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- 1 – 4 – Dictionnaire « Muratien » … Les mots rares … ou d’usage peu courant … les mots oubliés … (4ème partie) …

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Extrait de « Le berger de Chamablanc » (En plein air/1991).

(…)

« Viendrez-vous aux fêtes

De la Saint Jean

Nous rejoindre comme avant ? »‘.

(…)

  • Saint Jean : Le « Jean » chanté par MURAT est surnommé « Le baptiste ». Il est prédicateur en Judée du temps de Jésus de Nazareth. Dans la foi chrétienne il est celui qui a annoncé la venue de Jésus. Il mène une vie plus que frustre, ne se nourrissant que de sauterelles et de miel sauvage. Jean est installé sur les bords du Jourdain. Il y pratique le baptême de repentir pour la rémission des péchés, par immersion dans l’eau. Jésus se présente à lui pour être baptisé. Il lui dit : « C’est moi qui ait besoin d’être baptisé par toi ». Jean demande à ses disciples de suivre Jésus.

Hérode, tétrarque de Galilée et de Pérée fit arrêter Jean. Pour faire plaisir à Salomée, il fit décapiter Jean dans sa prison, fit placer sa tête sur un plateau pour la présenter à Salomée, qui l’offrit à sa mère Hérodiade.

Le baptême de Jésus par Jean le Baptiste …

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Dans nos pays,  la fête de la Saint jean (le baptiste) se déroule le 24 juin … Proche du solstice et donc de l’arrivé de l’été se sont les jours les plus longs de l’année, depuis l’antiquité on allume un immense feu symbolisant : la lumière, les moissons, la purification, la fertilité et l’abondance accompagnées de joie, de chants ou de prières.

En pays de montagne, la St Jean est l’une des rares dates où les bergers oublient leur travail pour quelques heures et pensent à s’amuser. Le berger de Chamablanc n’est autre que le grand-père du p’tit BERGHEAUD. Cette magnifique chanson est un hommage rendu à cet homme qu’il a tant aimé !

En Bretagne la fête de la St Jean se résume le plus souvent à un feu de bois où chacun vient rire, boire et danser. En Auvergne il en va de même. Voici le transcrit qu’il en est fait sur un Blog qui a pour titre « Regards et vie d’Auvergne »

« A Marat et les environs, on va, le jour de la Saint-Jean, voir le lever du soleil au sommet de Pierre-sur-Haute. Et les paysans disent : « Nous allons voir le chaudron !  (pouiro) » Parce-que, disent-ils, ce jour-là l’astre se lève sans éclat, noirci comme un chaudron ».

Pierre sur Haute …

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« A Giat, on va le même jour, voir le soleil au sommet de la butte de Saint-Michel dans la creuse. On dit que le soleil danse en se levant ».

Carte postale de GIAT … Place de l’église …

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« A Gerzat, on dit qu’on voit lever trois soleils à la fois, ou trois morceaux de soleil ».

« A Gerzat, comme partout ailleurs, existent les feux de la Saint-Jean, mais le prêtre ne les bénit pas. Seulement, durant la semaine qui suit la Fête-Dieu, chaque maison fait bénir, le soir, une couronne de fleurs à l’église. Elle servira à préserver du tonnerre, les jours d’orage, en jetant quelques fragments dans le feu, et en aspergeant la maison d’eau bénite ».

 Gerzat … vieilles pierres

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« Près de Clermont, est la côte des « Neufs soleils » ».

 Le quartier des « neufs soleils » est situé au Sud-Est de la ville de Clermont-Ferrand.

« Sur la plaine de Chavaroche, les habitants de Châteaugay élèvent un bûcher, le soir de veille de la Saint-Jean. Chacun y contribue par un certain nombre de bûches, on l’entoure de branches de cerisiers et de groseilliers portant des fruits. Le prêtre sort, la nuit, en procession de l’église. Tous les assistants ont un bouquet à la main, composé de fleurs de la Saint-Jean (lierre terrestre), d’herbe de la Saint-Jean (fenouil), et de feuilles de noyer. On doit les cueillir le matin avant l’angélus. Le prêtre vient bénir le bûcher et les bouquets, puis il y met lui-même le feu. On ne chante, ni on ne danse. C’est là une cérémonie essentiellement religieuse ».

 Homme de pierre … Puy Chavaroche …

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« Chacun conserve les fleurs et les feuilles bénites. On jette même du fenouil dans le feu. On doit dans la suite, s’en servir contre plusieurs maladies, mais surtout contre les coliques ».

« A la Saint-Jean, le dimanche, on pend à un fil ou une ficelle une poupée d’homme et de femme, on danse, on rit, puis on met le feu aux mannequins qui sont suspendus en l’air et qui brûlent au grand plaisir des spectateurs ».

« A Saint-Amant-Tallende, on fait un mannequin en papier que l’on gonfle d’air chaud, comme un ballon, on y met des pétards. Ceci a lieu pour la Saint-Gall ».

Le vieux pont à St Amant Tallende …

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« A Veyre-Monton, on porte du thym au feu de joie de la Saint-Jean, ou à la procession ».

Carte postale de Veyre Monton … sur la route de Clermont …

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« A Clermont, les paysans vont allumer le jour de la Saint-Jean, des feux de joie sur les hauteurs voisines, Chanturgues, les côtes ».

« On disait aussi qu’au matin de la Saint-Jean, le soleil semble hésiter à se lever, on le voyait bondir et rebondir dans le lointain  à la surface des prés ».

« A Pardines,  le 22 juin 1737, un orage considérable avait détrempé le terrain, le lendemain 23, à neuf heures du soir, pendant que les habitants s’étaient portés à une extrémité du village, pour jouir du spectacle des feux de la Saint-Jean, l’éboulement commença, et l’absence des habitants leurs sauva la vie, aucun ne périt ; cet éboulement se fit par parties, et continua les jours suivants jusqu’au 25 juin ».

Pardines … parc du Livradois Forez …

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« Pendant le feu de la Saint-Jean, les amoureux se devaient de sauter par-dessus le brasier pour que la flamme de leur amour soit éternelle ».

« La tradition veut aussi que se soit la dernière mariée de la commune qui allume le feu ».

***

Extrait de « Le berger de Chamablanc » (En plein air/1991).

(…)

« D’estives rentrent

Les troupeaux.

Nous manquons toujours

Beaucoup d’eau ».

(…)

  • Estives : Période de l’année où les troupeaux paissent dans les patûrages des montagnes. Par métonymie, ce sont aussi les patûrages, un espace naturel et prolifique. Voilà pour la définition dite   »générale ».

On peut également la qualifier ainsi : surface toujours en herbe, constituée par une unité géographique d’un seul tenant (au moins 10 hectares), utilisée de mai à octobre pour la patûrage des animaux, par un séjour prolongé sans retour journalier sur les lieux d’hivernage (siège d’exploitation). Elle se situe le plus souvent au dessus de la zone d’habitation permanente.

20% du territoire du parc des volcans d’Auvergne sont des estives soit 80.000 hectares.

Estives dans le massif du Sancy …

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***

Extrait de « Dordogne » (En plein air/1991).

(…)

« Je rêve en secret

Au pied du rocher

A Vendeix« 

(…)

« Mon coeur étonné

Revit ses étés

A Vendeix« .

(…)

  • Vendeix : Vu par ailleurs, je ne vais donc pas m’y attarder. Ou plutôt, je vais essayer de vous faire mieux connaître cet endroit si cher à jean-Louis BERGHEAUD  au travers d’un écrit qui date des années 1800. Il s’agit des « Mémoires de la classe des sciences mathématiques et physiques de l’Institut de france » (Années 1813 – 1814 – 1815). Voici ce qu’ils disent : « La roche Vendeix, à l’Ouest du plateau de Chamablanc. Ce rocher très remarquable et d’un aspect très pittoresque, n’est accessible que d’un côté, et au moyen d’un étroit passage, autrefois pratiqué de main d’homme. Sa cime a été couronnée d’un chateau dont il n’existe plus rien. Il fut détruit en 1330, après le long siège qu’y soutint un certain Mérigot MARCHES, se qualifiant roi des compagnies, et depuis long-temps la terreur de l’Auvergne; la tradition s’en est conservée dans le pays, et la Roche Vendeix y porte encore le nom de roche du « Siège ».

