…)

  • Sésame : C’est la solution à un problème, la clef d’un mystère, celle qui ouvre toutes les portes. Lorsqu’il est employé seul, ce mot indique : le moyen quasi infaillible d’atteindre Son but. Trouve son origine dans les contes de Mille et une nuits … « Sésame ouvre toi » … étant l’expression magique utilisée par Ali Baba, un modeste artisan Persan, qu’il avait surpris par hasard dans une conversation, pour ouvrir la porte qui donnait dans la cache des « 40 voleurs ».
  • Echarde : Petit corps étranger entré sous la peau par accident.

Le philosophe Roumain Emil Michel CIORAN  dans son livre : « L’inconvénient d’être né » écrit : « La conscience est bien plus que l’écharde, elle est le poignard dans la chair ». 

***

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Extrait de « RASPOUTINE »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/2000).

(…)

« Quelle encolure, quel diadème devrions nous offrir,

A quelle chimère faut-il appartenir ? ».

(…)

  • Chimère : Dans la mythologie Grècque, la chimère est une créature fantastique malfaisante. Elle est généralement décrite comme un monstre hybride possédant une tête de lion ou de chèvre et une queue de serpent. La symbolique d la chimère désigne toutes les créatures composites possédant les attributs de plusieurs animaux ainsi que les rêves, fantasmes ou utopies diverses.

L’écrivain Québécois Jacques LAMARCHE écrit : « Croire à l’existence d’un fait imaginaire engendre des chimères. Entretenir des chimères provoque des utopies ».

Chimère … sur plat … exposé au Louvre …

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Extrait de « RASPOUTINE »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/2000).

(…)

« Vite RASPOUTINE, je suffoque, mais quelle est cette pluie ?

Encore Dieu et sa camelote, oh comme je le vomis ! ».

(…)

  • RASPOUTINE  : Gregori Iefimovitch RASPOUTINE est né en 1869 en Sibérie. Après quelques années de vagabondage il acquiert une réputation de saint homme et de guérisseur. En 1904 il rejoint Saint Pétersbourg.  Alexis, l’unique héritier de la couronne, fils de Nicolas II, est gravement malade, atteint d’hémophilie. La tzarine Alexandra, fait convoquer RASPOUTINE dans l’espoir qu’il soigne son fils. Et de fait, chaque fois qu’il intervient à la cour, l’état de santé d’Alexis s’améliore.  C’est ainsi qu’il sauve le Tsarevitch de plusieurs hémorragies. Il est considéré comme un faiseur de miracles. Mais il aime également la gente féminine et en use sans vergogne. Ses conquêtes à la cour son légion. Il faut dire qu’il est doté d’un physique impressionnant. Cela n’est pas sans déplaire aux dames de la cour qui toutes veulent se faire « enfourcher » par ce bel animal … Mais la Russie va mal. L’armée Russe a été vaincue et une rumeur dit que RASPOUTINE est « vendu » à l’Allemagne. Il devient donc l’homme à abattre. C’est le jeune prince Félix YOUSSOUPOV qui va se charger de cette mission. Le géant aimant bombance et vinasse, un repas est organisé en son honneur. Du cyanure est mis dans le gâteau RASPOUTINE. Rien n’y fait, c’est à coups de révolver tirés à bout portant que le prince Félix abat RASPOUTINE. Finalement, les conjurés n’auront d’autre sort que de jeter le corps agonisant dans la Néva. Le rapport d’autospsie conclu à une mort par noyade … c’est dire le degré de résistance de RASPOUTINE.

 Jean-Louis MURAT  aime les « brigands » … comme Aymerigot MARCHES. Il en va de même de RASPOUTINE … détrousseur de femmes qui plus est !

Le 16 décembre 1916 Raspoutine … est assassiné par YOUSSOUPOV

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  •  Camelote : Marchandise de piètre qualité, de bas de gamme, qui équivaut à de la pacotille. Trouve son origine dans le mot « camelot » qui était une étoffe de peu de valeur.

***

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Extrait de « RASPOUTINE »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/2000).

(…)

« De la tendresse pour les braves, ma jouvence de l’Abbé SOURY« .

(…)

  • Abbé SOURY : Gilbert SOURY est né le 7 octobre 1732 à CELLOVILLE (Normandie), il est l’aîné d’une fratrie de 4 garçons. Son père est rubanier. La famille est pauvre mais estimée et honorable. A l’époque, la paroisse de CELLOVILLE a pour prêtre un certain Abbé DELARUE qui est réputé pour ses connaissances en médecine et notamment celles relatives à l’usage des plantes pour soigner certains maux.  On vient le consulter de toute la Normandie, mais également de Paris et d’Angleterre.

Cet abbé remarque la grande intelligence du jeune Gilbert SOURY à qui il enseigne le latin, il l’initie également à la connaissance des plantes. En 1764 Gilbert SOURY  est ordonné prêtre et nommé chapelain du prieuré de St Adrien. Il en profite pour compulser les vieux manuscrits que possèdent les révérends pères Augustins du prieuré. Il n’y reste qu’un an avant d’être désigné chapelain de la chapelle  St Antoine en l’église d’Alizay qui dépend de l’archevêché de Rouen. Il y restera 25 ans, servant la messe et prodiguant les soins aux malades. Estimé de ses paroissiens, emprisonné un temps par les révolutionnaires, se réputation de guérisseur lui vaudra la salut et une libération rapide. En effet, prisonnier aux Ursulines à Evreux, il reçoit la visite du député Robert LINDET. Ce dernier est malade. Le traitement que lui prodigue l’Abbé lui apporte la guérison. Voilà qui fait grand bruit. Il est donc libéré. Il officie à Rouen. Bien que prêtre réfractaire, ses messes sont très suivies, autant pour ses liturgies que pour les soins apportés  aux malades. Pour ne pas avoir d’ennui, la municipalité de Rouen lui demande de ne plus officier. Il retourne donc dans sa maison de CELLOVILLE et passe désormais tout son temps à soigner les malades. Il meurt le 18 janvier 1810 à l’âge de 77 ans. Ses dernières paroles seront : « Dieu m’avait mis sur terre pour soulager les souffrances de tous mes semblables ».

La jouvence de l’Abbé SOURY est une solution à base de plantes, mise au point par l’Abbé et son maître l’Abbé DELARUE, lesquels lui donnèrent au départ le nom de « Tisane des 2 abbés ». … Rebaptisée « Elixir de jouvence« , c’est au 19ème siècle que Magloire DUMONTIER pharmacien à Rouen, arrière petit neveu de l’Abbé SOURY, la commercialise à grande échelle. Aujourd’hui encore, la jouvence de l’Abbé SOURY est préconisée pour soigner les troubles de la circulation. Elle n’est pas remboursée par la sécurité sociale …

Motif à traitement … et conseils d’usage …

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Les étiquettes de l’époque …

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Extrait de « RASPOUTINE »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/2000).