C’est une immense pyramide de  basalte prismatique. Ses prismes sont de petit diamètre, mais très allongés, et produisent un effet singulier du côté du couchant, où ils ont plus de régularité. On trouve au bas l’escarpement beaucoup de fragments bulleux.  La roche pose sur les brèches ponceuses ».  

Suit un numéro de cotation (110) sous lequel on peut lire de surcroît :

« Vendeix : village composé de hameaux épars. Hameau principal, sur le penchant occidental de Chamablanc (n° 18) ».

« Chez Gendron; maison unique placée du même côté ».

« Chez Ramade; au pied de la roche Vendeix (n° 71).

A la cotation (111) il est indiqué :

« Pont de Vendeix, pont sur le chemin de La Tour. »

Dans un autre document intitulé« Topographie du Puy de Dôme » daté de 1829 signé J.B. BOUILLET on peut lire :

« 52 Roche Vendeix, à l’Ouest du plateau de Chamamblanc … 1172 mètres »

« 56 Vendeix, village composé de plusieurs hameaux, au hameau principal  … 1113 mètres ».

Il s’agit là de citer l’endroit et d’indiquer l’altitude à laquelle il se trouve.

La roche Vendeix dessin … 1816 …

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***

Extrait de « Dordogne » (En plein air/1991).

(…)

« Pluie sur Chamablanc

Début du printemps

Dordogne ».

(…)

  • Chamablanc : Lieu-dit situé sur la commune de La Bourboule (63). J.B. BOUILLET  nous indique : « 46 Plaine de Chamablanc, à son extrêmité  septentrionale …  1249 mètres ». Quant aux étudiants de l’institut de France ils écrivent :  « La plaine de Chamablanc, qui est une montagne et non une plaine, succède au plateau de Bozat dans la même direction, mais non dans le même plan d’inclinaison, et l’on descend brusquement de l’un à l’autre ».

***

Extrait de « Dordogne » (En plein air/1991).

(…)

« Source de ma vie

Neige sur le Sancy

Dordogne ».

(…)

  • Sancy : Le point culminant en est le Puy de Sancy avec sesz 1885 mètres. Il était autrefois appelé « Puy de la Croix » en raison d’une croix monumentale située à son sommet. Le nom actuel est  dérivé de la Saint Sixte (6 août) qui marquait autrefois la date d’un pélerinage important au sommet de la montagne où se rendaient les habitants des communes avoisinantes. En patois local on dit « Pé de San Chi ». La communauté de communes de Sancy comprend 11 villes dont : La Bourboule – Mont Dore – Murat le Quaire – Chastreix – Chambon sur Lac – Saint Nectaire – Murol …

En définitive pour nous parler de ce pays, rien de mieux que quelques images …

Arrivée par la route …

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Lac Chambond …

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Route menant à la Croix Robert …

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Lac Chambond vu de la Croix Robert …

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Le sommet du Sancy …

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Escalade dans le Sancy …

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Escalade …

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Escalade …

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  ***

Extrait de « Terres de France » (En plein air/1991).

(…)

« Les paysans chantent

Loin d’Anatolie,

De Sibérie.

C’est la rumeur errante

De leur désespérance ».

  • Anatolie : Partie Asiatique de la Turquie, entre la Méditerrannée, la mer de Marmaran et la mer Noire.

L’Anatolie a vu s’épanouir plusieurs civilisations et ce, dès la préhistoire. Nombre de personnages ou de lieux de la mythologie y sont nés. Le plus célèbre étant « TROIE » situé à l’Ouest de l’Anatolie qui s’appelait « TROADE » … 

Carte de l’Antiquité et noms d’époque …

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Les Romains pénètrent pour la 1ère fois dans ce pays en 189 avant Jésus Christ. Ils n’en font la conquête complète qu’au 1er siècle de notre ére.

Aujourd’hui, 98 % des Anatoliens sont des Musulmans. le Turc y est la langue parlée. Une importante communauté Kurde se trouve dans le Sud-Est de le région près des frontières de l’Iran et de l’Irak. On y parle le Kurde.

 Carte de l’Asie Mineure et références mythologiques …

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Jean-Louis BERGHEAUD, sa première vocation était d’être prof d’histoire géo. Dans la mythologie il va chercher nombre de ses références. Alors « Anatolie » c’est surement pour la rime, mais c’est également pour rappeler ceux que nous devons à ces civilisations passées. Et « Sibérie » ??? Pour la rime aussi … mais également pour rendre hommage  aux victimes du goulag … MURAT  est un homme cultivé, il le montre à longueur de temps sans pour autant tomber dans l’esbrouffe …

***

Extrait de « Miura » (Maxi CD Le cri du papillon/2003).

(…)

« Voilà le fond du tunnel, c’est vertigineux,

Entendez-vous l’appel, tout est giboyeux« .

(…)

  • Giboyeux : Abondant en gibier. Cet adjectif est dérivé d’un mot ancien, le verbe « giboyer » qui voulait dire chasser.

***

Extrait de « Jeune pluie sur le chardon » (Maxi CD « Sentiment nouveau »/1991).

(…)

« Tes gestes ont raison.

Au réveil ils me défont,

Au manège sans souci

Où se défait ma vie,

Ma vie de scieur de long« .

(…)

  • Scieur (de long) : Le scieur de long est une personne dont le métier consiste à débiter avec une scie des troncs d’arbres dans leur longueur.

Justement, quel est leur vie ? Ils débitent des longues pièces de bois « dans le sens du fil »  pour obtenir des planches, des plateaux, des poutres, chevrons ou voliges. Ils interviennent pour la construction d’un  hangar, d’un château, mais également d’une barque ou d’un bateau.

Des scieurs de long en action …

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On distingue les :

  • « sédentaires » qui travaillent à proximité de leur résidence.
  • « itinérants » allant par deux dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres.
  • « ambulants » n’ayant pas de résidence fixe et parcourant donc la campagne.
  • « immigrants »chassés de leur pays.
  • « migrants » ou « émigrants » qui venaient surtout du Massif Central.

Les départs en campagne ont lieu le 8 septembre à Notre Dame ou le 29 à la St Michel, les retours s’effectuant à la St Jean d’été le 24 juin. Ils partent en groupe. Avec un chef d’équipe. Chacun a son rôle établi à l’avance. Les gains sont partagés à la fin de la campagne. A distinguer toutefois :

  • « le chevrier » qui manie l’extrêmité supérieure de la scie.
  • « le renardier » maniant la partie inférieure.

Les équipes se déplacent de chantier en chantier. Les travaux de l’été terminés (foin ramassé, récoltes engrangées, bois fendu et rentré) début ou fin septembre selon le cas, les scieurs de long sont donc sur le départ. Ceux qui travaillent en ville louent une chambre à moindre frais. Ceux travaillant à la campagne ne logent pas chez l’employeur. Ils se débrouillent pour dénicher un bâtiment inoccupé. Si besoin, ils se construisent eux-mêmes une loge …

Le partage du repas derrière le logement sommaire …

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La soupe qui boue …

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Les travaux sont rudes. Trois repas tronçonnent la journée.  On fait cuire la soupe dans un gros chaudron. Dans les fermes on achète le cochon qu’on abat et qu’on sale. On achète également les pommes de terre et les choux qui font la base de l’alimentation. Les scieurs de long ne sont pas réputés pour boire de l’eau. En Normandie ils apprennent à connaître le cidre et le calvados …

Le 24 juin, c’est donc le retour à la maison. On fait la connaissance des enfants nés dans l’intervalle. On procède aux baptèmes. Il faut déjà se mettre aux foins … Telle était la vie des scieurs de long … qui n’était que TRAVAIL !  

    Les mêmes de nos jours …

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Et oui … les temps ont changé !

***

Extrait de « Jeune pluie sur le chardon » (CD Maxi « Sentiment nouveau »/1991).

(…)

« L’hélice au plafond

Me happe pour de bon.

Langue et lippe esquintées

Je ne sais plus chanter

Comme ce chanteur à la con ».

  • Lippe : Lèvre inférieure lorsqu’elle est trop grosse ou trop avancer. En Bretagne le terme   »lipper » voulait dire « lécher ». Petit … mes parents m’interdisaient de « lipper » … ce que j’adorais faire … Je me dois de reconnaître que j’ai conservé cette manie … lorsque personne ne me regarde … 

 ***

Extrait de « Noël à la maison » (CD Maxi Sentiment nouveau/1991).

(…)

« Sur le pont

Où sommeille la vie,

Egorger de douleur le mouton,

Mettre au rouet sa filasse infantile,

Puis attacher au sapin des bonbons ».

(…)

  • Rouet : Instrument à roue activé par une pédale et servant au filage de la laine, du chanvre ou du lin.

 Grand-mère filant la laine sur son rouet …

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  • Filasse : Amas de filaments tirés de l’écorce du chanvre ou du lin.

Par extension, se dit de cheveux blonds, très pâles, qui ont la couleur de la filasse.

Se dit d’une viande filandreuse et sans goût : « Ce n’est que de la filasse ! ». 

***

Extrait de « Noël à la maison » (CD Maxi Sentiment nouveau/1991).

(…)

Geste chiche« .

(…)

« Pâtre blond, vieillard en guenilles« .

(…)

  • Chiche : Du latin « ciccum » qui veut dire « chose de peu de valeur ». Se dit de quelqu’un qui est avare. Dans le cas présent MURAT nous dresse le portrait d’une personne qui cherche à économiser chacun de ses gestes, ne pas trop en faire …

Dans le même ordre d’idée, avoir un « pois chiche » correspond à n’avoir pas grand chose dans le cerveau …

  • Pâtre : Celui qui garde, fait naître les troupeaux, de boeufs, de vaches, de chèvres … C’est un berger.

 Pâtre dans les Pyrénées …

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  • Guenilles : Vêtement usé et déchiré.

Un proverbe du Québec dit : « Toute guenille trouve son torchon ».

***

Extrait de « Miura » (Maxi CD Le cri du papillon/2003).

(…)

« Bye bye anachorète, hello fiancée ».

(…)

  • Anachorète : Religieux qui se retire dans le désert pour sa consacrer à la prière et à des exercices de pénitence. Par extension, homme qui se retire du monde pour se livrer à des méditations, des travaux. Autre définition correspondant pour le coup à Jean-Louis BERGHEAUD  : ermite ou citoyen qui refuse les obligations de la ville par l’entreprise d’un exil volontaire.

***

Extrait de « La movida » (Maxi CD Le cri du papillon/2003).

(…)

« C’est quoi ce brouet ? ».

(…)

  • Brouet : Aliment liquide ou à peu près liquide, qui constitue un bouillon.

Bouillon qu’on portait aux femmes en couche et aux nouvelles mariées le lendemain de leurs noces, fait d’oeufs, de lait et de sucre. On dit « le brouet de l’accouchée ».

Jean DE LA FONTAINE dans l’un de ses fables écrit : « Le galant pour toute besogne avait un brouet clair, il vivait chichement ».

Un proverbe Français dit : « Celà s’en est allé en brouet d’andouille ». Ce qui veut dire : « n’aboutir à rien ».

***

Extrait de « La Movida » (Maxi CD Le cri du paillon/2003).

(…)

« Je vous vois furieux

Herbé comme une chamane.

Mais débarrassez-vous donc, nom de Dieu, de tout cet attirail pour femme ».

(…)

  • Chamane : Personne qui possède la connaissance. Homme ou femme, elle dirige la tribu, procède aux rites, donne les soins en utilisant les plantes qui poussent dans la nature.

Chamane chez les indiens d’Amérique …

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Chez les Indiens d’Amérique on a l’habitude de dire : « La terre n’appartient pas à l’Homme, c’est l’Homme qui appartient à la terre ».

Durant la colonisation, on accusait les chamanes de sorcellerie. Les missionnaires qui voulaient imposer le christianisme ont tout fait pour détruire les croyances chamanes. Depuis le début des années 60 on les considère à nouveau comme des médecins du corps et de l’esprit. Les jeunes reprennent et réaprennent les rituels.

Chez les Amérindiens, le chamane s’asseoit à côté de la plante qu’il va cueillir, lui parle pour lui expliquer ce qu’il recherche. Les plantes sont à base des traitements, notamment : cèdre, chévrefeuille, érable, pin, romarin sapin et tabac. C’est surement en raison de ce rapport aux plantes que MURAT adjoint à « chamane » l’adjectif « herbé ».

***

Extrait de « Je ne saurais dire ce qui me plaît » (CD Maxi L’au-delà/2002).

(…)

« Je sens le coeur comme il danse

Oui, je vois la peau sans les apprêts.

Mais je ne saurais dire quand j’y pense

A part cette chose à laquelle on pense ».

(…)

  • Apprêts : Action d’apprêter ou de préparer. 

Une beauté sans apprêt. MURAT  écrit « la peau sans les apprêts »,  il veut dire « la peau à nue », sans artifice d’habillement, bague ou autres bijoux.

Sans apprêt veut également dire : qui est « très simple ». Henri POURRAT  dans « GASPARD DES MONTAGNES » écrit : « Les gens vrais, sans apprêt ».

*** 

 Extrait de « La surnage dans les tourbillons d’un steamer » (CD Maxi L’au-delà/2002).

(…)

« Adieu souillon échevelée, adieu putain sèche »

(…)

  • Souillon : Personne malpropre, sale. A pour synonymes les adjectifs « cochon », « crasseux » et « sagoin« . Bizarrement le terme de « souillon » s’agresse fort injustement d’ailleurs, plus aux filles qu’aux garçons … comme si seuls les garçons étaient autorisés à n’être pas toujours propre sur eux.

Un proverbe Breton dit : « Chaque souillon trouve son mauvais ragoût bon ».

  • Putain : Du latin « putere » qui veut dire « puer » ou de « pudidus » (fétide/puant). Ce terme s’applique à une prostituée ou plus simplement à une femme ayant une vie dissolue. 

Au titre des synonymes on lui trouve : « Marie Madeleine » – catin – péripatéticienne – pute – tapin.

Dans le vieux Français on trouve certaines expressions qui ont bien du charme. En 1896, dans l’un de ses poèmes VERLAINE  écrit : « putain comme chausson » il sous-entend:  « très débauché ». Autre formule : « Miroir à putain » qui veut dire « très séduisant ». J’aurais du employer l’imparfait, ce type fe formulation n’ayant plus cours depuis bien longtemps … Hélas !

Le lieu ou se pratique la prostitution a pour nom « putanat ».

Le mot « putain » a pris un sens plus large. Il s’applique à celui que veut « plaire à tout le monde » celui qui « suit n’importe quel parti » enfin celui qui « manque d’amour propre, de sens moral ».

Le terme est utilisé pour évoquer des situations que l’on maudit … « putain de temps »« de métier »« de pays » 

Enfin chez les pieds noirs on emploie le mot pour désigner des membres de sa famille, sans que le terme soit péjoratif, c’est dit sous le coup d’une colère passagère : « putain de sa mère »« de sa soeur » et même « putain de soi ». Comme quoi, la boucle est bouclée.

***

Extrait de « La surnage dans les tourbillons d’un steamer » (CD Maxi L’au-delà/2002).