(…)

« La mise en boîte comme elle dure adieu Via Veneto« .

(…)

  • Via Veneto : Il s’agit d’une des plus célèbres artères de Rome, ville appréciée de MURAT. Elle doit une partie de sa notoriété au fait que, le tournage du film « La Dolce Vita » par Federico FELLINI s’est déroulé en ce lieu.

Via Veneto …

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Extrait de « RASPOUTINE »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/2000).

(…)

« On dirait bien qu’à l’hémistiche il faudra tout quitter ».

(…)

  • Hémistiche : C’est la moitié d’un vers. Dans le cas d’un alexandrin, la césure sépare le vers en deux hémistiches de six syllabes.

« Et rose elle a vécu/Ce que vivent les roses ». (Malherbe).

« Mon âme a son secret/Ma vie a son mystère ». (Félix ARVERS). 

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Extrait de « Québec »

 (Inédit de la tournée MURAGOSTANG/1999).

(…)

« Grandes terres érablières« 

(…)

  • Erablières : Peuplement forestier dominé par l’érable, arbre roi dans la province du Québec.

Forêt d’érables sur la commune de St Grégoire …

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Extrait de « Québec »

(Inédit de la tournée MURAGOSGTANG/1999).

(…)

« Et le pays de Léonard et de Jack« 

(…)

  • Léonard : Très certainement « Dieu le père » j’ai nommé : Léonard COHEN né le 21 septembre 1934 à Montréal …

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  • Jack : Dans un 1er temps j’avais opté pour Jacques CARTIER  natif de St Malo, découvreur des eaux du St Laurent en 1534 … Finalement il doit s’agir de Jack KEROUAC. Ce dernier, né Jean-Louis KEROUAC d’une famille de Canadiens, s’appellera tour à tour « Ti Jean » puis « Jack » …

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Extrait de « Québec »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/1999).

(…)

« Grand pays en Fahrenheit« .

(…)

  • Fahrenheit : Echelle de température proposée par l’allemand Gabriel Daniel FAHRENHEIT  (1724). Dans ce modèle, le gel de l’eau et de la glace est défini à 32 degrés et celui de l’ébullition à 212 degrés. Utilisant ce mot, MURAT met en exergue cette unité de mesure utilisée dans les pays anglophone dont le Québec fait partie intégrante (qu’on le veuille ou non) alors qu’en France et en Europe généralement, le degré « Celcius » est utilisé.

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Extrait de « Québec »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/1999).

(…)

« Pays du fjord immense

T’es grand comme deux mille fois la France

Pays d’Alexis LAPOINTE« .

(…)

  • Alexis LAPOINTE : Né le 4 juin 1860 à La Malbaie (Québec), il est doté de qualités physiques hors norme. A la course il se permet d’affronter des chevaux … il aurait toujours vaincu ! Lors de foires il met ses capacités physiques à profit pour tenter des défis saugrenus. Sa jeunesse enfuie, il est embauché comme simple ouvrier. Il meurt écrasé par un train alors qu’il travaillait sur le chantier de construction de la centrale hydroélectrique de l’Isle Maligne le 12 janvier 1924. Certains disent qu’il aurait trébuché en essayant de distancer le train …  D’autres disent qu’il se serait volontairement donné la mort …

Alexis LAPOINTE  (1860 – 1924)

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Ce titre a été écrit par MURAT sur place … veille de concert … Il nous conte les pérégrinations du Brenoï dans la Belle Province … Cela implique une bonne connaissance des gens du pays … Pour connaître ainsi LAPOINTE il est nécessaire de s’être au préalable instruit sur le Québec … Jean-Louis BERGHEAUD  est un homme curieux … ce qui en fait quelqu’un d’instruit !

***

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Extrait de « Québec »

(Inédit de la tournée MURAGOSTANG/1999).

(…)

« Comme le dit Nicole Bouchard

Si tu veux retrouver le pays de tes
ancêtres

Viens donc à Québec

Voir les baleines à Québec ».

  • Nicole BOUCHARD : Personnalité  influente du hockey sur glace au Québec, sport roi en cette province, Nicole BOUCHARD est connue de tout le monde. Cette chanson est un clin d’œil de MURAT à ses admirateurs Canadiens.

Nicole BOUCHAFRD  …

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Extrait de « Marais salants »

(Inédit de la tournée Vénus 1993-1994).

(…)

« Tu crois combattre le même ennemi

Qu’un Apache, un Cherokee« .

« Mais tu n’as pas

Au fond de ton corps

La moindre trace de trésor ».

  • Apache : Indiens d’Amérique du nord implantés dans le sud-ouest des Etats-Unis et dans le nord des états Mexicains. Jean-Louis BERGHEAUD est un adepte des westerns qui opposaient les cow-boys et les indiens. Ces derniers revêtant pour l’occasion l’habit du « méchant ». On pourrait dire à tort puisqu’ils e faisaient que défendre leur territoire. Les Apaches ont eu pour chef COCHISE  (1812 – 1874) qui, invité à quitter ses terres pour rejoindre une réserve à tenus ces propos : « Ceci est un bien long voyage. Là-bas, les mouches dévorent les yeux des chevaux. Des mauvais esprits hantent ces lieux. Je veux rester dans nos montagnes , là où leurs eaux m’ont souvent désaltéré. Je ne veux pas quitter mon pays ». Voilà qui résume bien l’état d’esprit de ces combattants. Autre chef Apache célèbre : GERONIMO, né le 18 janvier 1829. A sa mort le 17 février 1909 son dernier vœu sera d’être enterré là ou il est né, sur les terres de la rivière GILA …

Portrait de GERONIMO1905

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  • Cherokee : Ils parlent une langue Iroquoienne. Ils furent déplacés de force de leurs terres ancestrales du nord de la Géorgie et des Carolines vers l’Oklaoma. La déportation du peuple Cherokee porte le nom de « Piste des larmes ». L’alphabet Cherokee a été inventé par SEQUOYAH connu sous le nom de George GUESS (1767 – 1843).

***

Extrait de « La complainte du paysan Français »

(Inédit de la tournée Mustango Tour V2/2000).

(…)

« Hou hou hou, Cunégonde,

Hou hou hou, c’est la fin du monde ».

(…)

  • Cunégonde : Dans l’histoire de France la seule CUNEGONDE qui ait laissé une trace est la petite fille de Louis II Le Bègue (née vers 893, morte après 923).