(…)

« Je suis Colin MUSSET  en pelisse de vair« 

(…)

  • Pelisse de vair : La « pelisse » est un manteau doublé de fourrure. On aurait pu dire « houppelande ».

 Quant au « vair » il s’agit d’une fourrure blanche et grise à base de « petits gris » soit une variété d’écureuils des pays Nordiques …

 Petit gris Canadien …

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Je propose à votre sagacité la phrase qui suit extraite du dialogue du film « Fight Club » : « La capote, c’est le soulier de vair de notre génération. On l’enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance ».

 ***

Extrait de « La surnage dans les tourbillons d’un steamer » (CD Maxi L’au-delà/2002).

(…)

« Et je veux le chas de toute aiguille

En forêt douloureuse va l’âme blessée,

Quelle engeance infecte dans ces régions obscures ».

(…)

  • Chas : Trou d’aiguille par lequel on passe le fil.

Le romancier Québècois Marc GENDRON a écrit : « Lubies et fantasmes se faufilent par le chas de l’oisiveté ».

  • Engeance : Initialement le terme concernait une race d’animaux domestiques. L’extension s’est faite naturellement aux hommes. Dans ce cas on parle d’une espèce, d’une race d’hommes méprisables.

Le 10 juillet 1775 dans une missive adressée par Jean LE ROND D’ALEMBERT  au roi de Prusse on pouvait lire : « Cette engeance, qui ne connaît, comme vous le dites si bien, que deux Dieux, l’intérêt et l’orgueil ».

***

Extrait de « Royal Cadet » (CD maxi L’au-delà/2002).

(…)

« De quel triple galop allez-vous m’enivrez ?

Dans quel marigot allez-vous nous jeter ? ».

(…)

  • Marigot : Dans les pays tropicaux, il s’agit dun bras mort d’une rivière, d’un fleuve.  Dans nos contrées le terme concerne une petite étendue d’eau fermée, une mâre.

Le mot est également employé pour suggérer des activités plus ou moins occultes, en eaux troubles, ou un milieu dangereux pour les personnes qui lui sont extérieures, étant ouvent associé à l’habitat des crocodiles.

Un proverbe Africain dit : « Chaque marigot a son crocodile ».

  ***

Extrait de « Royal Cadet » (CD maxi L’au-delà/2002).

(…)

« On retourne à la niche me caresser la queue,

Et oui ma chère Edwige, nous sommes fait de peu ».

(…)

  • Queue : Pénis de l’homme.

Deux proverbes Français : « Le mal porte le repentir en queue » et « Quand on parle du loup on voit sa queue ».

Un proverbe Malais : « Miel à la bouche, dard à la queue ».

Un proverbe Espagnol : « Le diable essuie sa queue avec l’orgueil du pauvre ».

Pour clôre le chapitre, je choisis une phrase de Jacques PREVERT  : « Fesse, queue, doigt, advienne que pourra ».

 ***

Extrait de « Royal Cadet » (CD maxi L’au-delà/2002).

 

(…)

« Garçon deux grenadines, nous descendons l’Escaut.

L’horloge me déprime, approchez mes chevaux ».

(…)

  • Escaut : Fleuve du nord  de l’Europe, long de 355 kilomètres, traversant le Nord Est de la France, la Belgique et les Pays-Bas avant de se jeter dans la mer du Nord. Prend sa source à GOUY , petite ville située au nord de St Quentin dans le département de l’Aisne.

La source de l’Escaut à Gouy …

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Le même fleuve, un soir d’hiver à Antwerp ou Anvers …

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L’école de Jule FERRY  … dans un p’tit village …

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Jean-Louis BERGHEAU est un enfant de l’école communale. L’école lui a donné le goût de lire, le goût d’apprendre … Accrorchée par de gros clous au mur de la classe,  une grande carte de France,  où il a appris à situer la Seine, Le Rhône, le Dordogne et l’Escaut … Autant de choses que les  enfants de notre génération, même les « ânes » nous connaissions par coeur. J’ai pourtant souvenir que nous étions plus de trente dans ces classes …

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Extrait de « Royal Cadet » (Maxi CD L’au-delà/2002).

(…)

« On bascule ahuris vers le septième ciel ».

(…)

  • Ahuris : Réaction très vive (physique ou morale) d’étonnement, de trouble, d’abêtissement. Être frappé de stuppeur, surpris eu point de paraître idiot. A pour synonymes : abasourdi, abêti, déconcerté, interloqué et stupéfait …

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Extrait de « Peu me chaut … » (CD maxi Mashpotétisésé/2004).

« Peu me chaut

S’il faut partir un jour

Becté par des vautours ».

(…)

  • Chaut : Du verbe « chaloir » qui veut dire « importer » dans le sens « être important », « avoir de l’importance », « faire attention »

Anatole FRANCE a écrit : « Pour peu qu’il vous en chaille ». Le fabuliste Jean DE LA FONTAINE employant cette autre tournure de phrase : « J’en suis d’avis, non pourtant qu’il m’en chaille ».

Jean-Louis BERGHEAUD utilise ce mot du vieux Français pour mieux marquer son inintérêt  … « Il ne m’en chaut »  (il ne m’importe) et « peu m’en chaut » (peu m’importe) … 

André GIDE (Journal 1909 – page 278) écrit : « La sincérité ne me chaut, en art, que lorsqu’elle est difficilement consentie. Seules les âmes très banales atteignent aisément à l’expression sincère de leur personnalité ».

  • Becté : Terme populaire qui vient de « bec ». L’oiseau absorbe sa nourriture avec son bec, on parle de « becté ».  Au titre des synonymes on trouve : « bouffer » et « picorer ».

 

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Extrait de « Peu me chaut …  » (CD maxi Mashpotétisés »/2004).

(…)

« As-tu tenté l’évasion

Le chatoiement du buisson ?

Peu me chaut …

En sitar orpheline

De deux roches sous l’empire ».

(…)

  • Sitar : Instrument de musique indien, à cordes pincées.

Je ne saisis pas où MURAT  veut nous mener. Il aurait pu dire guitare, il choisit « sitar » … plus intriguant encore la phrase du dessous … J’ai un moment pensé à « La roche Tarpéenne » mais n’ait pas trouvé la « clef » qui mène à la solution …

Finalement la solution à cette énigme … c’est « Muse » du forum qui me la donne … Je pense qu’elle est dans le vrai … Il n’y a que « femme » qui pouvait trouver la solution … Par « chatoiement du buisson » MURAT  sous-endend « sexe féminin » et « auto-plaisir » … On y ajoute la « sitar » cet instrument à cordes que l’on pince ou gratte et « les deux roches sous l’empire » nous apparaissent avec évidence … Vous voyez celles dont le « buisson » est « orphelin » … Tout le talent de MURAT est dans ces quelques lignes … Merci « Muse » de m’avoir ainsi éclairé !

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Extrait de « Samedi soir à Paris » (CD Maxi Mashpotétisés/2004).

(…)

« Oh, zappe-moi cette merde ».

(…)

  • Zappe : Du verbe « zapper » qui veut dire changer fréquemment de chaîne de télévision en utilisant la télécommande.  Il s’agit d’un mot « nouveau » MURAT  étant plus habitué à user des mots « vieux ».

Dans son livre « Le métier de lire » Bernard PIVOT a écrit : « Malheur aux naïfs qui croient que zapper c’est vivre et qu’en conséquence vivre c’est zapper ».

Le chanteur PASSI  doit partie de son succès à ce titre : « Je zappe et je mate » … Voilà un beau résumé de notre société où le « superficiel » prend souvent le pas   sur ce qui est … « réfléchi » … « mûri » …

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Extrait de « Samedi soir à Paris » (CD Maxi Mashpotétisés/2004).

(…)

« Ils vont prendre l’avion, nom de Dieu, Bangkok.

Si c’est bon pour leur psyché« .

(…)

  • Psyché : Mot Grec que l’on traduit par « âme ». Ce vocable regroupe l’intégralité  des manifestations conscientes et inconsciente de la personnalité et de l’intellect humain.

« PSYCHE » est par ailleurs un membre éminent de la mythologie. Fille d’un roi et beauté parfaite, elle personnifie l’âme. Après bien des périgrinations, elle se marie à EROS (amour). Ils ont une fille qu’on appellera « VOLUPTE » … Tout ça MURAT  le connaît lorsqu’il écrit cette chanson.

PSYCHE  ranimé par le baiser de l’amour …

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Extrait de « Samedi soir à Paris » (CD Maxi Mashpotétisés/2004).

(…)

« Une pauv’ p’tite bouboule en carton s’prend une putain d’avoinée« .

(…)

  • Avoinée : Ce terme populaire désigne une « correction » un « coup » ou une « sévère réprimande ».

C’est parce que l’avoine est normalement une céréale dont les graines servent entre autres, à l’alimentation des chevaux, qu’en 1886, est apparue l’expression « l’avoine de cocher » désignant le coup de fouet que le cocher donne à ses chevaux pour les stimuler et les faire avancer comme pourrait le faire une promesse d’avoine. Du coup, par extension et à partir de 1883, l’avoine est devenue en argot « une volée de coups ». De là en a découlé le verbe « avoiner ».  

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Extrait de « Au cabaret » (CD + DVD – Parfum d’acacia au jardin/2004).

« Faut-il que je poétise

Qu’accourent métaphores et pinsons ?

Dois-je mille vous le dire ?

Oh, ma Jane ! « .

(…)

  • Métaphores : Emploi d’un mot concret pour exprimer une notion abstraite par substitut analogique.

Figure de style qui rapproche un comparé et un comparant sans comparatif contrairement à une comparaison. A titre d’exemple on trouve : La lune (comparé) est une faucille d’or (comparant).

Paul VALERY  écrit : « Les gestes de l’orateur sont des métaphores »".   

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Extrait de « Au cabaret » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

« Au cabaret, le vin de table,

Sous la tonnelle des regrets;

Nous rappelle à grandes rasades,

Que le tempsde Jane est passé ».

(…)

  • Rasades : Quantité de boisson qui remplit un verre de vin ou d’un autre liquide plein jusqu’aux bords. A pour synonymes : goulée, lampée, libation.

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Extrait de « Au cabaret » (CD + DVD Parfum d’acaci au jardin/2004).

(…)

« Jane a voulu que peine dure

Marquer aux fers ma pauvreté

Figer mon destin de canule

Oh, ma Jane ! ».

  • Canule : Tube en matière plastique, métal ou caoutchouc, droit ou recourbé, permettant le passage de l’air ou d’un liquide à travers un orifice naturel ou obtenu après intervention chirurgicale. Parmi les « canules » il y a ceux rectales ou vaginales utilisées aux fins de lavement.

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Extrait de « Call baby call » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Plutôt mourir de trouille, on ne sait pas refuser,

Dans l’Occident blafard, l’haleine pue ».

(…)

  • Trouille : L’origine de ce mot est incertaine. Serait-elle Néerlandaise avec ce mot « drollen » qui veut dire « aller à la selle« . Ou proviendrait-elle de l’ancien Français avec le mot « troiller » qui veut dire « broyer, presser les raisins« . Dans le dialecte Franc-Comtois et du Jura on trouve également ce mot « trouiller » qui veut dire « lâcher des vents ».

Dans le language populaire actuel la trouille exprime une forte peur. On dit même « avoir le trouillomètre à zéro ».

Le journaliste Belge Jacques STERNBERG  écrit : « Je pense, donc je sue. De trouille évidemment ».

  • Blafard : Qui est pâle ou terne, de peu d’éclat.

Le pris Nobel de lillérature Français (2000) Gao XINGJIAN écrit : « L’art, à côté de la nature est blafard et indigent ».

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Extrait de « Call baby call » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Nous voilà pèlerins à la chaire périssable,

La poussière de nos guêtres tombe au moindre mot ».

(…)

  • Guêtres : Pièce servant à proéger les jambes d’une personne ou d’un cheval. Morceau de tissu, de cuir ou autre matière, servant à couvrir le bas de la jambe, au dessus du pied.

Paire de guêtres …

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 Extrait de « Ce qui n’est pas donné est perdu » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Tout ce qui n’est pas donné est perdu,

Tout ce qui est gardé est foutu« .

(…)

  • Foutu : Se dit d’un objet ou d’une personne en mauvais état, cassé, perdu ou ruiné. C’est ainsi que l’on dit « Ma voiture est foutue, ma vie est … ».

L’adjectif s’applique aussi à une personne qui présente un mauvais caractère : « Quel foutu caractère ! « .

D’une belle femme on dit qu’elle est : « bien foutue » …

Lorsque l’on ne se sent pas bien on dit facilement :  « Je suis mal foutu ».

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Extrait de « Ce qui n’est pas donné est perdu » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Humecte tes lèvres arides d’un peu de sève ».

(…)

  • Humecte : Rendre humide en imprégnant légèrement ou superficiellement. C’est ainsi que la rosée humecte l’herbe.

On dit également : « s’humecter le gosier » qui équivaut à « boire ».

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Extrait de « Chappaquidick » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

« A chacun sa vile manière de faire des chansons,

C’est une affaire de bagout, de bourdon ».

(…)

  • Vile : Du latin « vilis » qui signifie « de peu valeur ».

Qui est méprisable, a pour synonyme entre autre  : sordide et petit.

Le philosophe ALAIN écrit : « Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort ».

Saint Ignace de Loyola pour sa part a ces mots : « Comme la terre me paraît vile quand je regarde le ciel ».

Un proverbe Français dit : « C’est une vile ingratitude de ne rendre avec promptitude ».

  • Bagout : Aisance de la parole, loquacité, utilisée pour convaincre.

Eloquence, faconde, volubilité, art de convaincre, savoir parler.

Dans le vieux Français « bagoult » vient de « bagouler » qui veut dire « parler à tort et travers ».

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Extrait de « Chappaquidick » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Plongés dans la même histoire, encagés par Faraday« .

(…)

  • Faraday : La cage de « Faraday » est une enceinte utilisée pour protéger des nuisances électriques. Elle porte le nom de son inventeur Mickaël FARADAY physicien et chimiste Britannique (né en 1791 – mort en 1867). Son père est forgeron. Il est issu d’une famille peu fortunée. Il s’est formé lui-même. Curieux de tout, il lit des livres scientifiques dont ceux d’Isaac WATTS dont il tirera d’ailleurs six principes que n’auraient pas renié le sieur MURAT  :
  1. Avoir toujours un petit carnet sur soi afin de prendre sans cesse des notes.
  2. Toujours vérifier ce qu’on vous a dit.
  3. Entretenir une correspondance.
  4. Mener un travail collaboratif, afin d’échanger des idées.
  5. Eviter les controverses.
  6. Ne pas généraliser hâtivement, parler et écrire de la façon la plus précise.

Ses plus grands travaux concernent l’électricité. C’est ainsi qu’il démontre que la charge électrique se situe seulement à l’extérieur d’un conducteur charge, et que celle-ci n’a aucun effet sur ce qui est situé à l’intérieur. C’est l’effet de « blindage » utilisé dans le cas de la cage Faraday.

Mickaël FARADAY  …

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Extrait de « Chappaquidick » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Dans le même divinoir à quoi bon ?

Revenir à Marilyne, à Jason,

Si le mauvais temps nous mène, oh la vache, loin de l’Hellespont« .

(…)

  • Divinoir :  Serait-ce un néologisme ??? La contraction de deux mots qui seraient « divin » et « noir » ??? Je n’ai pas trouvé d’autre explication.