Ce prénom médiéval est fêté le 3 mars. Il trouve son origine dans le mot germain « kühn » qui veut dire « audacieux » et « gund » signifiant « le combat ». Cet assemblage désigne celle qui « ne craint rien ». Ce prénom est répandu jusqu’au XIIIème siècle en Allemagne, en Flandre et en Pologne. Saint Cunégonde fut l’épouse de l’empereur Germanique Henri II. Tous deux avaient fait vœux de chasteté. A la mort de son mari en 1024, elle prend le voile et mourut 15 ans plus tard. En France ne prénom n’a plus eu cours en raison du « Cu » initial qui donnait lieu aux railleries les plus méchantes …

Dans la pièce de Voltaire : « Candide » le personnage de Cunégonde représente un personnage sot … portrait croisé des deux maîtresses de Voltaire à l’époque. Ci-dessous un extrait du dialogue de la pièce de Voltaire … Des propos que ne renierait pas le sieur Murat …

A Cunégonde :     
              Mais, que vois-je ? Un  homme auprès de toi,
              Qui caresse… je n’ose pas  dire quoi …
A Candide :                        
              Hé toi, ne la tripote donc  pas
              Enlève tes mains de là,
              Elle ne t’appartient pas,
              Elle est à moi !

Candide et Cunégonde … femmes entretenues …

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Quelle Cunégonde nous chante MURAT ??? La femme qui n’a peur de rien ??? Ou celle fade et de peu d’envergure, unique objet du désir des hommes ???

***

Extrait de « Ami, amour, amant »

(Live MURAGOSTANG/2000).

(…)

« Si certains matins

Prêt à tout quitter

Camisole bouclée

Livré à la bise,

Aux rêves mauvais

En état d’hyménée« .

(…)

  • Camisole : Sorte de vêtement du matin, court, à manches, qui se porte sur la chemise.

Ce mot trouve son origine dans celui de « camizolle » lui-même emprunté du provençal « camisola » qui est un diminutif de « camisa »  signifiant « chemise ».

Au 19ème siècle et au début du 20ème, la camisole était une veste légère, courte et droite, avec manches, que les femmes portaient sur la chemise de nuit ou dans l’intimité. On disait : « une camise de toile, de flanelle ».

La camisole de force est un long vêtement de toile forte, garni de liens, à manches fermées, employé autrefois pour immobiliser les malades mentaux ou les personnes agitées. Par analogie on parle de « camisole chimique » … c’est l’utilisation massive de médicaments qui calme les agités.

MURAT emploie ce mot pour évoquer tout ce qui ligote ou contraint : la camisole des préjugés, la timidité … par exemple.

Les camisoles sont employées également dans les activités sadomasochistes dénommées « bondage ». Il s’agit de priver une personne de sa liberté de mouvement afin de jouer sur un rapport de domination et de soumission. Ligoter les mains dans le dos, empêche l’un des partenaires de se protéger, il se trouve en état de soumission. Bizarrement ce type de pratique, trouve son origine dans le crucifiement !  

Edgard Allan POE  écrit : « Quand un fou paraît tout à fait raisonnable, il est grandement temps, croyez moi, de lui mettre la camisole ».

  • Hyménée : Mariage, union conjugale.

***

Extrait de « Ami, amour, amant »

(Live MURAGOSGTANG/2000).

 (…)

« Je tourne aval

Dans le courant,

Ami, amour, amant ».

(…)

  • Aval : Partie d’un cours d’eau vers laquelle il s’écoule ou, pour être plus explicite, située entre un point et l’embouchure.

***

Extrait de « Oncle Vania »

(Live in Dolores/1998).

« Oh coquin de sort ».

(…) 

  • Coquin (de sort) : Interjection, exclamation exprimant la malchance … « Oh quel mauvais sort ! ».

Employé comme nom le « coquin » désigne une personne sans scrupule, capable de bassesse et de malhonnêteté. Utilisé comme adjectif, ce mot s’attache à une personne qui possède un esprit égrillard, grivois.

Le coquin est un malin. On dit : « Malin comme un coquin ».

C’est aussi un nom familier que l’on donne à son ami, son mari ou son amant.

Par le passé, le mot était souvent utilisé dans des formules du type : « A coquin honteux plate besace » qui voulait dire : « Qui ne risque rien n’a rien » ou « Il faut même aux fripons de l’audace pour s’enrichir » .

L’expression « Coquin de Dieu » est un juron.

Autre formulation qui n’est plus usitée : «  Avoir le ver coquin » qui signifie : « être capricieux ».

On dit : « Mentir comme un coquin ».

L’expression : « chasse coquin » désignait le « bedeau » ou le « gendarme ».

Le « coquin » pouvait également désigner le « chien ».

***

Extrait de « Oncle Vania »

(Live in Dolores/1998).

(…)

« Fis du lendemain

Nous verrons demain

C’est un rendez-vous baladin« .

(…)

  • Baladin : A l’origine, le mot « baladin » désigne un « danseur de théâtre »,  un « farceur de la place publique » un d »comédien ambulant ». Les sieurs « Arlequin » et « Scaramouche » sont des baladins, ces farceurs bouffons. Au figuré le « baladin » désigne celui qui, par ses bouffonneries, s’efforce de faire rire.

Le mot peut vouloir désigner également un « sot », un homme ridicule. Dans ce cas sont dit : « C’est un franc baladin ». 

Le dictionnaire Larousse nous donne une parfaire synthèse du mot : « Autrefois bouffon de comédie, farceur de place publique, comédien ambulant ».

***

Extrait de « Oncle Vania »

 (Live in Dolores/1998).

(…)

« THOREZ parti,

BAKOUNINE aussi ».

(…)

Une fois encore MURAT nous démontre son goût pour l’histoire même si celle-ci est plus récente. En effet, les deux personnages cités dans cette chanson ont influé  sur le mouvement contestataire du 19ème siècle pour le second et du 20ème pour le premier …

Maurice THOREZ  né le 28 avril 1900

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  • Maurice THOREZ : Petit fils de Clément BAUDRY, mineur socialiste de Noyelles-Godault, Maurice ne connaîtra jamais son père biologique, le fils de l’épicier du pays qui se tranchera la gorge en 1914. Il st reconnu à 2 ans 1/2 par Louis THOREZ un mineur qui l’élève comme son propre fils. Bon élève, il passe son certificat en 1912. En septembre 1914 Maurice fuit l’avance Allemande avec son grand-père. Il trouve refuge dans la Creuse. Il refuse la proposition qui lui est faite de préparer l’Ecole Normale. Il est embauché comme valet de ferme chez un agriculteur socialiste. Il s’adonne à la lecture (Victor HUGO – Jules VERNE – Eugène ROY – Jules VALES). En 1917 il quitte la Creuse et rejoint Amiens où il trouve un emploi dans une scierie. Ensuite il est employé comme batelier sur la Somme.  A partir de  Mars 1920 il effectue son service militaire. Il est enthousiasme par la révolution Russe. Il adhère à la C.G.T. . En octobre 1922 il assiste au congrès du parti communiste à Paris. Commence alors une rapide ascension  au sein du jeune Parti Communiste Français. Il trouve l’oreille de Moscou. Il voue une profonde admiration pour STALINE. En 1936 il participe activement eu Front populaire.