 

  • Jason : Fils d’Aeson et petit-fils de Créthée, il fut élevé sur le mont Pélion par le Centaure CHIRON. Son oncle PELIAS promet de lui céder le royaume s’il rapporte la « Toison d’Or » qui était gardée par un dragon sur le territoire de  Colchide. Pour remplir cet objectif JASON  organise l’expédition des « Argonautes ». Cinquante héros viennent donc de toute la Grèce et partent avec lui sur le navire « Argo ». S’ensuit de nombreuses aventures guerrières et amoureuses. En Colchide le roi AETES  conditionne la remise de la « Toisin d’Or » à diverses épreuves qu’il doit remporter. Grâce à l’amour de MEDEE il réussit à endormir le dragon qui gardait la « Toison d’Or ». Infidèle à sa promesse AETES refuse de lui remettre le trophée de tous les désirs. JASON s’établit à Corinthes avec MEDEE qu’il finit par abandonner au profit de la fille du roi CREON soit GLAUCEE. S’estimant trahie, MEDEE  fait tuer sa rivale ainsi que les enfants nés de l’union avec JASON …

 Jason dompte les taureaux aux pieds d’airin …

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  • Hellespont : Nom antique de l’actuel détroit des Dardanelles. Une légende racontait comment HELLE, descendante d’HELLENOS, héros éponyme des Grecs, s’était enfuie dans l’air sur un bélier volant et était tombée dans la mer qui porte aujourd’hui son nom. C’est ce bélier volant, à la toison d’or,  que JASON alla chercher en Colchide.

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 Extrait de « Chappaquidick » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Tu me diras responsable à foison,

Je te répondrai coupable que non.

Pourquoi être aussi avare, aigrefin dans un même con ?

Tout est affaire de chair, affaire de don ».

(…)

  • Foison : Extrême abondance.

Jean COCTEAU écrit : « Un beau livre est celui qui sème à foison les points d’interrogation ».

  • Aigrefin : Escroc, individu indélicat. A pour synonyme : « malandrin » ou « fripon » ainsi que « malhonnête » et « voyou ».

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Extrait de « Chappaquidick » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Alors pourquoi me refaire Audubon

Va, tu connais ma nature pour de bon ».

(…)

  • Audubon : Jean-Jacques AUDUBON est né le 26 avril 1785 à Saint Domingue, il décède le 27 janvier 1851 à New-York.

 Jean-Jacques AUDUBON et son chien …

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 Ornithologue, naturaliste et peintre Américain d’origine Française, il se fait naturaliser Américain en 1812. Il est considéré comme le 1er ornithologue du nouveau monde. Fils illégitime de Jeanne RABINE et d’un capitaine au long cours d’origine Bretonne : Jean AUBUDON. Il est élevé non loin de Nantes à Couëron. Très jeune il se passionne pour l’histoire naturelle. A 18 ans, en 1803 son père lui remet un faux passeport qui lui permet de se rendre aux Etats-Unis et d’échapper ainsi à la conscription en vigueur en cette période de guerre Napoléonienne.

D’abord contremaître dans une ferme de Philadelphie, il finit par commercer avec la Pensylvanie et le Kentucky. Il fait faillite ce qui l’incite à poursuivre avec plus d’ardeur son étude de la nature et la pratique du dessin. Il descend le Mississipi avec le projet de peindre toutes les espèces d’oiseaux d’Amérique du Nord. Il mène donc à partir de 1810 une vie de chasseur errant tout en observant la nature et l’illustrant avec talent. Pour vivre il fait des portraits à la commande. En 1826 à Londres, il obtient un grand succès avec ses planches à dessins. Il publie les « Oiseaux d’Amérique ».

Perruches de Caroline …

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Bernache du Canada …

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Extrait de « Chappaquidick » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Moi, scoumoune aidant,

Ce fut Chappaquidick ».

  • Scoumoune : Malchance ou poisse.

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 Extrait de « Dix mille (jean) louis d’or » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

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« J’ai un despote absolu

Dans le rêve qui me tue.

Chaque jour on tue César

Tout me transperce le lard ».

(…)

  • Despote : Souverain qui gouverne avec une autorité absolue et arbitraire. Synonyme : « dictateur ».
  • César : Au 1er rang des despotes on trouve Jules CESAR qui s’est lui-même nommé dictateur à vie.

Celà lui vaut la rancoeur de nombres de sénateurs romains. Le 15 mars 44 avant Jésus Christ, Jules CESAR est assassiné en pleine séance du Sénat, au pied même de la statue de Pompée.

La conspiration contre CESAR est menée par BRUTUS (le neveu de CATON) et CASSIUS. Ils décident d’agir à Rome ou César est moins protégé, sans doute qu’il s’y sent moins en danger. CESAR se rend donc au Sénat. Sous prétexte de lui rendre hommage, les conjurés l’entourent. TILLIUS CIMBER s’approche de l’Empereur pour lui demander une faveur. Ce dernier lui adresse un signe de refus. TILLIUS  saisit la toge de CESAR. Le « dictateur » reçoit un premier coup de poignard par derrière, au dessous de la gorge. Ce sont 23 coups de couteau qu’il recevra en définitive. A MARCIUS BRUTUS  il dit ces mots : « Toi aussi mon fils ! ». Il reste sur le sol privé de vie. Son corps est ramassé par des esclaves et incinéré comme le veut la tradition au Champ de Mars. Dans son testament CESAR désigne comme héritier son fils adoptif, OCTAVE futur empereur AUGUSTE.

Le titre CESAR donnera « kaiser » en Allemagne et « tsar » en Russie.

L’assassinat du « despote » le 15 mars 44 avant notre ère …

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Extrait de « Dix mille (Jean) louis d’or » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Tout est amour propre ami,

Tout jabote comme une pie ».

(…) 

  • Jabote : Se dit des oiseaux qui crient en secouant leur jabot.

Par extension, pour une personne, il s’agit de : bavarder sans arrêt de façon plus ou moins futile ou oiseuse. Autre signification : parler beaucoup, d’une voix peu élevée et de choses peu intéressantes.

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Extrait de « Elle avait le béguin pour moi » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin).

(…)

« Elle avait le béguin pour moi.

Tout me revient au souvenir d’icelle« .

(…)

  • Béguin : Amour passager,  penchant amoureux ou personne qui en fait l’objet.
  • Icelle : Démonstratif vieillot, hérité du vieux Français. En qualité d’adjectif démonstratif, il vaut pour ce, cet, cette ainsi que ces. Comme pronom démonstratif, il a été remplacé par celui-ci, celle-ci, ceux-ci ainsi que celles-ci. Ces derniers étant plus jeunes et plus fringants sans doute (?).  Le terme « icelle » n’est plus employé que dans le vocabulaire juridique.

Par ce mot « vieux » MURAT  fait référencce à une personne « amour d’un jour » en la situant dans le temps, l’espace, le discours.

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Extrait de « En souvenir de Jade » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Comme le mauvais temps me pousait aux extrêmes,

J’ai pris le mors aux dents, j’ai mis la gomme« .

(…)

  • Mors aux dents (pris) : L’expression a deux sens possibles : 1 – Se laisser aller à la colère. 2 – Se mettre soudainement et avec énergie au travail, à une entreprise.

Le sens initial de cette expression  qui date du milieu du XVIème siècle, vient du monde équestre. Le mors est un élément du harnais soit une pièce  traversant la bouche du cheval,  reposant sur une zone édentée à l’arrière de la mâchoire et servant à diriger l’animal. Si ce dernier « prend le mors aux dents », celà implique que cette pièce métallique s’avance au dessus des dents et il devient impossible de diriger l’animal qui peut s’emballer et mettre le cavalier en forte difficulté. Voilà pour la colère …  Quant au 2ème sens, le cheval prenant « le mors aux dents » peut n’en faire qu’à sa tête et décider seul de son sort, tout faire pour arriver à ses fins, se mettre vaillamment au travail …

  • La gomme (mis) : Accélérer, prendre une grande vitesse de croisière.

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Extrait de « Fille d’or sur le chemin » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Hier aux Essarts, un pendu s’est trouvé,

Folie, amour, avaient parties liées« .

(…)

  • Parties liées (avoir) : Être de mèche. Être engagé solidairement avec quelqu’un d’autre dans une épreuve. Avoir des intérêts solidaires.

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Extrait de « Fille d’or sur le chemin » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Fille d’or sur le chemin,

Fille d’azur est l’âme du malin« .

  • Malin : Du latin « malignus » (qui engendre le mal) dérivé de « malus » (mauvais).

Ce mot peut s’entendre de diverses façons. Je constate que MURAT  aime à choisir ces adjectifs …

 

  1. Porté à nuire, à faire du mal à autrui.
  2. Esprit mauvais ou diabolique
  3. En médecine, qui présente des symptômes graves ou sérieux.
  4. Dans le vieux Français s’adresse à quelqu’un qui se plait à dire ou à faire des choses malicieuses. On dit que : « Il a l’esprit aussi malin que le coeur bon ». 
  5. Fin , rusé, astucieux, justifiant l’expression : « A malin, malin et demi » et sous entendu que …  l’on trouve toujours plus fin que soi.

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Extrait de « Marquis » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Au loin Beaugency,

De loin on tressaille ».

(…)

  • Beaugency : Le nom de « Beaugency » apparaît dans l’histoire au XIIème siècle. C’est une cité prospère, siège d’une puissante chatellerie vassale du Comté de Blois. Aux marges du domaine royal dont elle conteste longtemps les ambitions territoriales, la forteresse de Beaugency, puissamment défendue, joue le rôle de ville frontière jusqu’en 1292, date de son rattachement direct à la couronne.

Au XVème siècle, la seigneurie est incluse dans le duché d’Orléans. Le sieur Jean BATARD d’Orléans  (1403-1468), compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, devient le seigneur de BEAUGENCY.

  Le passage de La Loire à Beaugency …

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Les vestiges des anciennes fortifications de Beaugency …

…  La porte Tavers ancienne porte Blésoise …

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 … La Tour de l’Horloge …

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 … La Tour du Diable …

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Extrait de « Marquis » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« On voit sous la mantille

La palpitante caille.

On se jure d’étouffer l’animal ».

(…)

  • Mantille : Longue et large écharpe de soie ou de dentelle dont les femmes Espagnoles se couvrent la tête et les épaules en la croisant sous le menton.

La Reine Isabel D’Espagne 1ère grande dame à adopter la « mantille » …

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Extrait de « On se découvre en regardant » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« On se découvre en regardant,

Aux couillons dodus, son Manitoba.

On se découvre en inondant,

De son foutre clair, sa Terre Adélie.

Découvrant des parties intimes,

On cherche un lys étincelant ».

(…)

  • Couillons : Ce terme familier et affectueux s’applique à une personne « bête » ou « simplette ». Si le mot se veut plus péjoratif il peut être remplacé par « andouille » ou « pignouf ».

Un proverbe Corse dit : « le chrétien pardonne, le couillon oublie ».

Dans « Pantagruel » RABELAIS écrit :« Par le monde, il y a beaucoup plus de couillons que d’hommes ».

  • Manitoba : Province du Canada qui a pour capitale Winnipeg. Les premiers Européens à s’aventurer dans cette province et à s’installer à Saint Boniface en 1738 ont été des Français. Le plus célèbre d’entre eux a pour nom : Pierre GAULTIER DE VARENNES ET DE LA VERENDRYE. C’est pourquoi ce territoire est aujourd’hui encore jalonné de noms typiquement Français tels que : Fort rouge – Fort de la reine – Fort Maurepas – Fort Bourbon … Les Français ont installé là des postes de traite de fourrure.

Pierre Gaultier de Varenne de la Verendrye …

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L‘église, avec la présence en 1818 des abbés Norbert PROVENCHER  et Sévère DUMOULIN a également,  grandement contribué,  à ancrer la présence Fraçaise  dans cette partie du monde.

La colonie de la « rivière rouge » devient province du Manitoba en 1870. A partir de cet instant la présence tricolore va être supplantée par l’immigration Ontarienne et Britannique.

Malgré tout, aujourd’hui encore le Français demeure la langue maternelle de 4% de la propulation.

 Carte du Manitoba aujourd’hui …

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  • Foutre : Terme vieilli et familier qui veut dire « faire l’amour ». Signifie également : posséder charnellement. MUTAT  l’emploie pour désigner le sperme de l’homme.

Au 18ème siècle le poète et écrivain Nicolas Edme RESTIF DE LA BRETONNE (1734 – 1806) dans ses « Délices de l’amour » écrit : « Pourvu que je foutisse un jeune con, que m’importait ? … J’allais nu au lit; je trouvais des tétons naissants, un conin qui tressaillait, je dépucelai … ».

Plaque comportant les titres majeurs du sieur RESTIF  …

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  • Terre Adélie : DUMONT DURVILLE  est le découvreur de la Terre Adélie, ce bout de France situé en Antarctique.

 Carte de l’Antarctique avec bande de Terre Adélie …

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Le 19 janvier 1840 la Terre Adélie est découverte par une expédition Française menée par DUMONT DURVILLE. Ce dernier choisit le prénom de sa femme Adèle pour baptiser cette terre nouvelle. Il prénomme du même nom les manchots du crû.

Ce DUMONT DURVILLE n’en est pas à son premier coup d’essai. En 1819, participant à une expédition en mer Egée, il est le découvreur de la Vénus de Milo qu’il rachète et ramène en France.

Quant à l’dexpédition en Antarctique, elle commence à Toulon en 1837. Louis Philippe 1er le roi de France de l’époque est passionné de géographie. Il finance en partie cette expédition. L’Astrolabe et la Zélée sont du voyage. La Terre Adélie, caillou sortant de l’eau,  est découverte le 19 janvier 1840.

Le 8 mai 1842 DUMONT DURVILLE trouve la mort dans le 1er accident de l’histoire du chemin de fer à Meudon sur la ligne Paris Versailles qui se solde par 55 morts.

 DUMONT DURVILLE …

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Pendant des années, je me suis passionné pour ces îles lointaines (Adélie – Kerguélen -  Crozet …) au travers de la philatélie. C’était devenu ma façon de voyager de par le monde … Effectivement pendant des années, j’ai tenu une correspondance assidue avec les responsables des missions, les commandants des navires visitant les Terres Australes … à la recherche des cachets des missions scientifiques … une véritable passion

Ci joint un pli de la 1ère expédition Française … 1956 …

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***

Extrait de « Parfum d’acacia au jardin » ‘CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

« Aucun rêve ne tient ce qu’il promet

Aux coeurs en allés en lambeaux,

S’épuise ma vie en virelai

Petite bichenette au boulot ».

(…)

  • Virelai : Petit poème médiéval, à forme fixe, avec un nombre variable de strophes à deux rimes. L’un de ses vers sert de refrain et réapparaît à la fin des autres strophes.

Le roi du virelai a pour nom Eustache DESCHAMPS  né en 1346 à Vertus en Champagne et mort en 1406. Ci après le poème le plus connu de ce poète : « Suis-je belle ? »

« Suis-je, suis-je, suis-je belle ?

Il me semble à mon avis

Que j’ai beau front et visage doux

Et les lèvres rouges

Dites-moi si je suis belle ».

« J’ai les yeux vifs, les sourcils fins,

Les cheveux blonds, le nez régulier,

Rond le menton et blanche la gorge.

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

« J’ai la poitrine ferme et fière,

Longs les bras, les doigts fins,

Et la taille fine aussi.

Dites-moi, suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

« J’ai une jolie courbe des reins,

Le dos cambré, et le fessier avantageux,

Cuisses et jambes bien faites,

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

« J’ai les pieds mignons et petits,

Faciles à chausser, avec de beaux habits.

Je suis gaie et insouciante,

Dites-moi si je suis belle ».