En 1939, l’annonce du pacte Germano Soviétique va mettre THOREZ  et le parti communiste Français dans l’embarras. En novembre 1939, il s’installe à Moscou. Officiellement il est resté en France jusqu’en 1943 … Cette version sera soutenue par le P.C. jusqu’en 1960 ! THOREZ rentre en France en novembre 1944, bénéficiant d’une grâce présidentielle accordée par le Général DE GAULLE. En automne 1945, il devient ministre de la fonction publique. Il est apprécié du Général.

En 1950, la maladie va écarter THOREZ de la scène politique Française et va favoriser en même temps les luttes intestines à l’intérieur du P.C. Les pro STALINE le disputent aux anti. En mai 1964, affaibli par la maladie, il fait nomme Waldeck ROCHET (pro KROUTCHEV) à la tête du P.C.

Le 12 juillet 1964, il décède à Istanbul en mer noire sur un bateau qui l’emmenait passer ses vacances en URSS. Dans son message de condoléance Charles DE GAULLE  lui rend hommage à sa manière : « A une époque décisive pour la France, le Président Maurice THOREZ a, à mon appel, et comme membre du gouvernement, contribué à maintenir l’unité nationale ».

Mikhaïl BAKOUNINE 

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Né en 1814  en Russie, Mikhaïl BAKOUNINE décède le 1er juillet 1876 à Berne (Suisse). Révolutionnaire, il est considéré comme le théoricien   de l’anarchisme.

C’est BAKOUNINE  qui écrit : « L’uniformité c’est la mort, la diversité c’est la vie » ainsi que : « L’Etat, c’est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète ». 

***

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Extrait de « Washington »

 (Live Muragostang/2000).

Ecrit durant la période « Mustango » alors qu’il est aux Etats-Unis, MURAT s’ouvre aux autres … Dans cette vile cosmopolite, il peint et retrouve peu à peu le goût de l’écriture. Aux Etat-Unis toutes les « diversités » se croisent … plus encore la nuit ou Jean-Louis fréquente les bars à musique à la recherche de musiciens pour son futur album. Il nous chante « Washington », mais nous  mène en « Indochine » … nous parle des « Kurdes » … évoque tel ou tel … dont certains figurent ci-après …

« Ou vous met-on l’Indochine ?

Et le corps de Lumumba ?

Alors toujours à l’émouchine ? ».

(…)

  • LUMUMBA  : De son prénom Fabrice. Il est considéré comme le père de l’indépendance du Congo Kinshasa. Il a été assassiné le  17 janvier 1961 au Katanga. Alors qu’il est 1er ministre, il est arrêté, torturé et fusillé par des soldats Belges en présence de ministres Katangais. Son corps est découpé en morceaux puis enseveli dans un fut d’acide sulfurique.

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  • Emouchine : Répulsif administré aux chevaux pour lutter contre les piqûres d’insectes, les démangeaisons.

***

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Extrait de « Washington »

 (Live Muragostang/2000).

(…)

« Ou met-on la Mer d’Aral ?

Ou vous couche-t’on Pénélope ? ».

(…)

  • Mer d’Aral : Située en Europe Orientale sur la frontière entre le Kazakhstan au nord et l’Ouzbékistan au sud. Elle est alimentée par les eaux de deux fleuves : « L’Amou Daria » et le « Syr Daria ». Mais les prélèvements effectués pour irriguer les champs de coton et les rizières ont réduit à peau de chagrin la mer d’Aral.

Le mer semble si loin … les bateaux sont sur le sable … et si c’était là un résumé de nos sociétés modernes ???

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Une cartographie tellement explicite …

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  • PENELOPE : Dans la mythologie Grecque PENELOPE  est la fille d’ULYSSE dont elle a un enfant : TELEMAQUE. Pendant les 20 ans que dura la guerre de TROIE, où ULYSSE fut absent, la belle PENELOPE dut repousser toutes les avances de ses prétendants dont certains lui firent croire qu’ULYSSE était mort au combat.

Pénélope peinte par BOUGUEREAU …

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Extrait de « Washington »

(Live Muragostang/2000).

(…)

« Ou vous met-on OCHALAN ? ».

(…) 

  • OCHALAN : Né le 4 avril 1949 dans le village d’Omerli, il est le fondateur du parti des travailleurs du Kurdistan (P.K.K.). OCHALAN veut dire : « celui qui se venge ». Considéré comme « terroriste » OCHALAN est arrêté au Kenya le 15 février 1999. Il a été condamné à mort par la justice Turque, décision commuée en peine de prison à vie.

Ochalan …

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***

Extrait de « Au pays de Giscard »

(Black session Rennes le 1er décembre 1999).

(…)

« J’ai eu la visite de Johnny

Il fait des fèves au lard du Canada 

J’en suis tout flagada« .

(…)

  • Flagada : Qui a perdu toute vigueur, raplapla. Je n’ai plus de force, je suis fatigué.

***

Extrait de « Au pays de Giscard »

(Black session Rennes le 1er décembre 1999).

(…)

« Ils veulent nous construire un genre d’usine

Un truc affreux, en fer que veut Giscard.

Je te jure, quels tocards« .

(…)

  • Tocards : Employé comme adjectif, signifie : démodé, sans valeur, laid, de mauvais goût, sans charme, sans attrait physique ni intellectuel.

Employé comme nom commun, est considéré comme un terme injurieux. S’applique à une personne de peu de valeur, un rival médiocre et incapable. On dit de lui que c’est un « loser » un « tocard » … Se dit également d’un cheval de course qui n’a aucune chance de victoire.  A titre d’exemple les synonymes sont : minable, nul, minus, tarte …

*** 

Extrait de « Verseau »

 (Inédit de la tournée Vénus – 1993-1994/ Murat live 1995).

(…)

« J’étais je te jure innocent

De tout ce fatras qui empoisonnait l’adolescent ».

(…)

  • Fatras : Hamas de choses hétéroclites, grand désordre.

Mot vieux qui était fréquemment usité par les grands auteurs je cite :

VOLTAIRE  : « Je déteste le fatras et le petit, et tout ce que je vois ailleurs est petit et fatras ».

CORNEILLE : « Et je fais banqueroute à ce fatras de lois ».

ROUSSEAU : « Il accumule cent fatras dans sa mémoire ».