« J’ai des manteaux fourrés et gris,

J’ai des chapeaux, de belles tenues,

Et plusieurs broches d’argent,

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

« J’ai des draps de soie et tabis

J’ai des draps d’or ou blancs ou bruns,

J’ai mainte bonne chose.

Dites-moi si je suis belle ».

« Je n’ai que quinze ans,  je vous le dis,

Mon trésor est vraiment joli,

Je le garderai sous clef,

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

« Il devra être hardi

Celui qui sera mon mari,

Qui aura une telle jeune fille,

Dites-moi si je suis belle ».

« Et par Dieu je lui promets

Que je lui serai fidèle

Toute ma vie si je peux

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

«  »S’il est courtois et généreux,

Vaillant, habile et bien éduqué,

Il me gagnera à sa cause

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

« C’est le paradis sur terre

Que d’avoir pour toujours une dame

Aussi fraîche et aussi jeune

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ». 

« Ne soyez pas peureux

Pensez à ce que j’ai dit

Ici finit ma chansonnette

Suis-je, suis-je, suis-je belle ? ».

***

Extrait de « Parfum d’acacia au jardin » (CD + DVD Parfum d’acaci au jardin/2004).

(…)

« Quelles foutaises d’artistes amérindiens,

Qui tient du gredin, du maraud.

Purpurine, miss, j’suis pas ton chien,

Luxure flottante, hisse ho ».

(…)

  • Foutaises : Terme de mépris, rien, chose insignifiante, méprisable, bagatelle, sans importance, dérisoire, expression d’incrédulité, ce qui n’est pas vrai, histoires inventées.

NABOKOV a écrit : « Le style et la structure sont l’essence d’un livre. les grandes idées ne sont que foutaise ». 

  • Gredin : Personne malhonnête, chenapan, personne dénuée de tout sens moral, vile, méprisable.

Dans son livre « Le ventre de Paris » Emile ZOLA  écrit : « Quels gredins que les honnêtes gens ! ».

  •  Maraud : Terme d’injure et de mépris. celui qui ne mérite pas de considération. Scélérat, voleur.
  • Purpurine : Colorant naturel de couleir pourpre fonc » extrait des racines de la garance.

Du point de vue littéraire, ce mot désigne la couleur pourpre.

  • Luxure : Penchant immodéré pour la pratique des plaisirs sexuels.

La poète Raymond QUENEAU utilise cette formule : « 1 + 1 = 69″.

Dans son livre « 152 proverbes au goût du jour » Paul ELUARD  écrit : « Les yeux de la luxure ont des joies secrètes ».

Un proverbe Chinois dit : « La luxure n’égare pas les gens, les gens s’égarent eux-mêmes ».

Tableau de Pieter Bruegel (1526) représentant la luxure …

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***

Extrait de « Parfum d’acaci au jardin » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardi/2004).

(…)

« Cherchant l’idéal un peu trop haut,

De sa voix chaude et tendre d’amant,

Jette en giboulées tout son boxon

Mais dort surt le toit d’un wagon ».

(…)

 

  • Boxon : Maison close ou lupanar. Désigne également une situation de désordre, le bordel, le bazar.

***

Extrait de « Plus vu de femmes » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Jamais autant vu de colombines en taxi »

(…)

  • Colombines : Personnage de la comédia dell’arte. Villageoise, confidente, humble servante ou soubrette éveillée, hardie et insolente à l’esprit vif, Colombine est tour à tour fille, femme ou maîtresse de Cassandre, Pantalon, compagne de Pierrot ou ingénue romantique et amoureuse taquine d’Arlequin.

En définitive, le meilleur portrait qui en ait été fait est celui de Georges BRASSENS  dont jean-Louis MURAT  déclare apprécier :   » la métrique » … Comme on le comprend à la lecture de ce titre  !

« Léandre le sot

Pierrot qui d’un saut

De puce

Franchit le buisson

Cassandre sou son

Capuce ».

« Arlequin aussi

Cet aigrefin si

Fantasque,

Aux costumes fous

Les yeux luisant sous,

Son masque ».

« Do, mi, sol, mi, fa,

Tout ce monde va,

Rit, chante

Et danse devant

Une frêle enfant,

Méchante ».

« Dont les yeux pervers,

Comme les yeux verts,

Des chattes,

Gardent ces appas

Et disent

« A bas les pattes ! ».

« L’implacable enfant

Preste et relevant

Ses jupes,

La rose au chapeau,

Conduit son troupeau

De dupes ! ».

Illustration de Pierrot et Colombine …

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***

Extrait de « Plus vu de femmes » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Jamais autant vu de colombines à minuit,

Autant de chamades finalement.

Jamais autant vu de ces princesses qu’on baratine« .

(…)

  • Chamades : Autrefois, lors de batailles, quand on souhaitait s’entretenir avec ses ennemis ou se rendre, on émettait un signal avec un tambour ou une tromette. On appelait celà : « battre la chamade ». Mais bien souvent, avec le bruit des tirs, on n’entendait pas les signaux émis si bien que beaucoup d’hommes étaient tués inutilement. Suite à qoui, il fut décidé non seulement d’émettre un son, mais d’y ajouter un signe visuel en ajoutant le« drapeau blanc ». Lorsque le coeurt bat la chamade, c’est que nous sommes sujets à une vive émotion, comparable à celle du soldat qui se rend (???).

Le mot « chamade » vient du Piémontais « ciamada » qui signifie « clameur » ou « appel ».

Aujourd’hui, avoir le coeur qui bat la chamade, c’est être prêt à se rendre à la personne qui essaye de nous attirer dans ses filets.

  • Baratine : Essayer de persuader quelqu’un avec des paroles fausses.

Le dictionnaire des mots argot « BOB » nous le décrit le mot « baratin » ainsi : « Raconter des histoires, discourir, bonimenter, mentir, mystifier, parler, séduire avec des discours, courtiser par la parole ».

***

Extrait de « Plus vu de femmes » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Plus vu de femmes au monde incertain

Faire autant fi des lois de l’hymen« .

(…)

  • Fi (faire) : Braver, dédaigner, méconnaître, mépriser, négliger.

C’est depuis le 13ème siècle que l’onomatopée « fi » exprime le « dédain » ou le « mépris ». En 1660 Jean NICOT dans son « Trésor de la langue Française » écrit que « fi » s’utilise « lorsque le Français abhorre quelque chose » et il indique que le mot vient peut-être du latin « fimus » qui désigne du fumier ou de la fiente. Ce dédain s’exprimait autrefois dans le proverbe : « Fi de l’avarice c’est un mauvais vice ».

  • Hymen : Membrane qui, chez la femme, ainsi que pour plusieurs espèces de mammifères, ferme partiellement l’ouverture du vagin et le sépare de la vulve.

L’anglais Samuel RICHARDSON  écrit : « Le flambeau de l’hymen est une lanterne sourde ».

***

Extrait de « Plus vu de femmes » (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Jamais autant passer de Marquis à quidam« .

(…)

  • Quidam : Individu quelconque.

Dans le vieux Français ce terme indique une personne dont on ne peut, dont on ne veut pas dire le nom.

MURAT invente une expression : « passer de marquis à quidam » qui veut dire passer d’un certain rang à celui de commun des mortels.

***

Extrait de « Ton pire ennemi »‘ (CD + DVD Parfum d’acacia au jardin/2004).

(…)

« Sa luxure décérébrée te tue

Deux bras d’or t’encerclent, tes foutu ».

(…)

  • Décérébrée :  Adjectif indiquant que le cerveau  a été détruit. Le verbe désigne l’ablation du cerveau d’un être vivant. Dans les laboratoires, aux fins d’expériences, on pratique la section du système nerveux central d’un animal.

***

La suite …

http://didierlebras2.unblog.fr/1-quinto-dictionnaire-muratien-les-mots-rares-ou-dusage-peu-courants-les-mots-oublies-5eme-partie/

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