Madame DE SEVIGNE« Que je pleure ma fille de lire tout ce fatras de bagatelle ».  

 

 ***

Extrait de « Verseau »

(Inédit de la tournée Vénus – 1993-1994/ Murat live 1995).

(…)

« Tu n’as rien tenu de tes promesses,

Tu n’est qu’un connard« .

(…)

  • Connard : Insulte désignant quelqu’un qui se comporte de façon déplaisante, déplacée, par manque d’intelligence, de savoir-vivre ou de scrupules.

S’applique à un imbécile, une personne stupide.

Trouve son origine dans le mot « con » qui désignait à l’origine le sexe de la femme. Serait-ce la misogynie  masculine qui nous vaudrait cette relation de cause à effet ?

Comme mot dérivé on trouve « connerie » qui s’applique à une bêtise.

Pour expliquer cette insulte je n’ai rien trouvé de mieux que cette phrase : « Tu pleures ? Non, je transpire des yeux … Connard ! ». Je ne connais pas l’auteur … on dirait du …« COLUCHE » ??? 

***

Extrait de « La belle vie »

(Duo chanté avec HOLDEN/2003).

(…)

« Et surtout il est bon de sentier

Qu’en effet pour ce monde intangible

Pour un peu on se dirait presque

Qu’on a la belle vie quand même ».

  • Intangible : Qui échappe au sens du toucher. Qui doit rester intact, qui est sacré, inviolable.  Un principe intellectuel, culturel, moral … auquel on ne peut porter atteinte.

L’auteur de la BD, Scott THOMAS (USA) écrit : « Etre chef c’est quelque chose de tout à fait intangible et d’impossible à définir clairement ».

***

Extrait de « Opéra »

(Inédit de la tournée « A bird on a poire »/2004).

(…)

« Ah tu veux aimer,

Ah tu veux baiser.

Qu’on échange nos candidats

Candidement vers Opéra.

Aime-moi,

Baise-moi ».

(…)

  • Candidement : Avec candeur, naïvement, ingénument. Qui est fait, au vu et au su de tous, sans rien cacher, sans dissimulation. La candeur est la pureté de l’âme. On dit : « Agir avec candeur » et : « Avoir un faux air de candeur ».

Au 16ème siècle le nommé CHARRON  écrivait : « Pourquoi ne sera t’il permis de candidement confesser que l’on ignore ? ».

Quant à Henri DE MONTHERLAND dans son livre : « Pour les morts de Verdun » il écrit : « La volupté est candide comme la mort ».

***

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Extrait de New-Yorker

(Live MURAGOSTANG/2000).

Chanté pour la 1ère fois le 11 novembre 1999 au Trianon, ce titre apparaît sur la face B du single « Au Mont Sans Souci » (2000) ainsi que sur le Live « Muragostang » (2000). MURAT  nous y compte ses pérégrinations à New-York mais surtout loin de l’Auvergne, en compagnie de Laure.

(…)

« Un jour revient le spleen

D’une autre guitare on s’entiche« .

(…)

  • Entiche : Se prendre d’un attachement pour … en l’occurrence la guitare.

Plus largement, s’enticher veut dire : être amoureux de, aimer quelqu’un, prendre un goût exagéré pour quelque chose ou quelqu’un, se passionner pour …

***

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Extrait de « New-Yorker »

 (Live MURAGOSTANG/2000).

(…)

« On traîne les soirs au Tonic

Voir ce Marc EITZEL  qu’on flique« .

(…)

  • Flique : Surveiller à la manière d’un policier. Mettre sous surveillance de façon à connaître ses faits et gestes.

***

Extrait de « 1451″

(Poème/2005).

(…)

« En cavalier mutin

Dans l’interstice étroit ».

(…)

  • Mutin : Personne qui se révolte violemment contre l’autorité. On dit d’un peuple qu’il est séditieux et mutin. CORNEILLE écrit : « Et la vile calmée … n’a plus à redouter le divorce intestin du soldat insolent et du peuple mutin ».

***

Extrait de « 1451″

(Poème/2005).

(…)

« Va la machine aveugle

Aux limites du tuf« .

(…)

  • Tuf : Roche volcanique ou calcaire. Dans ce dernier cas on l’appelle également « travertin » … Cette pierre est poreuse.

Tuf calcaire …

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Le Colisée à Rome dont le tuf volcanique s’effrite …

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Extrait de « Je me donne Youni »

(Inédit MURAGOSTANG – 1999/2000).

(…) 

« De quinte en quinte vers l’azur,

Monte mes chants, mes doux murmures ».

(…)

  • Quinte : Intervalle de cinq notes consécutives. C’est en ce sens que l’emploie JLM.

L’expression « avoir la quinte » veut dire : « avoir les boules » « être dégoûté ».

La quinte désigne aussi la toux qui revenant toutes les cinq heures est caractéristique de la coqueluche.

Lorsque la quinte exprime la fièvre, celle-ci est intermittente et les accès de fièvre reviennent tous les cinq jours.

On parle aussi de « quinteux », il s’agit d’une personne qui se fâche pour rien. On dit : « être sujet à des quintes d’humeur » soit à des caprices. Se dit aussi d’un cheval qui se défend contre son cavalier, qui refuse d’avancer et d’obéir.

***

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Extrait de « Nous nous aimions tant »

(Inédit de la tournée Muragostang V2).

(…)

« Ils diront à Courcy pour l’amour d’une fille

Veuillez noyer mon cœur dans vase des marais.

Nous nous aimions tant, comme on s’aimait Miette,

Nous nous aimions tant, il faut nous séparer ».

(…)

  • Courcy : Il n’y a aucun village Auvergnat qui porte ce nom. Serait-ce alors Jean DE COURCY né en 1340 à Courcy en Normandie.  Il s’agit d’un trouvère et seigneur Normand auteur d’un poème allégorique de plus de 40000 vers écrits à Caudebec entre 1426 et 1428. Il est fort possible que MURAT ait lu ces vers …

***

Extrait de « Tous les chanteurs sont malheureux »

(titre non retenu par F. HARDY/Proposé par BAYON sur Radio Nova 23 5 2010).

 

(…)

« En lai lumineux dans le ciel,

En jour d’avril tout m’appelle ».

(…)

  • Lai : Court poème de la période du Moyen Âge. Se disait accompagné à la harpe.

Selon le « Littré » (1835) il s’agit d’un : « vieux mot qui signifie complainte/doléance et qui était jadis le nom particulier d’une espèce de petit poème ».

Parmi les lais connus il y a ceux de Marie de France (1160 et 1180) qui sont inspirés de vieux contes celtiques.

A partir du 15ème siècle le « lai » est confondu avec le « virelai ».

Le mot « lai » est évoqué par ARAGON dans « Les yeux d’Elsa » (1942) qui écrit : « Et j’ai bu comme un lait glacé/Le long lai des gloires faussées ».

***

Extrait de : « L’envie de vivre »

(Titre proposé à F. HARDY non retenu par elle – Offert sur MySpace 2011).

(…)

« Le goût de vivre

Eteint ses braises au matin

L’amour du Christ

N’augure rien de bon ».

  • Augure : Au sens premier : prêtre chargé dans l’Antiquité Romaine de prédire l’avenir. A pour synonyme : devin. 

Au sens second : signe qui semble présager l’avenir.  Une expression courante dit  : « Oiseau de mauvaise augure ».

Les augures étaient les interprètes des volontés de Jupiter. Rien ne se faisait sans leur avis.

Nos grands écrivains classiques ont souvent employé ce mot. Jean RACINE  écrit : « De ce soupir faut-il que j’augure ? ». Plus proche de nous, l’écrivain Georges SANTAYANA  écrit : « Le fait d’être né, augure mal de l’immortalité ».

***

Extrait de : « L’envie de vivre »

(Titre proposé à F. HARDY non retenu par elle – Offert sur MySpace 2011).

(…)

« En fumée noire

Un même jeu nous attend

Entre nos vies

Que tout reste incandescent« .

(…)

  • Incandescent : Qui est rendu lumineux sous l’effet de la chaleur. C’est le cas des braises.

L’incandescence est un phénomène physique  caractérisé par l’émission de lumière d’un corps soumis à de très fortes températures.

***

Extrait de « Tant qu’il y aura des hommes »

(Projet Svoboda).

Tous les titres du projet « Svoboda » ont été enregistrés à la « Sacem » avec pour auteur Marie MOOR.  Quatre de ces titres ont été offerts par Jean-Louis MURAT et Denis CLAVAIZOLLES en qualité de compositeurs. Le site MURATEXTES inclue ces quatre  titres sur sa liste avec la mention « Offert par JLM ». La lecture de ces textes laisse apparaître d’évidence l’écriture de l’Auvergnat. A tout le moins MURAT  aura donné un coup de main à la belle « ingénue » Au risque de froisser certains caciques, j’inclue donc ces titres au listing du dictionnaire « Muratien »

(…)

« Tant qu’il y aura des hommes

Mon cœur ne cessera de battre.

A genoux, les mains dans le plâtre,

Mon cœur n’aura cesse de battre,

Aussi doux que le feu dans l’âtre« .

(…)

  • Âtre : Endroit de la cheminée où l’on fait le feux et autour duquel se déroulait la vie de la famille. A pour synonyme le mot « foyer ».

Pour le dictionnaire « Larousse » ce mot désigne la partie de la cheminée où l’on fait le feu.

Un proverbe Chinois dit : « Le fils naît tourné vers l’âtre, la fille tournée vers la porte ».

Un dicton Français énonce : « Quand le feu dans l’être brille, il fait bon fêter la famille ».

***

Extrait de « Tout donné au soleil »

(Projet SVOBODA).

(…)

« Mon ONEGUINE, mes craies sanguines ».

(…)

  • ONEGUINE : Il s’agit sans doute du plus célèbre roman de la littérature Russe, écrit par POUCHKINE dont MURAT  est féru.  Il s’agit d’une encyclopédie de la vie Russe dont le principal héros est ONEGUINE dandy de Saint Pétersbourg. Paru en éditions partielles entre 1825 et 1832, l’édition complète est disponible en 1833.

L’œuvre disponible en format livre de poche …

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(…)

« Mes parfums capiteux, mes sanglots étouffés,

J’ai tout donné au soleil ».

(…)

  • Capiteux : Dérivé de « caput » qui veut dire « tête ». Ce qui est « capiteux » vous monte à la tête, est enivrant. C’est le cas de l’alcool, des parfums, ou des femmes dont on peut dire que la beauté est « capiteuse ».

(…)

« Oui, j’ai tout donné au soleil.

Mes grimoires, mes petits matins,

Mes adages, icônes, belles images ».

(…)

  • Grimoires : Vieil ouvrage initiatique de magie, de sorcellerie. Altération de l’ancien Français : « grammaire ». Au sens littéraire il s’agit d’un livre illisible, d’un écrit indéchiffrable.
  • Adage : Maxime, sentence populaire ancienne. Enonciation brève et frappante d’une règle de conduite, empruntée au droit coutumier ou écrit (exemple : « Nul n’est censé ignorer la loi »).

(…)

« J’ai tout donné, éparpillé,

Enfourché l’arc-en-ciel,

Mes exhaussements, mes prières ».

(…)

  • Exhaussements : Donner de la hauteur à ce qui a déjà de la hauteur. Tel que l’emploie MURAT c’est s’élever par un comportement irréprochable, des prières …

***

Extrait de « La main gauche de la nuit ».

(Projet SVOBODA).

« Les yeux d’un gitan quelque part,

Une homélie, au au-revoir,

Une rencontre sur un trottoir,

C’est la main gauche de la nuit ».

(…)

  • Homélie : Nous vient du latin ecclésiastique « homilia » qui  signifie « réunion » puis « conversation ». Au 12ème siècle le mot s’écrivait « omélie ».

De nos jours, l’Eglise définit l’homélie comme étant la méditation et les commentaires sur les lectures publiques lues lors de la messe. En clair il s’agit du discours expliquant l’Evangile. L’homélie correspond au sermon.

Au sens figuré, c’est en  ce sens que l’emploie MURAT, ce mot signifie : discours moralisateur qui engendre le plus souvent l’ennui et le désintérêt.

(…)

« La faucheuse en reste ébahie« .

(…)

  • Ebahie : Selon le « Littré » c’est : « Etre jeté dans un grand étonnement ». On dit que l’ébahi est celui à qui l’effet de surprise fait ouvrir la bouche. L’ébaudi étant celui que l’étonnement fait balbutier.

(…)

« C’est le côté raisonnable,

Le nec plus ultra adorable,

Que certains se sont interdits.

Retiens la main gauche de la nuit ».

(…)

  • Nec plus ultra : Selon le « Robert », cette expression recouvre ce qu’il y a de mieux. D’une manière générale, dans le langage actuel, cette formule exprime en général l’idée de perfection, il est impossible d’aller plus loin puisque c’est parfait.

La mythologie et les 12 travaux d’Hercule sont à l’origine de cette expression. En effet, la légende des colonnes d’Hercule veut que ce dernier,  lors de son dixième travail, sépare le Mont Calpé et le roche Abyla pour commémorer son passage dans la région ou l’Atlas soutenait le monde. Cette faille créée par la puissance des poings d’Héraclès, permit à la Méditerranée de rejoindre l’océan Atlantique et sépara, de ce fait, le continent Africain de celui Européen. Les colonnes apparues lors de la création du Détroit de Gibraltar, représentèrent pour HERCULE, les limites du monde Antique. C’est pourquoi, il y grava les motifs  : « NEC PLUS ULTRA » afin que nul mortel ne s’aventure : « plus loin, au-delà ».

Dans un premier temps donc, « nec plus ultra » voulait dire : « Pas plus loin, rien au-delà » pour exprimer de nos jours l’impossibilité de faire mieux.

***

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Extrait de « Amour n’est pas querelle »

 (Toboggan/2013).

(…)

« Du troupeau la génisse

Dans ta fougère dorée

La beauté du visage

Qui se hâte d’aller.

Que je meure à l’instant

Si la chose a un terme

La saison est passée

Ne cherche pas querelle ».

(…)

  • Génisse : Ce mot n’a plus cours sous les préaux des écoles, y compris dans celles dites rurales. Hélas … Des mots qui se meurent c’est un monde qui s’en va …

La « génisse » est une jeune vache qui n’a pas encore eu de veau … qui n’a pas été « couverte par le taureau » … Il s’agit là d’une expression que j’ai souvent entendue enfant, dans la bouche de ma mère. Jean DE LA VEPRIE  en 1498 dans son lexique des « Proverbes communs » écrit : « Il est avis à vieille vache qu’elle ne fut jamais génisse » … Autre formule de Jean DE LA VEPRIE« Les vieilles mégères oublient qu’elles ont été jeunes »

MURAT évoque également, non sans malice la « fougère dorée »« la beauté du visage/Qui se hâte d’aller » …  Voilà un endroit bien mystérieux « qui se cache sous les jupes des filles » … si le malheur voulait qu’on ne puisse plus y aller … MURAT  décline : « Que je meure à l’instant » !

***

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Extrait de « Le chat noir »

(Toboggan/2013).

(…)

« Le chat noir pris dans le vent,

Passe sa vie en cabriolant« .

(…)

  • Cabriolant : Participe présent du verbe « cabrioler ». A pour synonymes : batifolant, bondissant, caracolant, folâtrant, sautant …

Faire des cabrioles c’est sauter sur soi-même en se retournant.

le « Larousse » indique :

1- « Saut agile que l’on fait sur soi-même en se retournant ».

2- Familièrement, désigne une manière d’agir adroite pour se tirer d’affaire par un faux fuyant.

3- Au figuré : veut dire « folâtrer » ou « badiner ». Par extension signifier « faire l’amour » ou plus vulgairement : « s’envoyer en l’air ».

Dans son livre « L’assommoir » ZOLA  écrit : « La petite Madame VIGOUROUX  faisait la cabriole du matin au soir dans son charbon ».

D’ailleurs, ce « chat noir » ne serait-ce pas Jean-Louis BERGHEAUD  ??? Passant sa vie de cabrioles en cabrioles sous entendu dans tous les sens … pirouette cacahuète …

Louis DUMUR  dans son livre « Petits aphorismes de l’esprit » « écrit en 1892 : « L’esprit der la femme voltige, celui de l’homme cabriole ».

***

toboggan12

Extrait de « Robinson »

 (Toboggan/2013).

(…)

« A qui va perdre le nord

N’oublie jamais ton azimut« .

(…)

  • Azimut : Angle formé par le plan vertical d’un astre et le plan méridien du lieu. de façon plus générale et compréhensible, l’azimut correspond à la direction, à prendre, à suivre. dans son livre « Le métier de lire » le critique Bernard PIVOT  parle d’une « culture tous azimuts ».

(…)

Où sont tes jalons naturels

Quel village où suis-je égaré

Nu dans la grande transhumance

Reste aux lois de la gravité.

Robinson … »

(…)

  • Robinson : Daniel DEFOE publie « Robinson CRUSOE » en 1718, soit un an après la réédition des aventures de SELRIK, un marin Ecossais qui a vécu seul sur une île pendant 4 ans. Robinson vivra la même solitude que SELRIK durant 25 ans, avec pour seuls compagnons : deux chats, un chien et un perroquet, lequel aura ainsi l’occasion de s’initier à l’Anglais ! Ce Le roman de Robinson oppose les gens civilisés, ceux auxquels on ne peut se fier et ceux, avec qui on ne peut communiquer puisqu’ils n’ont pour parole que celle des « sauvages »

Illustration de Robinson perdu sur l’immensité de l’eau … 

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Par cette chanson Jean-Louis MURAT nous parle de « ROBINSON », homme perdu, livré à lui-même dans un monde qui ne sait où il va, qui a perdu tous repères … C’est notre monde. En  bon père de famille Jean-Louis MURAT invite Justine et Gaspard à apprendre à : « s’orienter de nuit »« s’orienter de jour »

***

toboggan13

Extrait de « Extraordinaire Voodoo »

(Toboggan/2013).

(…)

« Belle amie la carmagnole

Transfuse-moi ton Dieu ».

(…)

  • Carmagnole : Chanson révolutionnaire créée en 1792 au moment de la chute de la monarchie. Selon certains, l’air viendrait du Piémont. Pour d’autres ce chant trouverait son origine parmi les ouvriers du port de Marseille. Il s’agit de l’hymne des sans-culottes. L’auteur n’est pas connu. D’aucun en attribuent la paternité au citoyen BIRARD  et d’autres à Madame ROLAND. Cette chanson des « barricades » a été interdite par BONAPARTE  en 1799.

Les paroles de cet air vont évoluer au fil des ans et des évènements politiques.

A l’origine on a ces paroles :

« Monsieur véto avait promis (bis)

D’être fidèle à sa patrie (bis)

Mais il y a manqué

Ne faisons plus quartier ! »

« Dansons la carmagnole !

Vive le son (bis)

Dansons la carmagnole !

Vive le son

Du canon ! ».

ROBESPIERRE  est guillotiné … et  voici qu’on nous chantre la carmagnole de FOUQUIER  TINVILLE  :

(…)

« FOUQUIER TINVILLE avait promis

De guillotiner tout Paris

Mais il a menti

Car il est raccourci

Vive la guillotine ! ».

(…)

En 1869 on chante à Paris :

(…)

« Que demande un républicain (bis) ?

La liberté du genre humain (bis) ».

(…)

En 1883, deux nouveaux couplets sont rajoutés :

(…)

« Au jour de la révolution (bis)

Tous les moyens nous seront bons (bis)

Le pétrole à tonneaux

Tous les engins nouveaux.

Et pour aller plus vite

Vive le son (bis)

Pas mal de dynamite

Vive le son

Du canon ! ».

« Que faut-il au Républicain (bis)

Le châtiment de tout gredin (bis)

Des griffes aux cafards

La cravache aux mouchards.

Aux dictateurs la bombe

Vive le son (bis)

Aux dictateurs la bombe (bis)

Vive le son

Du canon ! ».

(…)

Il semblerait que ces dernières paroles soient l’œuvre de Pierre PROTOPKINE révolutionnaire Russe cité dans la chanson « Voodoo simple ». Ces deux titres auraient pu n’en faire qu’un …

***

toboggan17

 Extrait de « Extraordinaire Voodoo »

(Toboggan/2013).

(…)

« Miss Popeline, mazette

Mais moi j’existe aussi ».

(…)

  • Popeline : Déformation de « papeline » car ce tissu a été créé dans la ville papale d’Avignon. La popeline est en effet une toile qui présente une côte fine et serrée. Elle est absorbante, souple et légèrement soyeuse. Elle est employée pour fabriquer des chemises, des corsages ou des robes.
  • Mazette : mot familier qui exprime l’admiration ou l’étonnement. Dans les années 60/70 ce mot qui n’était pas un « gros mot » était souvent employé dans les cours d’école … y compris en Bretagne.

Le sens premier de « mazette » s’applique à un « mauvais petit cheval ». Au sens figuré » ce mot s’applique à une personne sans force ou inhabile.

***

toboggan16

Extrait de « Extraordinaire Voodoo »

 (Toboggan/2013).

(…)

« Quel pauvre Ulysse à la con ».

(…)

  • Ulysse : Ce fils de LAERTE et d’ANTICLEE  est l’un des héros les plus célèbres de la mythologie Grecque. Marié à PENELOPE dont il a un fils appelé TELEMAQUE. ULYSSE  est le personnage principal de l’ODYSSEE. Cette histoire relate le retour chez lui d’ULYSSE après la guerre de TROIE, dans laquelle il a joué un rôle déterminant. IL met 10 ans à revenir sur l’île d’ITHAQUE pour y retrouver PENELOPE qu’il délivre de ses prétendants dont son propre fils TELEMAQUE.

Portrait d’Ulysse par INGRES  (1850)

ulysse_ingres1850-266x300

***

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Extrait de « Voodoo simple »

(Toboggan/2013).

(…)

« Dans son gras de lapine

Puis par les sens la joie

D’aimer lire PROPOTKINE« .

(…)

  • KROPOTKINE : Pierre KROPOTKINE est né à Moscou en 1842. Membre de la maison royale des Rurick, le jeune prince est admis à 15 ans dans le corps des pages, puis il rentre à l’école militaire où il reste jusqu’à ses 20 ans.  Au lieu d’accepter un grade dans la garde impériale, auquel son rang lui donnait droit, il s’engage dans le corps des Cosaques de  l’Amour, comme aide de camp du général de la Transbaïkalie. en 1867, désabusé, il quitte l’Armée et entreprend des études de mathématiques et de géographie à Saint Petersbourg. A partir de 1872 il intègre la fédération Jurassienne et participe à la première Internationale. De retour à Saint Petersbourg, il milite clandestinement. Il est fait prisonnier et s’évade. Il trouve refuge en Grande Bretagne et s’établit en France où il publie plusieurs ouvrages politiques. Il fonde même le journal « Le révolté » dont le 1er tirage est de 2000 exemplaires. En 1885 il participe aux grèves des soieries de Lyon. Il est arrêté et emprisonné à Clairvaux. Il ne doit qu’à Victor HUGO d’être amnistié en 1886. Il s’installe définitivement en Angleterre avant de retourner en Russie en 1917. Il refuse un poste de ministre. il adopte une attitude critique vis à vis du Bolchévisme et notamment à l’égard de Lénine. Il meurt en février 1821.
  • Nota: Je n’ai pas trouvé trace de TROPOTKINE … mais de KROPOTKINE  … Alors erreur de frappe ou pas (???) …

KROPOTKINE par NADAR …

kropotkin_nadar2-300x297

 Ce révolutionnaire à écrit : « Les libertés ne se donnent pas, elles se prennent » puis : « Le mot Etat est identique au mot guerre ».

***

toboggan special

Extrait de  »L’eau de la rivière »

(Toboggan spécial/2013)

(…)

« Fini les frontières

Pauvres dadais

L’eau de la rivière

Vient t’apprendre à nager ».

(…)

  • Dadais : Nigaud, jeune homme gauche.

C’est Léo FERRE qui, dans : « L’inconnue de Londres » nous chante : « Je restais là comme un dadais/Elle était belle comme un cygne/Et moi j’avais une de ces guignes/Ca n’étais pas ce que je croyais ».

***

Extrait de « Loï en 14″

(Toboggan spécial/2013)

(…)

« Palissades fossés profonds

Pastoureaux tous ayez pitié

Voilà le chant mort des bergers »

(…)

  • Pastoureaux : De prime abord j’ai pensé à « berger » mais le propos guerrier de MURAT ne semblait pas approprié avec cette version. Une nouvelle fois MURAT est allé chercher dans notre histoire les mots de ses chansons. Ce « pastoureau » en est un parfait exemple. Lors de 7ème croisade, Louis IX de France dit Saint Louis s’empare de la ville de Mansourah. Une épidémie de peste l’oblige à rester su place. Il est fait prisonnier ainsi que deux de ses frères. Nous sommes en 1250. En France cela provoque un vif émoi. En Picardie, un certain « Job » ou « Jacob » (moine de Citeaux), qui se fait appeler Maître Jacques de Hongrie, fait lever des troupes pour libérer le roi. Maître Jacques réunit autour de lui  des milliers de bergers et de paysans. Il s’empare d’Amiens. Il prétend qu’il a le pouvoir d’absoudre les péchés. Il s’attaque au clergé en place avec beaucoup de véhémence. D’Amiens il se dirige vers Paris. Le reine Blanche de Castille espère que ces hommes vont libérer la Terre Sainte. A l’époque, le mot « pastoureau » veut dire berger. Cette croisade prend le nom de « Pastoureaux ». Ce mouvement est défait par les milices Bourgeoises.

En 1320, deux ecclésiastiques Normands qui disent avoir été « choisis par Dieu » font renaître le mouvement avec l’objectif de libérer la Terre Sainte. Ce mouvement est antisémite. Lorsque ces troupes arrivent dans une ville, ils tuent les Juifs qui refusent de se convertir. C’est ainsi que des massacres ont lieu à Castelsarrazin et Châteaux Narbonne. Finalement, le Pape Jean XXII fait échec à ce mouvement. Le sénéchal de Carcassonne disperses les pastoureaux.

La croisade des « Pastoureaux » …

pastoureaux

***

 

 

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